Souvenirs d’enfant à Er-Rahel

« Faire le boulevard ».
Tous les dimanches, sur le coup des 18h et plutôt aux beaux jours , tout le monde sort pour « faire le boulevard ». Tout le monde en famille déambule sur la route nationale, pour une balade aller-retour d’un bout à l’autre du village. Les uns montent, les autres descendent. L’occasion de discuter de tout et de rien, du travail de la semaine, des événements, de croiser des copains ou des voisins, de se saluer et de marcher un peu. Les enfants devant, les parents derrière.
Mais avant de rentrer à la maison, on s’arrête au café de chez Cervantez, sur la place du village pour boire l’anisette et manger des olives , des cacahuètes et des brochettes. Et rigoler!

La route nationale d’E Rahel-1962- (archive Colette Infantes).
Archive de l’amicale du Rio Salado.

8 réflexions sur « Souvenirs d’enfant à Er-Rahel »

  1. Bonjour Colette
    Dans votre « faire le boulevard », vous parlez du bar CERVANTES. Que de souvenirs cela évoque en moi.
    C’était des cousins: Lucienne, ma cousine germaine du coté de maman Rodriguez, et Michel, son mari, était bien entendu aussi mon cousin.
    Avec ma sœur ainée, Rosette , son mari, Francis, mes frères Jean et Louis, nous allions manger les brochettes chez eux .
    Ma cousine Lucienne nous préparait une salade de fenouil frais avec de la bonne huile d’olive. Au fond, elle écrasait un ou deux anchois. C’était un pur régal!
    Que des moments de rigolades car Michel et Lucienne aimaient bien rire…
    Du reste, vous avez du connaître également la charcuterie Rodriguez: ma tante et mon oncle Raymond.
    J’ai oublié de vous dire mon nom: Michelle CHORRO de Rio Salado, village où mes parents tenaient… une charcuterie.
    Que de souvenirs heureux sont remontés à la surface grâce à vous.
    Merci.

  2. Que de beaux souvenirs. Avec ma grande sœur et ses copines, nous faisions plusieurs fois le tour de la place. Moi, j’étais enfant de cœur à l’église saint Michel dont la cloche est (parait-il) au cimetière de Caluire-Rhône ) ….

  3. Bonjour,
    Oui, quant à moi, je me souviens de ces retours en soirée d’une journée passée à Oran dans la villa de mon grand-père Saugues. Tout au long de la nationale qui reliait Oran à la frontière marocaine, je revois dans chaque village traversé, Misserghin, Bou-Tlélis, Lourmel, Er-Rahel et jusqu’à Rio Salado, dans la lueur des phares, ces groupes de gens, déambulant sur la chaussée à pas comptés au grand déplaisir de mon père, obligé d’adapter sa vitesse. A Rio, plus tard, ce fut le tour de la place publique qui remplaça les allées venues sur le Boulevard National. Et, bien sûr, quand les soirées étaient chaudes un arrêt pour se rafraîchir avec une délicieuse « agua limon » sur le trottoir d’en face dans le glacier de la rue Mal Joffre.. C’était, à quinze ou seize ans le temps des premiers flirts, bien innocents, qui se bornaient à se tenir la main. Dans une partie un peu plus sombre de la place, entre mairie et Monuments aux Morts, deux ou trois couples un peu plus âgés marquaient un arrêt pour pousser un peu plus loin les choses. 1956, inconscients de l’orage qui commençait à s’abattre sur nous, nous, nos préoccupations se portaient vers une nouvelle danse, le « rock and roll » et sur ces concerts où, en Métropole, les teenagers cassaient les fauteuils des salles!

  4. Dans les souvenirs d’enfance et ensuite d’ado, je revois les fêtes du village dans la grande rue. Je ne sais pas pendant combien d’années les fêtes se sont déroulées là. Il y avait sur la place du monument aux morts et sur la route nationale des stands. Un seul m’a marqué car un oncle avait acheté des billets de tombola et avait gagné un service complet de vaisselles. Je pense qu’il y avait une pêche aux canards.
    En face du monument aux morts, il y avait la grande place avec des pergolas. Sur cette place, un manège de pousse-pousse, des balançoires et je pense aussi la chenille. Je continue par un autre message.

  5. La fête se terminait par un bal. Il y avait eu un orchestre Aimé BARELLI qui était connu à l’époque. Nous étions tous heureux. Il nous fallait peu de choses pour nous contenter.
    Il y avait le cinéma à l’époque. C’était « Autant en emporte le vent » et « les Amants du Lady Chaterlay« . Pas de limite d’âge pour voir certains films.
    Voilà mon village. Je le vois avec les yeux d’ado que j’étais.

  6. Bonjour
    A Er-Rahel, j’ai vécu au moins 2 ans quand mon père était instituteur à l’école de garçons.
    Un an au moins à l’école Maternelle en 56-57.
    Cette année là, je me souviens qu’il avait neigé…
    Un an au CP (57-58).
    Je me demande si, dans l’association, il y a des personnes que j’aurais pu connaitre pendant ces années?

    Jean Paul QUILES

  7. La fête du 14 juillet se passait à Sassel avec un feu d’arfice devant la maison du maire au bord de la plage.
    Un grand jour aussi: le jour des communiants où nous défilions en rang avec notre cavalier à 1 mètre de nous. Nous avions de grands robes blanches avec un bonnet sur la tête et un lys à la main et peut-être le missel. Les garçons étaient en costume avec un brassard sur une manche.

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