15 août à TURGOT PLAGE

Et voilà! le 15 août est passé!! Mais quelle journée!!! Où sont nos 15 août d’ antan!!!!!! Sur ces pensées quelques peu tristes et nostalgiques, notre petit fils est entré:

«Vous en faites un tête? Que se passe-t-il?

« Nous évoquions les 15 août de notre jeunesse!

«Qu’avaient-ils de si particuliers?

« C’était la fête à la plage!  »

Ce garçon est curieux de nature et surtout bon public. Vous le savez, il ne faut pas nous chatouiller trop longtemps …maintenant….pour que le flot de souvenirs s’ échappe de nos mémoires. Et nous voilà partis pour un flash back!

«Dès le début juillet, les villageois transhumaient vers la plage. Elle devenait notre lieu de vie. Certains restaient au village pour différentes raisons. Le 15 août étant férié, ils venaient passer la journée à la plage. Aussi, dès 7 heures du matin, les camionnettes, les charrettes, les voitures arrivaient. Nous n’ avions pas de camping alors nous  montions  la guitoune où l’on pouvait et la plage se remplissait de tentes  de fortune, certains s’installaient sous des cabanons-amis.»

Nos souvenirs affluaient en vrac, sans tenir compte des années, nous racontions nos 15 août à notre petit fils. Lui montrant pour être plus crédibles nos photos.

La plage un 15 août… Archive de l’amicale.

Vous trouverez à la fin de cet article un album photo sur notre plage. Aller le feuilleter.

Atchive du Rio Salado.

«Il faut que tu saches que tous ces 15 août débutaient toujours par une messe en plein air dite d’abord par l’abbé LAMOUR puis des années plus tard par l’ abbé PLENIER.                                                                     Ensuite, les festivités commençaient. Immanquablement, chaque année, nous assistions à la traversée de la baie à la nage. Ce qui attirait beaucoup de curieux, venus en barque, en bateau, en canoë et, une année, en radeau fabriqué spécialement par l’ ingénieux Rémi BELTRAN.

Archive de l’amicale du Rio Salado
Archive de l’amicale du Rio Salado
Archive de l’amicale du Rio Salado

La course terminée, les plus sportifs entamaient un combat de joutes, histoire de rigoler ou d’épater la galerie. Je ne sais pas  si on appelait ce jeu les joutes. Oui… bien sûr, il n’ y avait pas tout le cérémonial des joutes de Sète. Pas de tintaine ni de pavois.  Les lances, je l’avoue, étaient spéciales, très … artisanales. Cependant, les concurrents s’amusaient beaucoup et la galerie de supporters également.

Archive de l’amicale du Rio Salado

Chaque année, nous avions un concours de plongeon, réservé au plus audacieux. C’était le clou de la journée. Il fallait s’élancer du haut de la « boule », un rocher rond posé sur la falaise par Dame Nature. Nous avions quelques plongeurs émérites à Rio, mais les champions étaient de TURGOT. Il faut dire qu’ils étaient à bonne école, ayant la plage à quelques « roues » de bicyclette.

La boule Archive de l’amicale du Rio Salado
Les spectateurs du concours de plongeon. Archive de l’amicale du Rio Salado.
Archive de l’amicale du Rio Salado
Archive de l’amicale du Rio Salado

 

Les plus petits avaient leur heure de gloire :  ils s’ affrontaient dans un concours de châteaux de sable, au bord de la rivière.

Archive de l’amicale du Rio Salado

De l’autre côté de l’oued, les jeunes avaient l’habitude de se retrouver à la GUINGUETTE. TCHIOU, le maître incontesté des lieux, étaient un très bon accordéoniste. Il régalait son auditoire par un répertoire de chansons qui ont bercé notre jeunesse.

Archive de l’amicale du Rio Salado.

Au CASINO, le bar de mes parents, c’était l’ heure de l’anisette.

Archive de l’amicale du Rio Salado
Archive de l’amicale du Rio Salado

Une année, je me souviens, il y eut l’élection de MISS-PLAGE. Sur le sable, sous un parasol ou les pieds dans l’ eau, tous et toutes attendaient le moment du défilé. Ce fut ma cousine SYLVIANE qui fut élue.

Archive de l’amicale du Rio Salado
Archive de l’amicale du Rio Salado
Archive de l’amicale du Rio Salado

Vu la température de l’eau, le bain était à toutes heures et, tantôt les pieds dans l’eau ou sur le sable, tous vivaient le 15 août dans la joie et la bonne humeur.

Archive de l’amicale du Rio Salado

Pour nous rafraîchir, la Crèmerie BERNABEU nous proposait des crèmes glacées délicieuses.

Le Milk Bar Archive de l’amicale du Rio Salado
La famille BERNABEU du Milk Bar Archive de l’amicale du Rio Salado

Une année, mon père (ton arrière-grand-père donc) loua l’autre établissement de la plage, la JOYEUSE ESCALE.  Un bar-dancing qui devint le centre de rencontre des jeunes.  Et pour ce 15 août là, il y eu un après midi dansant.

Archive de l’amicale du Rio Salado
Archive de l’amicale du Rio Salado

Pour clore cette journée du 15 août, en 56 peut être, notre dernière année d’insouciance, le CASINO organisa un grand bal en soirée avec l’orchestre les JAVALOYAS qui fit danser les jeunes et les anciens jeunes.

Archive de l’amicale du Rio Salado

Allongés sur le sable, au clair de lune, les « interdits de bar » trop jeunes encore, écoutaient la musique qui s’échappait du CASINO. Et en désespoir de cause, nous pouvions aller au cinéma en plein air, installé pour la saison au pied des dunes.

Voilà à quoi ressemblait nos 15 août à la plage. Bien sûr, tous ne se ressemblaient pas.  Quelqu’ était notre âge, nous avions de quoi nous réjouir : la mer, le soleil, les amis de toujours et … une plage magnifique!»

Mon petit fils ne s’est pas ennuyé. Quant à nous,  remuant tous ces souvenirs,  nous avons passé un agréable moment de nostalgie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 pensées sur “15 août à TURGOT PLAGE”

  1. Croire que Jadette et Jayme allaient laisser passer un 15 août sans sourciller c’est se leurrer. Tous nos souvenirs d’été tournent autour de cette plage. Pour ma part, entre autres souvenirs, je n’ai pas de mal à ressentir le soleil chaud de midi, le sable brûlant des après-midis, l’eau chaude et transparente, la famille au bord de l’eau, les premières pêches, mon adolescence qui s’affirmait au milieu des miens, …
    Merci Jadette d’évoquer tout cela pour nous.
    J’attends avec impatience les commentaires de nos amis…
    Remarque : l’album photo nous montre une plage avec un rocher au milieu et, je crois, un puits. Qui peut m’en dire plus?

    1. Je le pense aussi. Ce sont les vestiges d’un puits qui devait se situer devant les cabanons de messieurs PEREZ et GARAIT, au « fond » de la plage en allant vers le « CHANTIER ». Il faisait partie de la toute première rangée de cabanons en bois situés en première ligne, disparus par la suite.
      En 1965, j’ai photographié la presqu’île depuis la plage avec en premier plan, un puits ressorti du fin fond des sables après une très grosse mer. Mon oncle m’avait raconté qu’il y avait à cet emplacement le premier cabanon de la famille FABRE, qui faisait partie d’une rangée de cabanons en bois, tous détruits par la tempête. Le puits dont tu parles date sûrement de la même époque. Je n’ai plus revu le puits photographié, il avait disparu, d’où il était venu, après une mer particulièrement déchaînée.
      Lorsque en 2012, nous sommes retournés à Turgot plage, les cabanons en bois du bord de mer, que nous avions connus, avaient eux aussi été emportés, comme leurs prédécesseurs, par une vague giganstesque, aux dires de nos amis d’El Melah.
      Seul, le cabanon en dur de monsieur DEHARO bâti sur le même alignement a résisté à cette vague. Ainsi va la vie , comme tu l’as dit précèdemment.

      1. A la lecture de ton commentaire, Jadette, et commentant la disparition de ce puits sur notre plage, je me dis que peut-être nous étions déjà victimes du réchauffement climatique qui produit, on le sait maintenant, une augmentation notable du niveau des mers.
        Oui, je sais, je pousse le bouchon un peu loin. Mais… à y bien réfléchir…

  2. Bravo pour ce retour en arrière qui me rappelle tant et tant de merveilleux souvenirs.
    Heureusement que Joseph et Jadette vous êtes là pour nous faire revivre tout cela .
    Encore bravo .

  3. Bonjour à tous.
    Je voulais réagir à l’article de Jadette. Tout a été dit. Pour « marquer » le coup, je vais juste ajouter quelques petits détails :
    – Le concours de traversée de la baie depuis le quai de « Sassa »‘ à la pointe du Chantier était toujours gagné par J-Claude POVEDA.
    -Il y avait un jeu dont ne parle pas Jadette qui se déroulait au quai Jacobin. C’était un poteau électrique en bois fixé sur le quai et qui dépassait parallèle à la mer de 2 ou 3 mètres. Ce poteau était savonné et, à l’extrémité, il y avait un petit drapeau.
    Le jeu consistait à arracher le drapeau et à gagner un lot.
    Peu de concurrents arrivaient au bout sans glisser. S’ils tombaient à l’eau, pas de dommages! Par contre, s’ils tombaient à cheval sur le poteau : c’était TRES douloureux…
    Certains aînés avaient des commentaires que je n’ose pas reproduire. Ils parlaient d’une brusque montée des oreillons que je ne comprenais pas…
    -Enfin Jadette parle de toutes ces bâches qui servaient entre autre à faire des guitounes. Je voulais simplement dire, et c’est un sourire, que toutes ces bâches venaient de chez « Vidal & Manegat »
    Rien à ajouter à l’article de Jadette. Une fois encore, c’est excellent. Bravo et continue!!!
    René

    1. Puisque tu évoques les activités qui se déroulaient sur ce quai JACOBIN, je raconterai l’anecdote que je tiens d’ Yvon LOZANO. Dans les années 30, une guinguette se trouvait au-dessus de ce quai : un genre de grand cabanon en bois avec une immense véranda montée sur pilotis qui s’avançait sur la mer. Cette guinguette était tenue par la famille ARACI, parent de THOMACICO et de PALMIERA. Le « chic »,plus exactement l’enjeu, était de plonger de la terrasse au pied de ce quai. Fastoche! dirait mon petit fils. Seulement voilà, il n’ y avait à cet endroit que……1 mètre d’eau!!!

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