Actualité de notre amicale : rencontre au Cap d’Agde 2018.

Pour la première fois cette année, nous avons eu l’occasion de nous  retrouver  au Village de vacances Azureva au CAP d’Agde,  les 13 et 14 octobre 2018 avec l’Amicale des Témouchentois. Etant moi-même organisatrice de ce week-end avec Bernard LIVERATO, j’ai proposé cette rencontre, cette année, compte tenu qu’il n’y avait pas de rassemblement pour Rio et c’était pour nous tous l’occasion de partager des moments d’amitié.

L’arrivée des participants.            S. et R. GRAS,  R. MIRALLES                                                                                                      (Photo A. Gonzales)

Samedi, après le repas,  le petit train nous a conduits  au port du Cap d’Agde pour une promenade  nautique avec une visite commentée du port du Cap d’Agde.

Départ du petit train pour le port du Cap d’Agde                                                                                                                           (Photo R. Miralles)

J. SALVA                                            S. et R. GRAS, A. PALOMO et son épouse

(Photo R. Miralles)

Malgré une météo  menaçante, en bateau avec  « les coches d’eau », nous avons eu le privilège de découvrir l’historique du Port du Cap d’Agde. Ce port (4 000 bateaux), créé sous Pompidou, a été creusé dans le sable par pompage à une profondeur de 5 m. On a pu longer la presqu’île des marinas, l’île des loisirs avec le luna park, le centre nautique, l’île des Pêcheurs, la Capitainerie et la presqu’île St. Martin

La balade nautique            R. GRAS, J. SALVA et V. MONTERO                                                                             (Photo A. Gonzales)

Le port du Cap d’Agde                                 (Photo A. Gonzales)

V. MONTERO                                                             A. CLEMENT                                                                                                                   (Photo A. Gonzales)

Mme et M. G. CANOVAS          (Photo A. Gonzales)

Ensuite tout le monde s’est retrouvé à l’apéritif, dans une ambiance toujours très conviviale.

Ch. et J.L. LOZANO                        D. CATALAN, M. BAETSCHER, Ch. LOZANO

                                                                                                      (Photo R. Miralles)

A. PALOMO – Y. ANDREO – J. SALVA                                                                                                                                          (Photo R. Miralles)

Puis le dîner dansant , animé par un excellent orchestre, nous a permis de passer une très belle  soirée festive, particulièrement réussie, où même nos aînés, infatigables, étaient encore sur la piste les derniers…

La soirée dansante.         V. MONTERO – D. CATALAN – MP MIRALLES                 (Photo A.                                                                                                      (Photo A. Gonzales)

Enfin pour terminer, le dimanche au déjeuner, nous étions encore nombreux, dans la  bonne humeur. Le week-end s’est achevé dans l’après-midi, tous ravis d’avoir pu vivre  des moments agréables entre amis de « là-bas ». Rendez-vous est pris pour l’an prochain…   

Une belle tablée le dimanche             (Photo A. Gonzales)
Rencontre de deux présidents : Bernard LIVERATO et Ernest REYNE (photo A. Gonzales=

EN DESCENDANT le BOULEVARD : 3ème balade.

Salut! Vous tous! Prêts pour un bain de jouvence ? Prêts à reprendre notre promenade boulevard national? Nous descendrons cette fois-ci jusqu’à la villa JOUVE-CARREGA. La balade promet d’être longue et riche en événements. Suivez-moi pour cette troisième remontée dans le temps. Laissez-vous porter par mes souvenirs, mes trouvailles, les anecdotes récoltées un peu partout et n’hésitez pas à y ajouter votre grain de sel. Il ne fera qu’agrémenter notre promenade et notre village s’en portera mieux.

Nous nous étions arrêtés, lors de notre précédente balade, devant le Crédit Foncier. En face, de l’autre côté du boulevard, la rue ombragée, dont le nom m’échappe, nous mène tout droit chez Jean LLORENS. Saviez-vous que dans cette petite rue se trouvait un lavoir-abreuvoir ? Les mules au retour des labours et les troupeaux revenant des pâturages s’y abreuvaient. C’est notre mémoire saladéenne Yvon LOZANO qui m’a rapporté les faits. Mais revenons rue du cimetière, à l’angle de la banque. Tournons à gauche. Je vous propose de faire une petite virée jusqu’au jardin JACOBIN, un jardin à ne manquer sous aucun prétexte. Le trajet est un peu long, mais vous verrez, il est très agréable à faire. Allez! Nous y allons! Vous êtes ici, devant la maison de la famille MIRALLES arrivée à RIO en 1945, quand monsieur MIRALLES fut nommé au syndicat agricole. Dès lors, Jean-Claude, René et Marie Paule rejoignirent les rangs de l’école communale. Le hangar de la cour servait d’ entrepôt pour les sacs d’ engrais du syndicat, mais surtout de terrain de jeu pour les parties de cache-cache de Marie-Paule et de ses amis : André BLASCO et Bernard COSTAGLIOLA. En face de la maison MIRALLES, la grande cour de la maison de Charles et Malvina CARREGA, les parents de François et Michel. Le jardin qui longeait le trottoir avait un magnifique rosier qui croulait sous les roses blanches se déversant sur le trottoir, trop tentantes pour le quidam qui passait par là! Dans cette grande cour, il y avait des appartements: celui de Pascal AUSNER qui devint ensuite celui de monsieur BLASCO, un des comptables de la famille CARREGA, puis l’atelier et le domicile d’Antoine CUCUFA le plombier du village. Dans cette cour, François et Michel passeront leurs jeudis à jouer avec Louis, le fils de M. BLASCO, sous l’œil attentif de Paulette CUCUFA, la sœur d’Antoine. Et mes souvenirs affluent, et ma mémoire donne libre cours à ces scènes de rues qui ont fait le charme de notre village.

Avancez encore, vous voilà à l’angle de la rue DEGOURNAY, la rue de Jacques et d’Étienne. Suzanne se prépare à aller retrouver sa copine Colette. Plus loin, Jeanne s’accroche à la jupe de France qui bavarde avec Maryse. Le portail de monsieur DAVOS est fermé. Vous entendez cette musique? C’est l’un des frères BLASCO Jeannot, Julot ou Paulo qui joue de la trompette. Mais lequel? Je ne sais! Mais qui voilà arrivant à toutes jambes? Armand! Andrée, sa sœur, toute en pleurs le regarde partir. Vous comprenez: il est pressé d’aller retrouver les diables de son âge. Et Qui me bouscule maintenant? Encore un loustic du quartier qui déboule à toute allure dans nos jambes, c’est Camillico! Il habite un peu plus bas sur le boulevard. Lui aussi à rendez-vous avec la petite bande que nous apercevons en grand conciliabule au fond de la ruelle. Mais laissons-là ces turbulents garçons. Nous sommes maintenant en face de la maison des grands-parents SALVA, devant les villas-jumelles des frères LOZANO, André et Jean. Au balcon, Michelle et Véronique d’un côté, Anne Marie, Jeanne et Paul de l’autre. Ils nous regardent passer: «Bonjour! Pas le temps de faire un brin de causette, nous avons une longue promenade à faire, Au revoir!» Nos deux terreurs Armand et Camillico ont retrouvé Antoine, Hilaire, David et Daniel. Que complotent-ils? Je me le demande. Avec Antoine en plus, sûrement ça va faire du bruit! Il faut s’attendre à tout avec cette équipe! Attention! Tous sur le trottoir! J’entends le klaxon de la Citroën d’Adolphe ABELA. Rien ne doit freiner son élan, si Adolpho corne d’une façon aussi tonitruante c’est qu’il prévient sa famille qu’il arrive et que le portail doit être grand-ouvert. Hé! Hé! Regardez s’envoler la bande des diables du quartier! Pas question de bloquer le passage de la Citroën! Eh, oui! Nous sommes dans les années 50! Bien loin des ouvertures automatisées! Laissons la ruelle retrouver son calme et revenons vers la rue du cimetière, rue ALBERT 1er s’ il vous plaît! En face, la cave CARREGA. Approchez-vous! Vous pourrez observer le travail de monsieur MALLEBRERA, tonnelier de son état. Il prépare les fûts pour les vendanges prochaines. Prenons la ruelle à droite de la cave. Mes souvenirs arrivent pêle-mêle et sans ordre chronologique et nous conduisent à l’atelier de céramique. Savez-vous que, madame et monsieur BOUR furent les instigateurs de cet atelier? Ils firent venir d’ Espagne monsieur JORBA pour assurer les cours. Et une fois par semaine, monsieur REDER, talentueux céramiste oranais, venait compléter leurs connaissances. Ces céramiques de RIO eurent leurs heures de gloire à l’exposition artisanale de BLOIS, ville jumelée avec RIO. Bon! Ne dérangeons pas davantage les artistes, refermons doucement la porte et retournons rue du cimetière. Passons rapidement devant la cave de Jaïme SALVA, qui fut dans les années 20 la cave JOUVE. Des camions-citernes attendent d’être chargés, Petit Jacques et Smaïn assurent le remplissage des citernes. À Côté de la cave, l’épicerie de Brahim vous propose limonades et légumes secs. Tout à côté la maison d’ Yvon, Simone LOZANO, son épouse, surveille Yvono et Mireille qui vont rejoindre leurs cousins. Et en face, enfin! Le jardin JACOBIN commence à nous enchanter. Hum! Sentez-vous ce parfum de fleurs d’orangers! Quel plaisir! Yvon LOZANO, toujours lui, me présentait monsieur JACOBIN comme étant novateur dans tous les domaines et amoureux des fleurs, des fruits et des bêtes. Lorsqu’il vint habiter RIO, monsieur JACOBIN créa dans le jardin Constance, lieu où nous nous trouvons, un jardin d’acclimatation qui abritait, un singe, des gazelles, des perroquets et même un crocodile! Mais en y repensant, bien des années plus tard, Yvon pense que peut-être ce crocodile… devait être un lézard des sables. Il me raconta aussi, qu’ au fond du jardin, se trouvait une verrière qui abritait, en plus des plantes délicates, une collection d’objets préhistoriques ou simplement curieux. Dans cet éden en miniature, circulait un âne. Mais pas n’importe quel âne, un âne-étalon, m’sieur-dame! Très réputé dans la région pour ses qualités de super-géniteur. Aussi, le meilleur compliment que les facétieux saladéens avaient trouvé pour qualifier tel ou tel homme du village, c’était de le traiter de: « BURO de JACOBIN». Compliment teinté d’ admiration! Henriette JACOBIN, Riquette pour les villageois, écrit dans son livre: « L’Épopée de ma famille »: « Il me revient aussi des souvenirs merveilleux du luxuriant jardin de Papé Henri, plein de fleurs amoureusement cultivées par lui, précisément des variétés infinies de chrysanthèmes……..et des fruits incroyables, oranges sanguines, mandarines, grenades, jujubes et nèfles mielleuses et charnues…..». Allez! Redescendez sur terre! Ne rêvez plus! Je voulais vous montrer ce petit paradis.

Retournons au boulevard, et arrêtons-nous un instant devant la villa des grands-parents LOZANO, à l’angle de la rue du cimetière et du boulevard national.

Archive de l’amicale du rio salado

Belle villa n’est-ce -pas? Jean LOZANO père , entrepreneur en maçonnerie l’a bâtie, avec l’aide de monsieur MIALY, architecte à Oran, avec lequel Jean collabora souvent. Annette, son épouse, sœur de ma grand-mère paternelle, éleva 7 enfants: Jean, Louis, André, Camille, Juliette, Laurette et Yvon. Belle Famille! Et je ne vous parle pas encore de leur descendance! En face, de l’autre côté du boulevard, la villa d’ Edouard CARDONA. Les enfants sont là Robert, Nicole, Andrée et Hélène. Saviez-vous qu’à l’emplacement de cette villa se trouvait autrefois un entrepôt? L’anecdote suivante, je la tiens d’Yvon LOZANO et de Camille PERDIGUERO. Lorsque les premières chaleurs tombaient sur le village, des « crémiers » s’installaient dans cet entrepôt et préparaient leurs crèmes glacées à grand renfort de barres de glace. A l’heure de la sieste, quand Rio s’enfonçait dans une torpeur réparatrice, le « carico l’agua-limon » faisait son apparition, sillonnant les rues, annoncé par le bruit des roues et le cri de: « Agua-limon! Crèmes glacées! ». Les enfants, au nombre desquels on comptait Yvon et Camille, un sou serré dans leur main, entrebâillaient les persiennes réclamant: «une da 5 ou une da 10». Entendez par là: une crème glacée à 5 sous ou à 10 sous. Et le « carico l’agua limon » repartait finir sa tournée régalant les petits saladéens. C’était… Il y a bien longtemps!

Allez! Pas de regrets et au diable la tristesse!!! Regardez les deux villas qui jouxtent la villa CARDONA: La villa de Louis et Raymonde LOZANO. Leurs enfants Jean Louis, Raymond et Danielle sont nos amis. La villa jumelle est celle de Camille LOZANO. C’est d’ ici qu’est parti en trombe, Camillico. Eugénie, sa sœur, est plus réservée……enfin! Si l’ on veut!

Et tout à côté : le deuxième café du village. Hé! oui René, je me souviens du café David. Venez, vous asseoir un moment. Monsieur David est derrière son comptoir. Avant lui, toujours derrière ce même comptoir, il y avait monsieur SANCHEZ, puis le GAULOIS. J’ignore son nom, mais d’admirables moustaches lui dégringolaient sur le menton, d’où son nom. D’où vous êtes, vous pouvez voir la ruelle en face à droite de la villa LOZANO. Elle abrite l’annexe de l’école de filles, et le Foyers des Jeunes. Endroit agréable, ouvert en novembre 1954, pour permettre à ses adhérents, les jeunes de RIO SALADO, de se réunir dans une ambiance de camaraderie. Regardez, ils arrivent! Je vous les présente: Louis MARCIANO, René RIQUENA, Cilo MILLAN, Gégé VICEDO, et le sympathique Pépico ANTON. Je ne peux vous les nommer tous. Ils arriveront plus tard.

Archive de l’amicale du Rio Salado.      VILLA- JOUVE- CARREGA

Pas la peine de s’incruster, il vaut mieux traverser le boulevard et aller de plus près admirer cette villa : la villa JOUVE, construite en 1930 à l »emplacement d’une cave ou peut-être d’un entrepôt, par Emile JOUVE. Un retournement de situation qui ébranla tout le village, contraignit Emile JOUVE à la vendre. Elle fut achetée par François CARREGA. Rose et François et leurs enfants: Charles, Henri, Francis et Mireille s’y installèrent, et devinrent ainsi les voisins des enfants LOZANO. Yvon, le plus jeune fut leur compagnon de jeu. Il me raconta ces jeunes années passées à jouer, pour le plus grand plaisir, dans le garage de la villa où dormaient-là deux magnifiques HISPANO-SUIZA. Ils passèrent des après-midis installés au volant, pour d’interminables voyages imaginaires. Mais pour nous, c’est avant tout l’odeur des galants de nuit du jardin qui restera dans nos mémoires. Les galants de nuit: jasmins de nuit pour être plus précis, dont les fleurs s’épanouissaient les soirs d’ été, retombant sur le trottoir embaumant tout le quartier. A la mort du Grand-père CARREGA, la villa échue en partage à Henri, père de Jean-Claude et de Françoise. Je laisse Jean-Claude vous raconter une anecdote liée à cette villa.:

« Cette villa est entourée d’un trottoir assez large qui fut le théâtre de nos jeux de garçons ,alors âgés d’une dizaine d’années. A la sortie de l’école ou le jeudi après-midi, nous nous retrouvions régulièrement une bonne douzaine à courir tout autour, les uns cow-boys, les autres indiens ou out-laws, mimant avec les mains des pistolets et claquant avec la langue des « ksszsz » qui se voulaient meurtriers. Qui partageaient ces jeux? Il y avait Tétou KRAUS, André PALOMO, Henri BOUR, Jean-Louis LOZANO, Christian GARAIT, Jean-Jacques et Gérard LAMBERT, P’tit Louis CHORRO, Jean CARDONA, Yves SANCHEZ, Fédo CANDELA et Antoine MONTERO et quelques autres, bref! Une bonne partie des jeunes de ma génération. Ma mère préférait supporter les cris stridents et les cavalcades endiablées que ces jeux provoquaient plutôt que d’ avoir à s’ inquiéter de l’absence de son fils traînant on ne sait où à faire une de ces bêtises dont elle le savait capable. Pourtant grâce à mon imagination débordante, ces jeux n’étaient pas sans danger. Regardez bien la photo. Une terrasse qui couvrait la maison en constituait le toit. Une avancée de 30cm au- delà de la rambarde, le ceinturait. J’enjambais le garde-fou et m’y tapissais souvent: une cachette idéale mais dangereuse que mes compères mirent du temps à découvrir. Nos jeux pouvaient se prolonger jusque tard dans l’après-midi. .

Jadette, tu me fais replonger dans une jeunesse heureuse et insouciante, inconscient de la montée des nuages qui allaient obscurcir notre horizon ».

Je crois qu’ il vaut mieux arrêter notre balade ici. Jean Claude a réveillé pas mal de souvenirs heureux. Quel plaisir de s’immerger quelques instants loin de notre mode chaotique! Nous n’irons pas plus loin, je vous laisse « émerger » tranquillement.

 

La grande aventure de la vigne….Robert WARNERY

Pour terminer notre périple dans l’histoire des raisins de Rio, et les repas cordiaux de fin de vendanges. J’ai trouvé dans les  archives de l’amicale, « la grande aventure de la vigne…. »de Robert WARNERY. Il nous entraîne sur les traces de FISTON, son père, pour nous faire remonter le temps en nous parlant de ces vendanges qui ont tant compté dans le village.

«La GRANDE AVENTURE de la VIGNE……..» Robert  WARNERY                 Ce métier de la vigne, ne se fait pas sans une immense passion de la terre et une résistance à l’échec à toute épreuve. Le temps, le soleil et les soucis du lendemain incertain, burinèrent le visage de nos pères et tannèrent leurs peaux, rude écorce peu sensible aux éléments. Ils avaient la vie chevillée à l’âme par ce combat de tous les jours pour une existence qui n’ avait pas toujours été tendre avec eux. Mon père était de cette trempe. Les techniques d’exploitation plus aisées que par le passé, n’enlevaient rien à l’ardeur et à la ténacité qu’il employait pour continuer l’œuvre d’Eugène WARNERY, mon grand père, cet ingénieur diplômé de l’ école d’ agriculture de Montpellier. Les pépinières RITCHER approvisionnaient mon père en jeunes plants plus résistants qui lui permettaient de renouveler certaines parcelles.                                                                                    «La culture de la vigne, me disait FISTON, est un travail de tous les jours. Les jeunes plants demandent une surveillance de presque tous les instants, afin de mener à bien sa maturité.»

Et là, arrivait le cortège de traitements des maladies habituelles qui s’égrenaient tout au long de l’ année : l’OÏDIUM, le MILDIOU, les ALTISES…. Plus d’une fois, je le vis consulter le sacro-saint et mythique calendrier      » le ZARAGOZANO » qui lui donnait la météo sur un an! (enfoncés les prévisionnistes les plus performants de Météo-France sur une semaine           !!)                                                                                                           Puis arrivaient les vendanges, et il disparaissait, perdu dans l’organisation de la composition de coupeurs et porteurs. Les camions récupérés sur les stocks laissés par l’armée américaine, faisait son affaire. Il  y avait là, des véhicules pouvant circuler sur tous les terrains et par tous les temps.

Et les vendanges commençaient fiévreusement dans des odeurs de grappes mûres qui embaumaient l’atmosphère des vendanges. Mon père se passionnait dans la recherche des techniques de fabrication d’un vin qu’il appelait « vin médecin ». Ce vin médecin apportait un complément à certains vins dépourvus de  » corps ». J’aimais par dessus tout déambuler dans la cave, assourdi par le bruit des pressoirs entraînés par l’enchevêtrement des courroies qui, toute la journée, sans interruption tournaient, tournaient….. Et au-dessus de ce charivari, je m’imprégnais de l’odeur des grappes pesées, et des marcs qui parfumaient la cave.

Et 1963 est arrivé…..

Le colon contemple pour la dernière fois le domaine viticole qui préserve au plus profond de ses ceps de vigne, ses meilleurs souvenirs d’hommes heureux, de luttes contre les fatalités de la maladie et autres formes de fléaux contre lesquels il n’avait jamais baissé les bras afin de préserver son patrimoine. Le soleil se lève doucement pour faire encore une fois de cet endroit où il est né : « un des endroits des plus beaux matins du monde».  Il va sur ses 50 ans d’une vie laborieuse vouée à sa terre, à sa famille, à ses parents, à ses amis, à la vie associative de son village…….il laisse derrière lui le cimetière où reposaient trois générations de ses pères. Il ne reste dans les rues de son village que quelques vieux pour se rappeler encore son nom. Le vent qui se lève ne mettra pas longtemps à effacer sa trace dans le sable des dunes proches.

« IL EST LÀ POUR QUELQUES INSTANTS ENCORE, ET BIENTÔT POUR PLUS JAMAIS! »                                                                                                                           Robert WARNERY

 

Monument aux Morts de TURGOT

Poursuivons  notre « chemin du souvenir » et allons au monument de TURGOT saluer le 2ème classe Armand HUBERT, du 2ème régiment de ZOUAVES, mort au Champ d’ Honneur le 12 novembre 1917.

Photo de l’inauguration du monument                                                          d’                           d’     Hubert ARMAND

et dans l’album Les 11 autres photos que tu as  dans ta boite mail

 

Monument aux Morts d’ER RAHEL.

Une visite  s’impose  en ce mois de novembre  du côté du monument aux  morts  d’ ER RAHEL.

«En 1922 la commune érigea un premier monument aux morts près de l’ école de garçons.

Archive de l’amicale.

En 1934, la municipalité remplaça son vieux monument par  un momument plus digne de nos morts……….

Archive de l’amicale.

En 1870-1871,  quelques Er Raheliens devaient aller défendre la Métropole, mais ce fut surtout en  1914-1918 que la commune paya un lourd tribu à la guerre.  Qu’on en juge par la liste de ses enfants morts au champs

d’ honneur:

9 Musulmans et 19 Français de souche européenne.

Liste des ENFANTS d » ER RAHEL MORTS pour la FRANCE   1914-1918

Français – Musulmans  

BERKRATTOU El Habib

BERKRATTOU Mohamed

BEN THOUIR  Mohamed

BERRAHOUI Mohamed

BOUHADI  Kouider

LAKHDAR DIFFALAH Kouider

MOHAMED  MESSAOUD Saïd

MOHDAD Abdelkader

NEGADI  Mohamed

Français

ALESANDRI Barbarin

CHANU Cyprien

DAVID Auguste

DUSSERT Louis

EYSSERIC  AUGUSTE

FAIVRE  Louis

HERRADA Vicente

LOPEZ Joseph

LUYE  Albert

MANSÉNARÉS Raphaël

MAURICE  Auguste

MICO Raphaël

MONTOYA   José

MOSSER Gabriel

PITOT Louis

ROBERTO Victor

RUIZ  Jean

RUIZ  Joseph

VIGNOLO Jean Michel

(tiré du livre:

« Une petite ville d’ Algérie   parmi tant d’ autres……..  ER RAHEL, à l’ image de la France ».

de:             Max MARCHAND ( docteur Es LETTRES)                                            Documentation de M. J  BERNABEU, secrétaire Général

mairie d’ER RAHEL  .