Les archives du Cinéma CASINO de RIO SALADO.

Désolée de vous décevoir, je ne vous emmènerai pas, aujourd’hui, danser au « Bal des CONSCRITS ». J’avais encore un point à débattre: je voulais savoir quel était le coût de location d’un tel édifice, vu les différentes possibilités qu’elle nous offrait . Pourquoi le savoir? par curiosité ? peut être! pour le plaisir? sûrement! Malgré une recherche très poussée, je n’ai jamais pu avoir de réponse. La salle fut maintes fois retenue pour des fêtes de Noël, des fêtes scolaires, des réunions en tous genres, et surtout pour des bals: bal de la Saint Sylvestre, bal de Carnaval, bal des clubs sportifs et bal des conscrits. Ce fameux bal des conscrits où nous nous rendrons prochainement, c’est promis.

En désespoir de cause, j’allais abandonner les recherches, lorsque -parfois le hasard fait bien les choses- j’ai reçu un colis, envoyé par Colette FUENTES , la petite fille de monsieur ROCHER, dans lequel étaient rassemblées les archives du cinéma CASINO, le cinéma de son grand père.

M. et MMe ROCHER (archive de l’amicale du Rio Salado)

En étudiant les différents documents, j’ai eu la surprise d’apprendre, que le cinéma s’appelait: COLISÉE , et que monsieur ROCHER n’était pas propriétaire, mais locataire. La salle appartenait à la COMMUNE de RIO SALADO.

Lettre manuiscrite de M. ROCHER (archive de l’amicale du Rio salado)
Chambre de commerce fiche professionnelle (archive de l’amicale du Rio Salado)

Bureau d’ enregistrement (archive de l’amicale du Rio Salado)
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En continuant notre balade: Le CASINO, le cinéma DE RIO SALADO.

L’entrée du cinéma Casino à Rio Salado (archive de l’amicale du Rio Salado)

Bonjour! Et Bienvenue, vous qui me suivez dans mes balades . Je m’aperçois que mon invitation à faire la fête a eu du succès! Désolée de vous décevoir: pas de festivités aujourd’hui! Je vous le promets, nous irons danser, mais plus tard . Je dois vous avouer que le plaisir de parler de nos fêtes m’avait fait oublier la fonction première du CASINO: celle d’être un CINEMA.

Alors je vous propose d’aller en discuter, à deux pas d’ici, dans la rue François ARNOUX, dans le jardin d’ Armandine LOPEZ. Je pourrai ainsi, vous présenter tranquillement notre cinéma: notre fameux CASINO. Ce jardin a beaucoup compté pour moi. Il faut absolument que je vous le fasse découvrir. Il est juste derrière l’épicerie de ses parents. Quel jardin! A la fois verger et potager. Suivez moi: je vous y conduis. Regardez donc qui arrivent! Jeanine et Marie-Claire COLMAN. Elles viennent faire quelques achats chez Mme LOPEZ. La famille COLMAN habite tout près, à l’angle de cette rue. Laissons-les faire leurs emplettes et venez vous installer sous les arbres fruitiers. Nous allons bavarder au milieu des plates-bandes. S’il vous plaît! Ne piétinez pas les radis. Vous pouvez en croquer un, si le cela vous tente. Êtes-vous bien installés? Il y a encore la brouette qui vous tend les « bras ». Que ce jardin est reposant! Les parfums des arbres en fleurs et l’odeur de la terre arrosée flottent dans l’air. Un rêve!

Bon! Revenons sur terre. Laissez-moi vous parler du CASINO. Nous allions le dimanche après-midi au cinéma. C’était notre sortie familiale. Ma mère nous disait: «  Nous irons voir ce film chez PADILLA!« . PADILLA? Est-ce un nom? Un prénom? Avait-il un rapport avec l’actuel propriétaire: René ROCHER? Les recherches ont été ardues. « Le bouche à oreille » a bien fonctionné. Annette MILLAN m’a fait savoir , et je remercie tous mes contacts , que PADILLA était bien, le premier propriétaire du CASINO. Jean Michel NIETO , nous le confirme aussi. Son père, Gaëtan NIETO ( Gaëtano) était le projectionniste de M. PADILLA.

Gaétan NIETO

Il nous raconte ,dans le commentaire en fin d’ article, que travailler dans cette salle, qui nous intriguait tant, n’était pas une sinécure:  
«La cabine de projection était mal aérée, les charbons du projecteur ont été la cause de maux de tête., mon père devait passer le temps de la projection , le front bandé avec un chiffon mouillé».

Puis, Monsieur ROCHER devint le propriétaire du cinéma CASINO.

Renée et Marie ROCHER (archive de l’amicale du Rio salado)
Mme Rocher née Abela., Marion, Colette et Paul (archive du Rio Salado)
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9ème balade: Rue Maréchal JOFFRE, suite (4ème partie).

(Archive de l’amicale du Rio Salado.)

Bonjour. Vous qui me suivez dans mes balades, soyez les bienvenus Rue Maréchal JOFFRE. Heureuse de vous accueillir dans notre équipe. Je ne serai pas seule à vous guider. La dernière fois, des amis sont venus me rejoindre. Gérard, Michelle, Yvon, Paul m’avaient donné un sérieux coup de main. Aujourd’hui, Jeanne, le même Gérard, Nadia, Denise, Luce, Arlette, Jean-Claude, Paulette, Danièle, et Albert m’ont aidé à compléter et agrémenter mes dires. Je les en remercie.

Mes amis, mes sources. (Archive de l’amicale du Rio Salado.)

Prêts? En route pour cette 9ème balade Rue JOFFRE. Refermons doucement le portail de la villa de François, Gigi, Pierre et Marie Josée MACIA, et traversons la rue. Derrière nous, nous avons la maison de la famille DIAZ, que nous avons visitée. A côté, celle de Fernand LAMBERT et d’ Hermine NAVARRO, son épouse. Tiens! Coïncidence! Le portillon vient de s’ entrebailler. C’est Jeanne, la fille aînée de la maison. Elle a dû nous entendre et vient faire la curieuse. A moins qu’elle n’ attende le passage de quelqu’un qui lui tient à cœur? Chut! Pas de commérages! Jeanne n’aime pas ça! Elle paraît déçue. Elle nous invite tout de même à entrer chez elle. Pas de gène entre-nous, venez! Dans notre village, tout le monde se connaît et, en fouillant un peu, je suis sûre, que nous avons tous, plus ou moins, un lien de parenté . Donc, soyez les bienvenus dans le fief de Fernand LAMBERT. La cour est agencée, à peu de chose près, comme toutes celles que nous avons déjà visitées.

Jean-Jacque, Pierre, Hélène, Jeanne et leur papa dans la cour.
( Archive de l’amicale du Rio Salado).
Jean-Jacque, Pierre, Hélène, Jeanne et leur papa dans la cour.
( Archive de l’amicale du Rio Salado).
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Du nouveau sur le Monument aux Morts de RIO SALADO.

Bien souvent, le Site de l’ Amicale a été sollicité par des étudiants de FRANCE ou D’ALGÉRIE afin d’étoffer leurs devoirs ou leurs mémoires par des photos, des documents. Parfois même, par des enquêtes menées auprès des Saladéens. Rares hélas! ont été les retours de ces travaux une fois amenés à leurs termes. Cette fois-ci, un élève de 2ème année de second cycle à l’ ÉCOLE DU LOUVRE, Florent ALLEMAND, devait présenter un mémoire sur la vie et l’œuvre du sculpteur Camille ALAPHILIPPE, ayant vécu en ALGERIE. En visitant notre SITE, à la recherche du moindre indice, Florent a lu l’article concernant le « 11 Novembre, à l’ombre de nos monuments aux morts » (dans la catégorie: Cimetière et monuments). Il a pris contact avec notre « ouedmaster« , qui m’a transmis son message.

Après plusieurs échanges de messages, d’envois de photos et de documents sur RIO, vous pouvez lire en pièce jointe: « une courte notice sur le monument« . Elle reprend et synthétise, nous dit-il, plusieurs chapitres de son mémoire et développe ensuite les particularités du monument de RIO. »

Je remercie chaleureusement Florent ALLEMAND pour cet envoi qui dévoile une autre partie de notre monument.

On peut cliquer sur le lien ci-dessous pour prendre connaissance de ce document.

Monuments aux Morts de Rio Salado (archive de l’amicale du Rio Salado)
Monuments aux Morts de Rio Salado (archive de l’amicale du Rio Salado)
Monuments aux Morts de Rio Salado (archive de l’amicale du Rio Salado)
Monuments aux Morts de Rio Salado (archive de l’amicale du Rio Salado)
Monuments aux Morts de Rio Salado (archive de l’amicale du Rio Salado)

Monuments aux Morts de Rio Salado (J.PLAZA)

9ème BALADE: Rue Maréchal JOFFRE (2ème partie).

Nous voilà rassemblés sur la place, plus exactement sur la palmeraie en face de la station d’ essence de Manolico SANCHEZ. Nous nous sommes régalés avec les brochettes de KHADA. En fin de soirée, c’ est SULTANA qui prendra la relève. En rentrant de notre promenade, nous pourrons, si le cœur vous en dit, déguster la « melsa » , c’est sa spécialité. Vous verrez! Un vrai régal! Pour les non-initiés, la melsa c’est de la rate de bœuf farcie, cuite au four. Pour plus de renseignements, allez consulter le « Cahier de CUISINE des GRANDS-MÈRES du RIO SALADO » . Fifine CARDONA vous en donne la recette.

Melsa concoctée par Danielle ANDREO.

En attendant la fin de journée, je vous propose une petite virée dans le « MAGASIN de NOUVEAUTÉS » de Mme NAVARRO. Avancez-vous jusqu’au boulevard national. Sur le trottoir en face, à l’angle de la rue Joffre, en face de la quincaillerie de M. TISSINIÉ, vous avez la banque. La SOCIÉTÉ GÉNÉRALE et, à côté, le magasin qui nous intéresse: la BOUTIQUE de PRÊT à PORTER de M. et Mme NAVARRO et son annexe, le PETIT LOUVRE. C’est un grand magasin, avec une belle vitrine à droite de la porte d’entrée. A gauche, la devanture du PETIT LOUVRE. Trois marches à grimper et vous êtes dans la boutique. Il fait sombre. C’est vrai! Mais remarquez: les murs sont tapissés de vitrines, de tiroirs, de penderies, en bois foncé. L’éclairage se fait, en grande partie par la porte d’entrée. Comme la plupart des magasins du village. C’est un très beau magasin! Il m’est arrivé d’y aller avec ma mère, acheter, en autre chose, des sous-vêtements de la marque « PERLETTE » ou  » PETIT BATEAU« . Que j’aimais ce magasin! Au moment de régler la note, je m’amusais à faire l’inventaire de ce pupitre assez haut où Mme NAVARRO prenait place, pour encaisser nos achats. Un objet suscitait ma curiosité: une tige en fer plantée dans un socle en bois ou en métal -je ne m’en souviens plus- où elle enfilait des  » petits rectangles de papier ». Une « calbote » bien placée, mettait fin à ma curiosité. Pardon! Encore un mot de notre « langue régionale« : une calbote est tout simplement une petite claque. J’appris par la suite, que cet objet qui m’intriguait, était la façon dont Mme NAVARRO mettait en mémoire toutes ses ventes. Annie Robert me racontait que, lorsque avec Jeanne , elles accompagnaient leur mère au magasin, elles attendaient avec impatience le moment où, pour les occuper, ou les récompenser de leur docilité, Mme NAVARRO leur offrait des « images-devinettes » qui rappelaient des gravures anciennes.

Pour en savoir plus sur ce magasin, « écoutez » ce que Renée QUILES-CALLAMAND, sa petite fille, me disait:

« Mes grands-parents maternels ont exercé leurs talents de commerçants pendant près d’un demi siècle. Mon grand-père François NAVARRO fut d’ abord bourrelier. Il se ventait d’avoir été le premier « bachelier » de RIO SALADO. Ma grand-mère Pura ou Purica était mercière. Au fil des ans, leur situation changea…en mieux. La bourrellerie devint: La boutique de « PRÊT- à-PORTER » et la mercerie: »Le GRAND MAGASIN ». On y trouve de quoi s’habiller, se chausser, se parfumer, et même de quoi se déguiser…de la layette, du linge de maison, des tissus, des jouets, des colifichets, et même des couronnes mortuaires en perles et lettres argentées, des cartes postales, et des billets de loterie pour qui voulait tenter sa chance…

Dans le petit magasin, le « PETIT LOUVRE » vous pouviez avoir des vêtements de marques: Weil, Desarbre, Korrigan, Jantzen…

Ma grand-mère, intelligente et courageuse, dirigeait l’affaire. Elle n’avait nul besoin d’un Séguéla pour la publicité. Elle avait l’art d’attirer la clientèle et de la rendre fidèle. Mon grand-père, son « adjoint de direction », tenait la comptabilité. Il savait tout faire, tout réparer. C’était le Mac Gyver de l’époque. Tous deux travaillaient 7 jours sur 7 . C’est ainsi qu’ils ont élevé 5 enfants (Marie Louise, François, Hermine, Aimé, et Solange) et gâté leurs 11 petits-enfants: Renée, Cathy, Jean-Jacques, Jeanne, Pierre, Hélène, Jeanne, Paule, François, Michel et Paul.

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RIO SALADO: PORTES OUVERTES: Balade 9.

La rue Maréchal Joffre.

Bonjour Vous Tous! Vous m’attendiez depuis longtemps? L’agua-limon de Mme BERNABEU était-elle bonne? Comme d’ habitude, bien sûr! Désolée pour mon retard : je me suis arrêtée au coin de la rue, à la boulangerie de Maurice EMBERNON, qui, pour je ne sais quelle raison, était Jerry Lewis pour ses clients. Savez- vous que cette Boulangerie a connu pas mal de boulangers ? M. RUIZ et, avant lui, M. DEMAYA. Dans les années 20, c’était le grand-père de Jacques, Jaïme SALVA, qui était le boulanger du quartier. En continuant mon chemin, j’ai fait une halte dans le couloir à côté qui donne accès à l’appartement de Pépico et Purica POVEDA. En avançant quelques pas de plus, je suis arrivée , dans le magasin suivant. Vous montiez trois marches, plutôt hautes, et vous étiez dans le paradis des bonbons où vous attendaient des rouleaux de réglisse noire avec une bille chocolatée au centre et des petites boites de cachous. Le pire, mes amis! C’est que, cette épicerie se trouvait sur le chemin de l’école!!!! Que de tentations!!!! Bon, soyons sérieux! Saviez-vous, qu’autrefois, dans les années 40, ce magasin était un studio-photos? Il appartenait à M RAUTURIER. Cet homme si aimable qui nous accueillait à la pharmacie ! Dans ces années-là, Mme RAUTURIER terminait ses études de pharmacie pendant que M. RAUTURIER développait des photos. Je tiens cette information de Marcel, leur fils. Quand sa mère a été reçue aux examens, ils se sont installés et ont ouvert la pharmacie, boulevard national. M. RAUTURIER a abandonné son métier pour lui donner un coup de main. Cela se passait dans les années 45. Les enfants de NANTES, repliés à l’abri de la guerre à RIO, sous la houlette de M et Mme DUCHEMIN sont retournés dans leurs familles. Vous les avez rencontrés lors de la 7e balade. M. et Mme DUCHEMIN, leur travail accompli, auraient dû repartir, eux aussi. Mais voilà, M. DUCHEMIN, violoniste sur un bateau de croisière, a préféré s’établir dans notre village. M. RAUTURIER, avec lequel il s’était lié d’amitié, lui a dévoilé les ficelles du métier. Il est alors devenu le photographe attitré des Saladéens. Qui n’ a pas son portrait en communion pris par:

«Jean DUCHEMIN le studio POLYPHOTO

Tous travaux, Portraits, identités, livraison rapide»

Ce retour-arrière, a été bien long, c’est vrai! mais me voilà arrivée parmi vous. Avez-vous remarqué la maison à votre gauche? Celle de Mme. et M, KRAUS , belle maison! N’est-ce pas? J’ai appris par Tétou KRAUS que l’ architecte s’appelait Georges BLANCARD de LERY, architecte du collège de jeunes filles d’Oran que nous connaissons bien pour y avoir passé quelques années. J’aurai voulu vous parler de son style architectural, peu commun dans notre village. Hélas! je ne suis pas calée en histoire de l’Art mais plus à l’aise dans « l’histoire des Trois Ours ». Désolée! je peux vous dire cependant, que durant toute une année, Renée KRAUS, leur fille aînée et moi-même , avons partagé la même table, dans la classe de Mme BERTHALON. Nous nous entendions bien, même très bien. Ce qui n’était pas du goût de notre institutrice. Aussi avait-elle une façon bien à elle de mettre fin à nos conciliabules. D’un geste précis, elle envoyait sur nos crânes la grosse gomme qui trônait en permanence sur son bureau. Elle faisait mouche chaque fois, mettant fin à nos bavardages. Je n’ irai pas jusqu’ à dire « heureux temps». Non, loin de là! Quand à son jeune frère, Tétou KRAUS, vous le trouverez chez Jean-Claude CARREGA, où toute une bande de copains caracolent à bride abattue, dans le jardin de la maison, à la poursuite d’un éventuel hors la loi.(3ème balade).

Boulangerie SALVA : le jeune garçon est Jaïme SALVA le père de Jayme.
(archive de l’amicale du Riosalado)
Alfred POVEDA et Pépico TORRES (archive de l’amicale du Rio Salado)
La pharmacie RAUTURIER (archive de l’amicale du RioSalado)
Mme et M. RAUTURIER (archive de l’amicale du Riosalado).
Publicité du magasin de M. DUCHEMIN (archive de l’amicale du Riosalado)
Maison René KRAUS (archive de l’amicale du Riosalado).
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8ème Balade: La MAIRIE de RIO 1959-1962- Henri BOUR.

Me revoilà parmi vous. Nous allons pouvoir clôturer la visite de notre mairie. Je dois vous avouer que, depuis quelques temps, j’étais devenue une adepte de l’ école buissonnière. Mais que voulez-vous? Je n’ai pu m’empêcher d’assister au match de boxe de Tony ASSENCIO, d’écouter l’intervention du général LECLERC, dans la salle de notre cinéma, le CASINO. J’ai même fait un tour en BOUYOUYOU, le petit train d’ HAMMAM BOU HADJAR. Et les fêtes de Noël m’ont tenue éloignée de notre mairie. Bref! Soyons sérieux!Attachez vos ceintures! Nous retournons dans le RIO SALADO de nos jeunes années! Dépêchez-vous! M. le maire nous attend. Pardon! M.Henri BOUR, Président de la Délégation Spéciale de RIO SALADO, nous attend. Poussons la porte de la salle des mariages. Pas de bruit s’ il vous plaît! Tout le Conseil Municipal du village est là. RIO SALADO reçoit une délégation du LOIR et CHER afin de sceller le jumelage entre les deux villes : BLOIS et RIO SALADO.

Écoutez M. Jean ROBERT, Jeannot pour les intimes, nous exposer le compte-rendu de l’entrevue: ( le « SEL, » bulletin paroissial de notre bon abbé Joël PLENIER: )

« Ils sont arrivés le lundi 7 mars 1960, accompagnés par M. le Sous-Préfet NICOLLE, M. le Député BERROUAÏNE, et par de nombreuses personnalités de l’arrondissement. Après les avoir accueillis, le maire, M.BOUR, leur a présenté le Conseil Municipal et a fait un bref historique, très documenté, sur les origines de RIO SALADO….Puis, il invite ses hôtes à visiter les réalisations locales. C’est d’abord le douar SIDI SAÏD où les anciens gourbis ont été rasés pour faire place à des rues larges et bien tracées, bordées de maisons neuves, couvertes de tuiles. L’atelier des tapis, où la main d’œuvre féminine est essentiellement musulmane, retient longuement leur attention. Puis le cortège s’arrête au centre de triage où l’assistante sociale, Mademoiselle OLIVER, fait un très intéressant exposé sur les buts de cet organisme où les femmes apprennent un métier (tapis, couture, repassage) et suivent des cours de langage et lecture dans une véritable salle de classe, sous la conduite de monitrices expérimentées. La visite de la pouponnière est toujours une surprise pour ceux qui y viennent. Une centaine d’enfants, dont les mamans travaillent, accueillent les visiteurs…L’atelier de céramique, le dernier né, intéresse vivement nos hôtes, qui ne s’ attendaient pas à trouver tant de belles choses dans une industrie débutante. De nombreuses pièces font leur admiration…,et ils sont tout heureux de remporter, chacun, un souvenir de leur visite. L’atelier de couture, où une trentaine de jeunes filles musulmanes apprennent aussi à lire, écrire, repasser et faire la cuisine, est la dernière des réalisations que voient nos hôtes. Le cortège se rend à Turgot où le Maire, M. PITT, souhaite la bienvenue et présente ses collaborateurs. La visite de TURGOT-PLAGE est de courte durée: le mauvais temps n’invite pas à la promenade. Un vin d’ honneur est servi chez M. BOUR. Mmes BROTTES et NICOLLE ainsi que les maires de TURGOT, d’AÏN TÉMOUCHENT, LAFERRIÈRE, HAMMAM BOU HADJAR rejoignent le cortège. La matinée est bien avancée lorsque tout le cortège se retrouve à RIO SALADO où est prévu le repas. Il est près de 6 heures lorsque nos hôtes nous quittent…….Voilà ce que nous avons montré à nos hôtes pour qu’ ils emportent une image de notre région». Et M. Robert de finir son article sur ces mots:

«Mais pourquoi tant de Saladéens ne connaissent-ils pas encore toutes ces œuvres que les villages des alentours nous envient? Parce que nul n’est prophète en son pays, sans doute…. » J.ROBERT

Savez-vous, mes bons amis saladéens qui suivaient nos balades, tout ce que ce jumelage a apporté à notre village?

Au printemps de la même année, Mme BOUR, qui prit en main l’Action Sociale du village, envoya une équipe tenir un stand à la foire Exposition de BLOIS. Écoutez le reportage de Thérèse MACIA et d’Yvette DE TORRES, ( le « SEL » juin 1960):

«C’est par un bel après-midi de printemps que notre groupe, composé de quatre Musulmanes et deux Européennes, prenaient l’avion pour PARIS à destination de BLOIS…Le but de notre voyage était de tenir un stand à la Foire Exposition annuelle de BLOIS. Nous avions les carreaux, les céramiques et les tapis des ateliers de RIO SALADO pour le décorer…Mais notre voyage ne fut pas seulement un voyage sans lendemain. Pour mieux concrétiser le jumelage de nos deux villes, nos amis de BLOIS nous ont offert de recevoir dès l’été prochain, 70 enfants de l’ arrondissement d’ AÏN TÉMOUCHENT dans une de leur s colonies de vacances. Ils nous ont également offert d’accueillir 5 ou 6 orphelins de notre arrondissement qui pourront là-bas apprendre un métier. Il vont rechercher aussi un centre d’ apprentissage de céramique où notre amie Mériem pourra, si elle le veut, se perfectionner et devenir monitrice…Comment exprimer notre joie à toutes de voir ainsi se terminer un si agréable et fructueux séjour!…..». Merci Mesdemoiselles!

Je vous suggère, pour de plus amples informations, de cliquer sur « ARCHIVES: Mars 2018 – Odette BOUR, ». Vous apprendrez que M. JORDA dirigeait l’atelier de céramique, Vous prendrez connaissance de l’aide que BLOIS apporta à des Saladéens.

J’ajouterai que l’action conjuguée de M. et Mme BOUR et de leur équipe, dans ces années troublées, attira l’attention du préfet. Henri BOUR, leur fils, me raconta que: « Cité en exemple par le préfet, RIO SALADO reçu l’équipe de Pierre DESGRAUPES, qui devait réaliser un reportage pour « 5 COLONNES à la UNE », reportage qui n’eut malheureusement pas de suite. Peut-être parce que l’exemple de RIO SALADO n’avait pas été suivi par d’ autres villages».

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Les fêtes de village : Rio Salado.

QUE LA FÊTE COMMENCE….!  (Jadette Salva)

            Après le 15 Août, les viticulteurs désertaient la plage et regagnaient RIO afin de préparer les caves en vue des vendanges. Le village resplendissait de lumières et de couleurs,  les forains étaient déjà en place, l’orchestre s’installait.

                                                 LA FÊTE POUVAIT COMMENCER !!!

C’était l’évènement dominant de l’année. Elle se déroulait pendant la dernière semaine de septembre. Les employés municipaux, sous la direction d’élus dévoués et compétents, s’occupaient de la décoration du village et veillaient au bon déroulement des festivités. Mr. DESSAUX avait la responsabilités des ateliers communaux dans lesquels il  surveillait la réalisation des décors que vous avez pu admirer durant toutes ses fêtes .

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8ème balade: la MAIRIE 1949-1958.

1ère PARTIE: LE VILLAGE EN 1949: Gontran MILHE POUTIGON

Nos promenades, dans nos villes d’adoption, étant compromises, confinement oblige,  nous avons la possibilité d’aller une fois de plus à la rencontre de notre passé. Alors, je bats le rappel, comme le faisait Charlot  DAVOS, en frappant énergiquement sur un tambour, en criant bien fort pour me faire entendre:

« Avis à la population: À vous tous qui avaient suivi mes « flash-back » , je vous propose de repartir dans le RIO SALADO des années 49-50, histoire d’ oublier pendant quelques instants, le monde chaotique où nous vivons. Notre 12éme édile, M Gontran  MILHE POUTINGON  nous y attend ».

Fin de l’annonce, roulement de tambour…..

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8ème balade (ter): Nos maires. (1940-1949)

Nous revoilà, amis saladéens, à nouveau réunis pour « fouiller », une fois encore, dans le passé de notre mairie.

Nous sommes en 1940.

Comme je vous l’avais conté précédemment, Joseph MILHE POUTINGON « fut invité « à se  retirer  des affaires communales.  Il n’y eut pas d’élection. L’administration du régime de VICHY nomma Paul BOUR, adjoint spécial ayant toutes les fonctions de maire. Je vous l’ai présenté  en tant que Président du Syndicat Agricole de RIO SALADO. Pour ce nouvel épisode de la vie administrative de la commune, j’ai demandé à son petit fils Henri BOUR de nous venir en aide. Et c’est ainsi que j’ai appris que leur ancêtre Christophe, originaire de Lening  en Moselle, s’était engagé très jeune dans l’armée française de « colonisation » en 1854. Il obtint une concession  de 25ha à TLEMCEN. Marié à Jeanne BARTHELEMY, ils eurent plusieurs enfants dont Emile, l’arrière grand-père d’Henri, qui résida à Béni Saf. Emile et son épouse, Jeanne BERVIER, eurent trois enfants: Paul, Jean  et Louis.  Durant l’année 1900, je suppose que, Paul tout jeune instituteur demanda un poste à RIO SALADO. Possible! Pourquoi pas? Toujours est-il qu’il obtint le poste, s’y installa et épousa Mathilde ROSELLO, fille de François ROSELLO et de Camille BERMUDES.

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