Finies les vacances! Vive les vendanges!

La saison de plage était finie ! Alors commençait la période des vendanges.

20 août 195…, et les suivants, le village sortait de sa léthargie écrasé encore par la chaleur.

Ce matin là, comme tous les ans dans l’Echo d’ Oran, dans la rubrique « Régionale » on pouvait lire sous la plume du sympathique Émile GARAIT (Mimilo pour les amis) :

« Les vendanges commencent à RIO SALADO…. » et immanquablement, le texte   débutait par :

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15 août à TURGOT PLAGE

Et voilà! le 15 août est passé!! Mais quelle journée!!! Où sont nos 15 août d’ antan!!!!!! Sur ces pensées quelques peu tristes et nostalgiques, notre petit fils est entré:

«Vous en faites un tête? Que se passe-t-il?

« Nous évoquions les 15 août de notre jeunesse!

«Qu’avaient-ils de si particuliers?

« C’était la fête à la plage!  »

Ce garçon est curieux de nature et surtout bon public. Vous le savez, il ne faut pas nous chatouiller trop longtemps …maintenant….pour que le flot de souvenirs s’ échappe de nos mémoires. Et nous voilà partis pour un flash back!

«Dès le début juillet, les villageois transhumaient vers la plage. Elle devenait notre lieu de vie. Certains restaient au village pour différentes raisons. Le 15 août étant férié, ils venaient passer la journée à la plage. Aussi, dès 7 heures du matin, les camionnettes, les charrettes, les voitures arrivaient. Nous n’ avions pas de camping alors nous  montions  la guitoune où l’on pouvait et la plage se remplissait de tentes  de fortune, certains s’installaient sous des cabanons-amis.»

Nos souvenirs affluaient en vrac, sans tenir compte des années, nous racontions nos 15 août à notre petit fils. Lui montrant pour être plus crédibles nos photos.

La plage un 15 août… Archive de l’amicale.

Vous trouverez à la fin de cet article un album photo sur notre plage. Aller le feuilleter.

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La pêche au boliché*. Souvenir… Souvenir…

Archive du net.

En parcourant la presse régionale, on peut trouver la pêche au « bouletchou » qui rappelle étrangement notre pêche au boliché. A n’en pas douter, le lien ci-dessous vous conduira tout droit vers vos souvenirs d’enfance .

http://thau-infos.fr/index.php/terroirs/peche/26110-la-peche-au-bouletchou-de-meze

Bien évidemment, vos souvenirs concernant cette pêche, bien souvent conviviale chez nous, remontent à la surface.

Peut-être même voudriez-vous nous les faire partager? Pourquoi pas? N’hésitez pas d’y aller de votre commentaire personnel en cliquant en haut à gauche de cette rubrique.

  * Curieusement, quand on se réfère au mot « boliche » (que nous prononcions « bolitché« ), le dictionnaire espagnol nous dit qu’il s’agit du… cochonnet du jeu de boules. Encore un faux ami ibère!!!

PÂQUES!!!! (Danielle RODRIGUEZ-LONG)

Pâques! Ce mot seul évoque pour moi, plusieurs souvenirs.

Archive de l’amicale. Les familles Vidal, Andréo, Abbadie, Casorla, Gimenez, et Torres venus tous en camion fêter Pâques à la plage.
Archive de l’amicale.
Archive de l’amicale.

Le jour de Pâques, nous allions chercher les œufs que les cloches de Pâques avaient semés lors de leur retour de Rome.

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PÂQUES (suite des Rameaux).

Le dimanche suivant nous fêtions Pâques. Mais, ce que nous attendions tous en fait, c’était ce fameux lundi de Pâques. C’est avec beaucoup de nostalgie que je vois défiler la plage de TURGOT, les mounas, les fèves tendres accompagnées d’un morceau de morue grillé, la grande poêlé de riz , l’arroz con pollo qui régalait toute la famille, et cette chanson que nous fredonnait ma Mère:
« Ya stem aqui viva la mona, viva la mona
Ya stem aqui viva la mona del mes d’ avril

La mona ! quel délice ! Mais d’où nous venait ce gâteau?

Archive de l’amicale.

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La Messe des Rameaux.

Archives Jadette SALVA.

Les fêtes de Pâques approchant, j’ai voulu « revoir » comment ces fêtes se déroulaient. J’ai retrouvé un texte de notre chère Andrée Montero, texte tiré de son livre: «RIO SALADO» où elle nous contait cette messe des Rameaux..
«…..Le dimanche le plus intéressant de l’année était assurément celui des rameaux. Nous arrivions mes sœurs et moi, nos petites mains crispées sur des rameaux artificiels: branches taillées artistiquement et dont le feuillage en velours argenté s’harmonisait avec le papier d’étain recouvrant petit tronc et tige. Des friandises, des chocolats y pendouillaient, attachés par des faveurs. Les nôtres n’étaient pas, il s’en faut, les plus grands ni les plus importants; et je passais tout l’office religieux à lorgner les gros, les indécents, véritables petits arbres de Noël ambulants, portés péniblement par des mains orgueilleusement innocentes. Les enfants moins fortunés avaient de grandes branches d’oliviers enrubannées et garnies; cela revenait moins cher. « Ne tourne pas la tête» répétait ma mère pendant la messe. Je faisais comme beaucoup d’enfants d’ailleurs, l’inventaire des rameaux agitant derrière moi leurs pendeloques sucrées

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L’ENTERREMENT de la SARDINE.

Simone ROL-BERNABEU raconte !

Dans les années 45-50 Monsieur BERNABEU Manolico, et ses frères Vincent et Fredou prirent la relève et m’enchantèrent avec leur «ENTERREMENT de la SARDINE»

  Les ORIGINES de l’ENTERREMENT de la SARDINE.

     … »entierro  de la sardina »….

Mais quelle est cette blague?

Voilà sûrement la question qui viendrait à l’esprit de nos jeunes compatriotes Pieds Noirs dont les parents Saladéens n’auraient pas évoqué ce singulier événement, concernant RIO et certainement d’autres villages.

Il s’agit en fait, d’un rite très ancien pratiqué encore de nos jours dans de nombreuses villes d’ESPAGNE avec énormément de faste.

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Carnaval à Rio.

CARNAVAL a été une fête que les Saladéens ont célébrée depuis 1881. Un  document en témoigne, lu et approuvé par l’adjoint spécial de l’ époque : monsieur  MILHE POUTINGHON. Ce fut le premier bal donné dans une salle communale. Depuis, villageoises et villageois se réunissaient pour un bal costumé, le  véglion*, accompagné de scenettes qui se déroulaient, avant le bal, dans la rue  principale.

  • probablement issu du mot italien « veglia »: veillée. Fête de nuit costumée. (archive du net)
archive de l’amicale du Rio Salado
archive de l’amicale du Rio Salado.

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Trouvailles aux puces

Lors de nos promenades aux puces du dimanche matin,  nous avons trouvé un « vrai trésor », un lot de 78 tours, vous savez  ces vieux disques en bakélite qui ont fait le bonheur  de toute une génération d’abord celle de nos grands parents.

Les disques trouvés de Jadette et Jacques SALVA. (archive J.SALVA)

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Cuisiner pour se souvenir

livre-de-recettesLa mémoire est une chose étonnante. Il arrive qu’elle vous frappe soudain, à travers une odeur, un goût, une chanson… De mon côté, j’ai la chance d’avoir reçu une double culture, basque par mon père, pied-noire par ma mère. Chez nous, la pipérade avait autant de succès que la frita. D’ailleurs, ces recettes ne sont-elles pas toutes deux à base de tomates et de poivrons ?

Comme beaucoup d’entre vous, je pense, j’ai acquis ce merveilleux « Cahier de cuisine des grands-mères du Rio Salado » que l’on doit à Jadette Salva, « mémoire vivante » et archiviste hors-pair de Rio et à Danielle Rodriguez-Long. On le parcourt avec gourmandise et, à la seule lecture de la table des matières, on se surprend à saliver, chacun selon ses propres souvenirs.

Ainsi, pour moi, « melsa », « potaje », « sardines à l’escabeche » me ramènent immédiatement dans la cuisine de ma grand-mère Irène, près de Nîmes. Je revois le fascinant spectacle des escargots qu’elle faisait dégorger avec de la farine dans une grande cage avant de nous les servir avec une sauce bien relevée dont elle avait le secret.

Je repense, les jours de fête, aux gaspachos qui mijotaient dans une grande paella posée sur un feu de bois dans la courette de la maison et sur lesquels veillaient les hommes tandis que femmes et enfants « tchatchaient » en effritant les galettes…

Maman est pour sa part davantage associée à tous les gâteaux qui nous attendaient mon frère, ma petite soeur et moi pour notre quatre-heures quand nous rentrions de l’école : « mantecaos », « roicos », « borrachuelos », « pets de nonnes » et bien sûr, les succulentes oreillettes de Pierrette ! La « mouna » sera toujours pour moi associée à Pâques même si je l’achète maintenant chez mon boulanger.

Ce billet, plus long que de coutume, j’aimerais le dédicacer à Rosette Chorro que je ne connais pas mais qui, grâce à son « thon aux câpres » (p.66), m’a permis hier d’ajouter une recette facile, rapide et goûteuse à mon carnet de recettes personnel !