En continuant notre balade: Le CASINO, le cinéma DE RIO SALADO.

L’entrée du cinéma Casino à Rio Salado (archive de l’amicale du Rio Salado)

Bonjour! Et Bienvenue, vous qui me suivez dans mes balades . Je m’aperçois que mon invitation à faire la fête a eu du succès! Désolée de vous décevoir: pas de festivités aujourd’hui! Je vous le promets, nous irons danser, mais plus tard . Je dois vous avouer que le plaisir de parler de nos fêtes m’avait fait oublier la fonction première du CASINO: celle d’être un CINEMA.

Alors je vous propose d’aller en discuter, à deux pas d’ici, dans la rue François ARNOUX, dans le jardin d’ Armandine LOPEZ. Je pourrai ainsi, vous présenter tranquillement notre cinéma: notre fameux CASINO. Ce jardin a beaucoup compté pour moi. Il faut absolument que je vous le fasse découvrir. Il est juste derrière l’épicerie de ses parents. Quel jardin! A la fois verger et potager. Suivez moi: je vous y conduis. Regardez donc qui arrivent! Jeanine et Marie-Claire COLMAN. Elles viennent faire quelques achats chez Mme LOPEZ. La famille COLMAN habite tout près, à l’angle de cette rue. Laissons-les faire leurs emplettes et venez vous installer sous les arbres fruitiers. Nous allons bavarder au milieu des plates-bandes. S’il vous plaît! Ne piétinez pas les radis. Vous pouvez en croquer un, si le cela vous tente. Êtes-vous bien installés? Il y a encore la brouette qui vous tend les « bras ». Que ce jardin est reposant! Les parfums des arbres en fleurs et l’odeur de la terre arrosée flottent dans l’air. Un rêve!

Bon! Revenons sur terre. Laissez-moi vous parler du CASINO. Nous allions le dimanche après-midi au cinéma. C’était notre sortie familiale. Ma mère nous disait: «  Nous irons voir ce film chez PADILLA!« . PADILLA? Est-ce un nom? Un prénom? Avait-il un rapport avec l’actuel propriétaire: René ROCHER? Les recherches ont été ardues. « Le bouche à oreille » a bien fonctionné. Annette MILLAN m’a fait savoir , et je remercie tous mes contacts , que PADILLA était bien, le premier propriétaire du CASINO. Jean Michel NIETO , nous le confirme aussi. Son père, Gaëtan NIETO ( Gaëtano) était le projectionniste de M. PADILLA.

Gaétan NIETO

Il nous raconte ,dans le commentaire en fin d’ article, que travailler dans cette salle, qui nous intriguait tant, n’était pas une sinécure:  
«La cabine de projection était mal aérée, les charbons du projecteur ont été la cause de maux de tête., mon père devait passer le temps de la projection , le front bandé avec un chiffon mouillé».

Puis, Monsieur ROCHER devint le propriétaire du cinéma CASINO.

Renée et Marie ROCHER (archive de l’amicale du Rio salado)
Mme Rocher née Abela., Marion, Colette et Paul (archive du Rio Salado)
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Souvenir à la « une ».

(Archive « L’Écho d’Oranie -mars-avril 2021)

Comme beaucoup d’entre nous, je suis resté fidèle à l’Écho de l’Oranie . Et, j’avoue que je le lis toujours avec beaucoup de plaisir à chaque parution. Même si je ne retrouve plus les articles de notre pertinent et regretté (un peu chauvin) « Mimilo » Garait correspondant à Rio.

Dans le N° de Mars-Avril, à la « une », une photo que je trouve remarquable.Certes elle n’est pas de Raymond Depardon.
Elle n’est ni exceptionnelle ni artistique. Elle est tout simplement banale et tout à fait habituelle pour nous.
Pourtant elle est remarquable parce qu’elle nous montre -je cherche le mot – … l’A.D.N peut être de notre communauté simple, chaleureuse, dégourdie, ouverte, familiale, conviviale, toujours prête à partager de bons moments.
Regardez toute cette famille, « habillée en dimanche ». En cravate même*. Les parents, les grands-parents, les enfants. Deux poêles de paellas posées, l’une sur une corbeille, l’autre sur une caisse. La table ? Une planche sur des tréteaux .
Tout cela en plein air, sans « chiqu
é ».
Même si depuis nous avons reconstitué en famille avec des amis ces bons moments, il a toujours (pour moi) manqué « quelque chose » de là-bas.
Amicalement.
René
Abidjan

*Je vous rappelle la blague. A Rio, quand quelqu’un portait une cravate, il se faisait interpeler dans la rue: « Oh ! tu vas te marier ? ….. (ou) Tu vas à Oran ?« 

CARDONA: l’épicentre du cacao.

EN 1964, quand nous sommes arrivés en Côte d’Ivoire. A l’occasion de mes tournées de brousse (professionnelles), j’ai rencontré un exploitant forestier et scieur dans la région d’ AKOUPE, un petit village en pays ATTIE. Il s’appelait CARDONA, c’était un Espagnol. Il était en Côte d’Ivoire depuis quelques années déjà et son entreprise était prospère . Dans la foret qu’il exploitait, des planteurs de Cacao s’étaient installés et avaient créé un campement.

Le Monde (14/10/2020)


Je n’ai jamais réussi à l’assurer malgré notre homonymie. Mais il m’arrivait de faire escale chez lui lors de mes passages . Il était marié (ou vivait) avec une Ivoirienne avec laquelle il avait des enfants.
Au cours d’un de ses déplacements au Ghana voisin, il a péri dans un accident de voiture. Bien sûr, je ne me suis plus arrêté sur son exploitation.
Il y a quelques jours, un article paru dans « LE MONDE AFRIQUE » m’a remis en mémoire cette période bénie qu’on a appelé « LE MIRACLE IVOIRIEN  » sous la présidence du grand HOUPHOUET BOIGNY.
Je vous le fais partager.
Le Campement est devenu le lieu-dit CARDONA et hélas les plantations de cacao qui en faisaient un centre important se meurent aujourd’hui.
Voila donc l’histoire du Village CARDONA en pays ATTIE.
Bonne lecture à tous.
René

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/14/cardona-ancien-epicentre-du-miracle-ivoirien-pleure-l-age-d-or-du-cacao_6056019_3212.html

N.D.R.L. Ce mois de novembre 2021, l’excellente chaîne Arte diffuse, dans sa série, « Le dessous des cartes« , le même sujet, évoqué plus haut par notre reporter en Afrique, René. Voici donc le lien permettant d’aller plus loin dans la connaissance de la « ceinture du cacao ».

Une journée à Punta Morena.

Comment ne pas évoquer ces souvenirs qui nous ont tellement marqués? Des moments de pur bonheur que l’on ne peut oublier! …
Chaque année, nous étions cinq familles à nous y rendre: les Lopez, les Rico, les Millan, les Muñoz et enfin les Espagnoles, Maria Rosa et Luicita, venues de Madrid !…
Nous voilà donc partis par ces sentiers tortueux regroupés dans trois camionnettes: une avec les matelas, pelochons et couvertures, l’autre avec les géricans d’eau et autres vivres, la troisième avec le restant des membres de nos familles.
Arrivés à bon port, les camionnettes étaient disposées en U de façon à pouvoir dresser les bâches pour nous protéger.

1-Albert RICO. 2- Justico MILLAN. 3- Annette MILLAN. 4- Bernadette MILLAN. 5- Clémence MUÑOZ . 6- Maria Rosa. 7- Luisita. 8- André LOPEZ. 9- Mohamed. 10- Robert MUÑOZ . -11 Lucien MILLAN. 12-Marie-Jeanne MILLAN. 13- Henriette MUÑOZ . 14 Raymond RICO. (Photo Henriette ARACI-MUÑOZ )
(Photo Henriette ARACI-MUÑOZ )

Chacun avait sa petite mission à accomplir. Nos mamans : tata Carmen, Luisa, Marinette et Ascension (ma maman) s’occupaient de l’organisation, rangeaient les provisions dans un garde manger. Mais après, manger quoi ?… Le matin de bonne heure, les femmes partaient chercher les escargots de terre, accompagnées d’un homme bien sûr. Tonton Justo, fusil à l’épaule, était désigné pour la chasse au gibier. Quant à Tonton Bernard, Ramon et Antoñico, « el socatico » (mon papa), cannes et moulinets en mains, pantalons retroussés, partaient à la pêche.

(Photo Henriette ARACI-MUÑOZ )

…Les plus jeunes -les moins de 20 ans- ramassaient oursins, moules, arapèdes et autres pour l’apéro (l’anisette maison et l’anis Gras). Au retour, tout le monde étalait son butin sur la table. Et à partir de là, nos mamans concoctaient de bons repas: grillades, paëllas, gaspachos, caracolades etc…

La salle à manger- réfectoire : anisette et gargoulette. (Photo Henriette ARACI-MUÑOZ )

Après le repas, petite sieste oblige et diverses occupations!…

Concours de plongeons. (Photo Henriette ARACI-MUÑOZ )
Sur la plage. (Photo Henriette ARACI-MUÑOZ )
1- Justo MILLAN. 2- Robert MUÑOZ . 3- Albert RICO. 4- Raymond RICO. 5- Annette MILLAN. 6- Bernadette MILLAN. 7-Maria Rosa. 8- Luisita. 9- Clémence MUÑOZ . (Photo Henriette ARACI-MUÑOZ )
1- Justico MILLAN. 2- Bernadette MILLAN. 3-Maria Rosa. 4- Albert RICO. 5- Mohamed. 6- Luisita. 7- Annette MILLAN. 8- Clémence MUÑOZ . (Photo Henriette ARACI-MUÑOZ )

Le soir, après « le souper », arrivait le moment festif: histoires, anecdotes et surtout des chants et danses avec nos Espagnoles, guitares et castagnettes en mains. « Viva la pepa »! Tout le monde s’en donnait à cœur joie. Personne n’avait envie de se coucher. Pourtant, la dernière étape de la journée devait être organisée: « la cama redonda »! Et là, c’était encore le folklore !… Bonne nuit. Faites de beaux rêves.

Henriette ARACI/MUÑOZ
N.B. : Saviez-vous qu’à Punta Morena, il y avait une source d’eau douce? Pour plus d’informations s’adresser à Albert Rico.

1er juin 2021: La radio a 100 ans!

image tiré du net.

Il est vrai: personne ne peut ignorer ce média. Il fait partie intégrante de notre vie. Hormis les progrès techniques (voir dans le lien ci-dessous une ligne chronologique très intéressante), il semble qu’il est difficile d’ignorer combien cet « engin » a accompagné et continue d’accompagner notre quotidien. Tout à coup, nous essayons de remonter le temps pour pointer les moments importants gravés dans nos esprits par le « poste ». Peut-être pourrions-nous évoquer ces souvenirs dans des articles qui se répondraient les uns aux autres? L’ouedmaster se charge de les mettre, non pas en onde, mais en ligne à votre nom. Il suffit d’envoyer votre souvenir par mail à l’adresse suivante : jorio34@gmail. Évoquez donc votre « trait de mémoire » .

Pour ma part (on n’est jamais mieux servi que par soi-même, dit-on) voici un de mes tout premiers souvenirs liés à la radio:

« Tout petit, j’étais émerveillé par cet engin muni en son centre d’ un mystérieux œil rouge qui passait au bleu au moment où le son se faisait entendre. Grésillant, à peine audible, sortant d’un rectangle de tissu grossier. Je ne peux pas oublier son nom: BLAUPUNKT » .

Vous aussi, racontez un « souvenir de radio » .

https://graphics.rfi.fr/chronologie-un-siecle-de-radio/

Pâques: en parlant de cloche.

Est-ce l’humeur du temps et …sa semaine sainte qui me rappellent ce souvenir extirpé des « années métropolitaines débutantes »?

Dans les années 1960-70, nous sommes installés à Rillieux la Pape (contraction des deux noms de villes: Rillieux et Crépieux la Pape) dans le Rhône. Au cours d’une de nos promenades dans cette ZUP récente, nous passons devant une église moderne comme seules ces années ont pu en ériger dans ces « quartiers champignons ».

Ce n’est pas sa modernité qui nous a poussés à nous rapprocher mais une cloche devant l’entrée, a droite, plus exactement. Curieux, nous nous sommes approchés. Et voilà ce que nous avons vu!!!

(Archive du site de l’amicale du Rio Salado)

Nous n’avons pas suivi l’ « actualité » de cette cloche et sa bien curieuse vie. A en croire l’inscription sur la photo ci-dessus, elle a été transportée, transférée, reléguée (*) au cimetière de cette ville. On peut être sûr qu’elle n’a plus jamais été autant visitée par nos compatriotes depuis lors.

En échange, on peut suivre l’actualité bien perturbée de cette église.

https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2020/10/03/voitures-brulees-et-pompiers-caillassees-a-rillieux-la-pape

Autre temps autres mœurs, dirons-nous.

(*) garder le verbe précis.

Ceci n’est pas un poisson d’ Avril!!!!

L’été 1950 finissait en douceur. Quelques irréductibles vivaient encore à la plage, savourant ces derniers jours du mois d’ août, bien décidés à profiter de ce beau temps.

Vers deux heures de l’après midi, ou peut-être trois, alors que nous nous laissions aller à une douce torpeur, un tapage pas possible nous tira de notre engourdissement, suivi de clameurs et d’appels lancés par BOUMÉDIENE et MIGUEL, les pêcheurs à l’ année de TURGOT-PLAGE. En un rien de temps, toute la communauté se retrouva, qui aux panneaux des cabanons, qui aux terrasses ou au balcons. Les plus curieux au bord de l’eau. Nos deux agitateurs montraient la mer en vociférant de plus belle. Soudain, à hauteur du QUAI JACOBIN, dans la baie même, une grande queue s’éleva dans les airs, retombant avec fracas dans une grande gerbe d’eau. Et, tout de suite, deux énormes « monstres  » marins apparurent. Gênés par le manque d’eau où ils étaient venus s’échouer, deux CACHALOTS, de 6 ou 7m environ, s’agitaient, se démenaient dans l’eau peu profonde.

S’étaient-ils égarés? Pourquoi venir s’ échouer si près de la côte? Étaient-ils à la recherche de nourriture? Étaient-ils tout simplement malades? Jamais de mémoire de pêcheurs, nous avions eu une telle prise à portée de main. Boumédiene et Miguel réussirent à en ligoter un, qui fut tracté par toute la gente masculine sur le sable.

Ne me demandez pas pourquoi nous l’avions capturé. Pour le plaisir d’ une prise phénoménale? Pour la photo qui fut prise et envoyée au journal? Je ne peux vous répondre. L’un des cachalots réussit à prendre la fuite, l’autre finit tristement en …trophée…..

Dans la conjecture actuelle, j ‘aurai préféré vous dire que ceci est un poisson d’avril. Mais voilà nous étions dans les années 50…….

Autour de Pâques

Les cigognes.
Elles font toujours leur nid sur la haute cheminée de la cave coopérative à Er-Rahel. On le voit bien depuis la maison. Et c’est souvent un jour autour du dimanche de Pâques que les petites cigognes prennent leur envol. Un vrai spectacle!

Photo Colette INFANTES.



Le jour de Pâques chez ma tante Marie-Jeanne.
Je suis devant le magasin de Pépé Thomas, juste sur le bord du trottoir, comme pour regarder les voitures passer. Et je mange de la mona accompagnée d’une mandarine.
La mouna (on a toujours dit « mona ») est hors de portée des enfants, sur une haute étagère dans la cuisine. Mais papa en coupe deux tranches chaque fois que la première est mangée.  » Pour égaliser, dit-il, une pour moi , l’autre pour lui, en cachette ! »
Une autre fois, encore un jour de Pâques, je me suis étalée dans les orties en cherchant les œufs en chocolat. J’étais en short, et il en a fallu du vinaigre pour tamponner mes cuisses!

Mona 2015 (archive Colette INFANTES)




Check up santé pour René.

Dans les Rues du quartier Adjoufou, route de Grand Bassam.

Lundi dernier, je devais aller chez le dentiste.

En arrivant devant la pancarte de son Cabinet, j’ai hésité et j’ai continué chez le médecin un peu plus loin.(photo)

Là encore en consultant  sur sa pancarte ses spécialités, je me suis senti  mieux  et, sans consulter, j’ai continué . Pourquoi pas, tant qu’à faire, une petite séance de remise en forme chez l’Ostéopathe?

Je m’aperçois qu’il ne prend pas ‘’la carte vitale’’. Découragé je vais  chez Jean, mon fidèle coiffeur.

Sa pub est exacte. Je suis sorti joli et avec meilleur moral. Comme à Rio !!!

Seuls manquaient les « gestes barrières » et surtout l’ambiance de chez nous.

Et inconsciemment, j’ai associé cette enseigne à celle du village.
Le salon mythique Mr et Mme JEAN (JUAN ?), coiffeur pour DAMES, en face du bar GATTI. Puis, j’ai essayé de me remémorer quels étaient les coiffeurs à Rio .
J’avoue que j’ai oublié. Je compte sur vous pour compléter mes souvenirs évaporés ( presque 60 ans que nous ….)
Je me souviens:
– des coiffeurs qui venaient à domicile à bicyclette: RAMONICO et FRANÇOILICO.
– des coiffeurs pour hommes installés sur le Boulevard: Mrs Marius FAURE (tel 2.04) Alfred SEMPERE (que j’ai continué a voir à Montpellier et dont Annie sa fille est une fidèle de l’amicale). Il avait succédé à Mr ??? .Peut-être RUIZ ??
La discussion est ouverte.
Merci
Bien amicalement
René Cardona
07 Février 2021
Abidjan

L’éléphant Ahmed de Côte d’Ivoire.

Bonjour.

Cette fois ci, ce n’est pas au Village que je vous emmène mais dans mon pays « d’adoption ».

Je vais vous relater une histoire qui a alimenté voici quelques semaines (mois ?) l’actualité quotidienne en Côte d’Ivoire (heureusement, il n’y a pas que la Covid ou les élections).

Comme vous le savez, l’Eléphant est le symbole du pays. Il figure sur toutes les armoiries. Mais force est de reconnaitre que la population estimée de ces pachydermes est passée de 1660 individus en 1994 à environ 300 aujourd’hui! Je ne vais pas faire un cours là-dessus, je ne suis pas compétent pour ça , mais je peux vous certifier sans me tromper que la principale raison en est la déforestation. Les éléphants se sont donc repliés dans des zones difficiles d’accès et souvent marécageuses.
C’est le cas de la réserve d’AZAGNY , au-dessus de l’embouchure du fleuve Bandama, dans la région de Grand Lahou. C’est là où commence notre histoire. Un éléphant, se trouvant probablement à l’étroit dans cette réserve, a émigré dans une zone où la nourriture est plus abondante. Il s’est fixé dans la région  de Guitri, un peu plus au nord dans des plantations industrielles de palmiers à huile, d’ hévéas, de bananeraies, de cacaoyers et des plantations villageoises de vivriers. Les populations ont adopté l’ éléphant qu’elles ont appelé AHMED. La cohabitation ne se passe trop mal malgré  quelques dégâts aux plantations de manioc, ignames, bananes  saccagées pour se nourrir et, plus grave, pour boire les calebasses de vin de palme (Koutoukou ou bangui). Breuvage que les villageois élaborent en récupérant et faisant fermenter la sève de palmiers . Bien sûr il arrive que l’éléphant soit complètement saoul et s’effondre!!!

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