Anecdotes sous l’arbre à palabres. (par René CARDONA)

TABLEAU R C._01JPG
Archive René CARDONA.

A la demande de notre ouedmaster et dans le but ‘’d’alimenter’’ notre site, je vous  relate certaines anecdotes  absolument  authentiques  qui, si elles m’ont marqué, ne vous intéresseront peut être pas.

C’est tellement personnel  lié à l’âge, au lieu, aux circonstances ….

Aujourd’hui 

Continuer la lecture de « Anecdotes sous l’arbre à palabres. (par René CARDONA) »

Un gaspacho ivoirien 2007.

de notre envoyé spécial en Côte d’Ivoire, René CARDONA.

« Chers amis
Nous n’étions pas là, nous le regrettons. Mais pour perpétuer la tradition du village, nous avons mis nos amis dans l’ambiance.
Mais, si dios quiere, pour Pentecôte, nous serons là.
Merci de votre pensée bien amicale
Quelques photos.
A Bientôt
René & Denise » 

Continuer la lecture de « Un gaspacho ivoirien 2007. »

Près de la guinguette au bord de l’eau.

Louis PERES se rappelle :

La guinguette de Turgot Plage
Photo archive de Rio : « La vraie guinguette de Turgot plage ».
 » Si certains étés, à la plage de Turgot, il était facile de traverser la rivière à gué, d’ autres années, la mer était plus haute et alors les barques de pêche pouvaient s ‘amarrer tout près de la guinguette de Baptiste, au bord de la rivière.
Un matin,un saladéen, réputé « salpeur » pour ses sorties très matinales alors que les autres pêcheurs étaient encore au lit, eut une très désagréable surprise.
Tard dans la nuit, en sortant d’ un bal de chez Masson (chut , taisons les noms) une bande de copains passe en chahutant devant la barque du salpeur.
Plaisanteries, rires. Quand l’ un d’ eux propose l’idée «  »géniale « de monter la barque sur la rive. Les voila tous poussant le bateau pour le monter sur la berg .
Grosse rigolade en imaginant la tête du « salpeur » le lendemain matin…Un autre jeune complète la farce en proposant de jeter en vrac dans l’ embarcation les rames des barques voisines et pourquoi ne pas y ajouter des cailloux ?
Aussitôt dit, aussitôt fait…Mais le poids de la barque alourdie se fait sentir et il est difficile de la tirer davantage quand on se marre tellement….Ecroulés de rires, ils abandonnent finalement la barque proue en l’ air et poupe dans l’ eau.
Voilà qu’au petit matin, à son heure habituellement très matinale, équipé de sa « capacha » ,des « cañas »,du « salabré », notre salpeur se dirige vers sa barque;.
Et là , il n’en croit pas ses yeux! Sa barque est dans une drôle de position.
il essaie de la décoincer tout en criant, en débitant les meilleurs jurons de notre répertoire saladéen : rien n’y fait. Bien entendu à cette heure là , la plage est encore déserte et personne pour l’ aider.
Alors, fou de rage, il appelle les gendarmes pour faire constater les faits.
Arrivée des gendarmes.

RAPPORT DE LA MARECHAUSSEE : 

« Dans la nuit, sous la montée des eaux, le flux a soulevé l’avant du bateau jusque sur la berge et l’a coincé, la proue en l’ air.
Quelques heures après, le bateau a glissé en arrière car le reflux a baissé le niveau de l’ eau.
Et au petit jour, le nouveau flux, avec la montée des eaux, a rempli la barque et l’a poussée sur la rive »

Qui dit mieux ? trois marées dans la nuit à Turgot !

 

Trigano.camp

Josette CANDELA-BONNAVION se rappelle :
« 1958
L’année de mes dix huit ans.
En métropole, la pratique du camping entrait dans les moeurs. Trois millions de campeurs sillonnaient les routes de France à la recherche de sites agréables ou de camps organisés, aspirant à la tranquillité, se découvrant un goût prononcé pour l’évasion, la liberté. Les métropolitains souhaitaient prendre des vacances à moindres coûts.
En Algérie, ce mode d’hébergement estival nous était déjà familier. L’été, lorsque nous nous installions à Turgot plage, nous allions chez un fournisseur de bâches « Vidal et Manégat », installé à Oran.

 

rio_tentes
Archive internet

Il nous livrait une tente si grande qu’elle aurait pu contenir tout un régiment. Elle était de toile épaisse, de couleur kaki, avec des auvents qui facilitaient la ventilation, bien nécessaires pour supporter la chaleur qui s’abattait sur la plage. Cette même chaleur qui nous poussait à déserter les villages afin de retrouver ce paradis terrestre où la vie se déroulait paisible et heureuse. La mer était transparente et si claire, que son eau était polie comme un miroir. Nos vêtements nous collaient à la peau, notre corps et notre esprit se vidaient de toute son énergie…Mais peu importe! Nous étions à la plage…et pouvions faire un plouf pour nous rafraîchir.
Certains préféraient se rafraîchir avec une bonne anisette…
L’un n’empêchait pas l’autre! »

Investigation…

Jadette, notre archiviste préférée s’est lancée sur la piste de ce tableau.

rio_figues
image trouvée sur le net par H.PERDIGUERO titre de l’oeuvre : LES FIGUES DE RIO SALADO.

Après investigations voici l’explication de ce tableau donnée par le peintre: René-Claude VIDAL DE RUEDA.

 » Monsieur,
J’ai trouvé votre site internet et j’ ai été très intriguée par votre peinture magnifique d’ailleurs, »Les FIGUES de RIO SALADO ».
Ce n’est pas la peinture qui m’intrigue, il n’y arien à dire, mais c’est qu’elles viennent de RIO SALADO. Je fais partie de l’ Amicale du RIO SALADO qui regroupe les trois villages TURGOT,ER RAHEL et RIO,et j’aurais aimé savoir quel lien de parenté vous rattache à RIO. Est ce bien indiscret de ma part ?
Je pourrais ainsi parler de vous et de vos peintures à tous les saladéens qui visitent notre site. Cela fait toujours plaisir d’admirer de beaux tableaux ,surtout venant peut être de quelqu’un de chez nous.
Voici mon email …
et mon téléphone …
Amitiés saladéennes Jadette SALVA »

Réponse du peintre :

« Bonjour,
Heureux que ma peinture vous plaise. L’histoire de ce petit pot (pot de jeune accouchée), remonte à fin 1958. Yves Le Gall (organisateur des foires d’Oran) visitait du côté de Rio des ateliers de poterie en compagnie du Préfet et du Maire Fouques-Duparc d’Oran. Ces ateliers avaient été créés dans le cadre de l’intégration et pour l’émancipation des jeunes algériennes.
Ce « pot de jeune accouchée » fut ensuite offert, rempli de chocolats, par Y. Le Gall à un ami « Trésorier Payeur Général » qui avait été très utile à ce monsieur à Bayonne.
J’ai réalisé ce tableau pour cette amie avec des figues pour rappeler l’Afrique du Nord, qui tient une place privilégiée dans nos coeurs.
En ce qui me concerne je suis né au Maroc où j’y ai vécu une vingtaine d’années.

Voilà donc l’histoire de ce bol.

J’espère que cela vous intéressera, et pourquoi pas rencontrer votre association ?
Bien cordialement.

VIDAL René-Claude

 

Pensionnaire à Oran.

René CARDONA se rappelle :

J’ étais pensionnaire au Lycée Ardaillon à Oran
Comme souvent le jeudi après midi, nous sortions avec des amis pour aller au cinéma
Ce jour là, j’étais accompagné de René Couillard, d’ Er Rahel, Alfred Demange et René Ruiz, de Beni Saf et Laurent Rubio de Temouchent .
Nous descendions la Rue d’ Arzew très heureux (comme on peut l’ être à 17 ans). D abord de ne pas être consignés et avec une formidable impression de liberté. Devant nous, il y avait un groupe de filles. Bien entendu, nous racontions des blagues que nous estimions spirituelles pour les « charrier » (aujourd’hui on dirait « draguer »). Mais apparemment, elles ne nous « considéraient » pas. Il y en avait une en pantalon très moulant . Je dis assez fort aux amis :

– Vous voyez, les gars, c’ est ce qu’ on appelle une culotte de cheval.

La fille vexée se retourna et administra une gifle retentissante au plus proche d’entre nous. Ce n’ était pas moi. Je me suis fait copieusement insulter par mon ami qui a dit :

– La culotte de cheval et tes c… ça fait mal.

Cinquante ans après nous sommes toujours amis. Ce ne devait pas être si grave.

Bien Amicalement
René
.

NDRL 1: pour illustrer l’expression « culotte de cheval », il est possible de se rendre sur un forum.

Posté le 22-05-2008 à 22:59:02 par « Aphrodite 4 » (?)

« Les hanches c’est la forme qu’a ton os du bassin. Si tu as des hanches larges, c’est que ton bassin est plus large qu’une femme avec un bassin étroit par exemple. Sur ta photo, la femme a des larges hanches, mais perso je trouve ça joli quand on a la taille fine (comme sur la photo ci-dessous).

La culotte de cheval, c’est de la graisse qui se met sur le haut des cuisses (l’extérieur) et qui fait un renflement pas esthétique du tout. »

NDRL 2 : à gauche, un pantalon d’équitation à ne pas confondre avec une culotte de cheval.

A droite, M. Monroé (qui n’avait pas, elle, de culotte de cheval) dans « Sept ans de réflexion ».

gif_culotte_01
archive internet
gif_culotte_02
archive internet

 

 

 

Le marché de San Josep à Barcelone.

Au cours d’un périple court mais intense en pays catalan, un groupe de visiteurs consommateurs (donc connaisseurs) de notre amicale explore la capitale. Le marché de San Josep attire naturellement son attention.

Le reportage photographique de Jadette SALVA et Henriette ARACI ci-dessous montre bien combien ce lieu est … appétissant.

salva_2014_barcelone (1)salva_2014_barcelone (2) Continuer la lecture de « Le marché de San Josep à Barcelone. »

Le glisseur de M. ROBERT

Jean-Paul AMAT nous releta un souvenir émouvant :

« Pour petite anecdocte !!
Il y a quelques petites années, habitué à passer l’été dans un lieu de villégiature espagnol en l’occurence : Llansa !! mon plaisir , outre la chasse sous marine (virus attrapé à Turgot plage , en jalousant lesquelques chasseurs arborant leurs méros à l’heure du bain) était de rencontrer quelques rio saladéens, dont notre instit. monsieur ROBERT !!
Très fier de pouvoir me faire reconnaître, et lui témoigner une immense gratitude car , instit peut être , mais surtout véritable maitre !! je me permis de lui faire une petite remarque sur son glisseur (comme on disait là-bas) ou plutôt sur son moteur hors-bord Evinrude, véritable pièce de musée, devant être très gourmand en essence !!
La repartie fut gentille mais cinglante :
– Ce moteur vient de Turgot et il me suivra jusqu’au bout !!!
Oui, monsieur Robert , votre nostalgie était intacte !!

De grands messieurs et dames nos enseignants!!!
Bien à tous. »

La fameuse coupe de cheveux dite de « Ramonico « 

François CARREGA se souvient :
…. la fameuse coupe de cheveux dite de « Ramonico « …

Rio_Carrega_coupe
Photo F. CARREGA

photo datant de 1957 , François CARREGA et son frère Michel
dans la grande cour Carrega , rue du cimetiere ou albert 1er ,
en arriere plan la maison de mon copain Louis Blasco …
« Et voilà pourquoi Ramonico le coiffeur était la terreur des enfants de Rio quand il arrivait tout à coup dans une maison avec sa mallette et qu’il commencait , aprés nous avoir installés sur une chaise rehaussée , à danser autour de nous en faisant « clic clic clic » avec ses ciseaux et que la nuque nous piquait ensuite à cause du feu du rasoir , rasoir avec lequel Ramonico nous impressionnait quand il l’affutait en le frottant sur le cuir avant de s’en servir … »