Voeux 2021 depuis Abidjan.

Calme et sérénité pour terminer l’année et attaquer 2021.

Coucher de soleil le 24 décembre (Archive personnelle R. Cardona).

C’est  une année difficile qui se termine. Nous abordons 2021 dans l’incertitude  des crises sanitaires,  économiques et sociales qui perdurent. Gardons espoir pour retrouver rapidement le calme et la sérénité .

Meilleurs vœux depuis Abidjan à toute l’ Amicale

René & Denise

L’éléphant Ahmed de Côte d’Ivoire.

Bonjour.

Cette fois ci, ce n’est pas au Village que je vous emmène mais dans mon pays « d’adoption ».

Je vais vous relater une histoire qui a alimenté voici quelques semaines (mois ?) l’actualité quotidienne en Côte d’Ivoire (heureusement, il n’y a pas que la Covid ou les élections).

Comme vous le savez, l’Eléphant est le symbole du pays. Il figure sur toutes les armoiries. Mais force est de reconnaitre que la population estimée de ces pachydermes est passée de 1660 individus en 1994 à environ 300 aujourd’hui! Je ne vais pas faire un cours là-dessus, je ne suis pas compétent pour ça , mais je peux vous certifier sans me tromper que la principale raison en est la déforestation. Les éléphants se sont donc repliés dans des zones difficiles d’accès et souvent marécageuses.
C’est le cas de la réserve d’AZAGNY , au-dessus de l’embouchure du fleuve Bandama, dans la région de Grand Lahou
. C’est là où commence notre histoire. Un éléphant, se trouvant probablement à l’étroit dans cette réserve, a émigré dans une zone où la nourriture est plus abondante. Il s’est fixé dans la région  de Guitri, un peu plus au nord dans des plantations industrielles de palmiers à huile, d’ hévéas, de bananeraies, de cacaoyers et des plantations villageoises de vivriers. Les populations ont adopté l’ éléphant qu’elles ont appelé AHMED. La cohabitation ne se passe trop mal malgré  quelques dégâts aux plantations de manioc, ignames, bananes  saccagées pour se nourrir et, plus grave, pour boire les calebasses de vin de palme (Koutoukou ou bangui). Breuvage que les villageois élaborent en récupérant et faisant fermenter la sève de palmiers . Bien sûr il arrive que l’éléphant soit complètement saoul et s’effondre!!!

Si Ahmed, l’éléphant, ne s’est jamais attaqué à la population, il n’en est pas de même avec les engins roulants: vélos, mobylettes, compacteurs, tracteurs agricoles. Pourquoi ? Toutes les supputations restent ouvertes… Tout cela est filmé et souvent commenté  avec beaucoup de naturel dans un langage spontané par des villageois munis de téléphone portable. Par crainte des exactions en augmentation et du risque d’abattage de l’animal, des bonnes volontés se sont mobilisées pour « SAUVER AHMED » . Plusieurs vidéos ont été réalisées et publiées sur ce qu’on appelle de nos jours les réseaux sociaux . Même la chaine  » France 24″ a consacré un petit reportage très bien fait d’ailleurs. Avec l’aimable et amicale assistance  de notre talentueux ‘’Oued Master’’, Joseph, on trouvera ci-dessous la première vidéo à l’origine de toute cette saga . Appréciez au passage les suppliques que le villageois adressent à Ahmed et au cycliste qui s’est fait renverser. Fort heureusement, l’éléphant ne s’en prend qu’à son vélo !! J’envoie également les autres vidéos à Joseph. Il verra l’opportunité de les publier.

Bonnes Fêtes de fin d’année à tous, malgré la « scoumoune » et le couvre-feu que nous avons aussi connu pour Noël sous d’autres cieux.

Bien amicalement à tous.

René

Abidjan

12 Décembre 2020.

Autres vidéos :

Qui s’en souvient?

Nous venons d’entamer le mois de Décembre et les médias nous reparlent,
comme tous les ans, du CALENDRIER de l’ AVENT.
Moi, j’étais bien jeune à Rio, (il y a bien longtemps) et, si je ne souviens pas de  »L’AVENT » par contre, je me souviens qu’au début décembre, on fêtait Saint Éloi, patron des forgerons, maréchaux-ferrants, mécaniciens et autres métiers mécaniques.

Ce matin-là il y avait chez tous les professionnels , offert aux clients , amis (en fait, à tous), un casse-croûte comme on savait les faire à Rio.
Quelle ambiance conviviale, amicale, joyeuse et moqueuse avec des plaisanteries dans un idiome bien de chez nous !!!
Pour ne  »vexer » personne, on passait allégrement de chez Firpo, chez Mourcet, chez Pep, chez Jurado et tous les autres qu’il me serait difficile d’énumérer aujourd’hui.
Au menu : c’était sardines, petits rougets, longanisse, grillés. et charcuterie . Tout ce que nous aimions.  Je ne parle pas du vin qu’on pouvait boire soit dans un verre (pas en plastique) soit (j’ai oublié le nom) à la régalade, à la bouteille avec un roseau taillé en biseau (écolos avant l’heure).

Je pense qu’à midi, au déjeuner, peu de participants devaient faire honneur au repas familial.

Aujourd’hui je ne retrouve pas sur le calendrier St Éloi en décembre . Il a peut être été…confiné ! Ou il est tout simplement resté à RIO qui savait tellement le fêter.

René CARDONA
Abidjan
05 Décembre 2020

Illustration de Jadette Salva, notre archiviste omniprésente.

1911-La forge de Grégoire VALERO. Les familles de forgerons. Au premier plan, l’enclume. (Archive de l’amicale du Rio Salado).
1931- la forge de M. FIRPO-Antoine et Tanou FIRPOBernabé SANCHEZGrégoire VALERO. (archive de l’amicale du Rio Salado)
Atelier CARREGA- M. CARREGA au centre- M. MAESO casque colonial- Tio Pépé tablier (archive de l’amicale du Rio Salado)
La forge d’ Albert MOURCETAlbert RIZOAbdellah GOURINETAlbert MOURCET (archive de l’amicale du Rio Salado)
Atelier M.MALLEBRERA (archive de l’amicale du Rio Salado)
1914- ouvriers ferblantiers du côté de la gare. (archive de l’amicale du Rio Salado)
(Archive de l’amicale du Rio Salado).
(Archive de l’amicale du Rio Salado).
Atelier Francis PEREZ (Archive de l’amicale du Rio Salado).



Abidjan: les bienfaits du confinement.

Nous sommes en pleine saison des mangues.
Hélas! l’export est compliqué, les avions-cargos rares et les rotations
bateaux incertaines. Aussi les planteurs souffrent. L’un d’entre eux, un ami de Ferké*, m’en a fait parvenir 2 cartons export-avion.

A défaut de pouvoir les partager avec vous, je vous les envoie en photos.
Croyez-moi: elles sont excellentes, mûres à point!
René.

N.B.:

Je ne voudrais pas que nos concitoyens pense que c’est la « buena vida ».
Nous aussi nous rêvons de fruits exotiques: « fraises, cerises, abricots,
pêches… ». Ici, on n’a que du local : « ananas, bananes, mangues,
papayes… »
.

*Ferkessédougou (communément appelée Ferké) est, du point de vue de son importance démographique1, l’une des plus grandes villes du nord de la Côte d’Ivoire. (source Wikipédia)

Élagage d’un palmier à Marcory (Côte d’Ivoire).

Chers Amis

J’ai envoyé à notre Oued Master, à titre personnel,  connaissant sa curiosité, cette vidéo qui montre l’agilité de l’élagueur qui vient entretenir cocotiers et palmiers du jardin . (Joseph estime que ça peut être publié. Je lui en laisse l’initiative).

L’élagueur vient 2 fois par an en octobre pour couper les palmes et les fruits après la saison des pluies. Et ces jours-ci, en mars,  avant la même saison, simplement pour retirer les fruits ( noix de coco et régime de palmistes).

Sur la vidéo, il s’agit d’un palmier à huile. A la fin, on voit des tiges du régime et ensuite le régime tomber.

Les Ivoiriens utilisent les noix de palme pour faire un plat qu’ils apprécient :  » La Sauce-Graine avec soit de l’agouti* soit du pangolin! », à défaut du poule. C’est très gras. L’huile rouge surnage. Pour ma part,   je préfère les migas!!!

Les palmiers font environ 25 à 30 m. Ils ont été plantés en 1981, lors de la construction de la villa par l’ancien propriétaire (donc 39 ans).

L’élagueur s’appelle Faya c’est un Guinéen  d’ethnie  Kpése de NZEREKORE.**

J’avoue que j’ai peur quand je le vois grimper avec seulement la liane autour des reins et la machette entre les dents.

Je vous laisse découvrir.

Amicalement

René Cardona

Abidjan

*:L’agouti est un rongeur, de la famille des caviens, dont on connaît trois espèces : l’agouti simple, l’agouchi et l’agouti huppé. Les agoutis sont de jolis animaux, de la taille et presque de la forme de nos lapins .

**: Nzérékoré, aussi appelée N’Zérékoré, est la plus grande ville de la Guinée forestière, région du sud-est de la Guinée, et la troisième ville du pays. La ville est aussi le chef-lieu de la préfecture de Nzérékoré et la capitale de la Région de N’Zérékoré. Cette région comprend, outre la préfecture de N’Zérékoré, les préfectures de Macenta, Guéckédou, Beyla, Lola et Yomou.

La solution oranaise pour éradiquer ce virus…

Chers amis

Je  ne sais pas si cette contribution aura le droit de citer sur notre site, mais à titre amical voici ce que tout cela m’inspire.

Dans le monde et bien entendu en France, on parle beaucoup et de plus en plus de cette épidémie ( ?) pandémie ( ?) du virus CORONA. (Si par malheur, il atteignait la Côte d’Ivoire et pays limitrophes, ce serait une catastrophe).


Les Etats se préparent, prennent des précautions,  cherchent des solutions plus ou moins réalistes.

Que diriez-vous, vous qui êtes proches du pouvoir de suggérer que « nouzôtres pôvres » Oranais avons la solution, bien sûr par expérience.

Aucun de nos compatriotes  n’a oublié la terrible  épidémie de choléra qu’a connue ORAN en 1849 . (voir le lien en fin d’article)

La tradition orale nous a toujours enseigné  que, devant l’hécatombe de morts, un général (PELISSIER) dit (ordonna) à l’abbé (SUCHET) en désignant la montagne du MURJADJO

« Foutez donc une vierge là-haut et elle se chargera de jeter le choléra à la mer ».

La même tradition dit que le dimanche 04 novembre 1849, une impressionnante procession partie de l’église St Louis alla porter une statue de la vierge sur la montagne et …..ce fut le miracle.

Qu’attendez-vous pour interpeller les autorités politiques , religieuses et surtout militaires pour faire de même. Il ne manque pas en France de montagnes pour çà .

Je pense au Mont Ventoux pas très loin de Courbessac. On pourrait transférer « notre » sanctuaire rapatrié lui aussi.

Hastà pronto,  si Dios quière’ y también el CORONA VIRUS.

Abrazos

René

P.S Pour ne rien vous cacher je vous confirme que j’ai demandé à un sage du marabout de Sidi Kacem (il s’appelle Ould Google, je crois) de m’aider un peu.

Qui pourrait me dire…?

Je me souviens, à RIO……

A la fin de notre enfance, juste avant l’adolescence, nos loisirs étaient simples et sains. Nous avons appris beaucoup de choses à la formidable Ecole  de la vie.
Nous n’avions ni smartphone, ni tablette, … Nous ne connaissions ni Facebook ni twitter.

Par contre, nous savions placer des pièges, attacher des hameçons, préparer de la glue, fabriquer une bilocha, faire du bromèche, trouver des ‘’fourmidèles’’ après les premières pluies d’automne, faire des oursins, tirer le boliché… On commençait même à essayer entre amis la recette des gaspachos et de la paëlla

Pour paraphraser un ainé célèbre: « Nous étions malheureux mais nous ne le savions pas. Alors comme des c…, on vivait heureux »

 J’en arrive à ma question :

C’est à l’occasion de recherches des ‘’fourmidèles’’ le long de la voie ferrée vers la maisonnette ou dans les terrains caillouteux, que j’ai découvert, au milieu de feuilles et de petites plantes hautes de 4 à 5 cm, une ‘’fleur ?’’ épaisse qui ressemblait à une capuche blanche avec des bandes violettes. Au village, on l’appelait : « ABUELITA » .

QUI POURRAIT ME DIRE, si certains d’entre vous s’en souviennent, le nom de cette plante. Et, « jujube sur la mouna », le nom scientifique et pourquoi pas une photo?

Vous me savez nostalgique de notre RIO. C’est pourquoi, quand il m’arrive d’aller en brousse (hélas de moins en moins), je cherche des similitudes (rares).

Jeudi dernier, j’étais chez un ami forestier et planteur à Yakassé-Me, en pays ATTIE.
Je n’ai pas trouvé un nid de fourmidèles mais j’ai trouvé…

une termitière que j’ai photographiée je vous la dédie

Avec toutes mes amitiés.

René Cardona

Abidjan

TRADITIONS ET SOUVENIRS DEVANT NOTRE BLASON EN C.IVOIRE

Le récent commentaire de Michel Carréga, concernant les maires deRIO, m’a fait relire « la 8eme balade ».

Je ne connaissais pas « l’histoire » du blason de Rio, bien que, comme tout un chacun, je me le sois approprié.

J’en ai fait faire des reproductions! Dont une en plâtre. Une autre sur du contre- plaqué  destinée à la plage d’ Assinie où nous passons nos dimanches.  A chaque occasion, notamment pour les Gaspachos de Pâques, je le mettais en bonne place, à la vue de tous.

Quand un compatriote, et encore plus un Saladéen,  venait me rendre visite (ce qui hélas n’est pas arrivé souvent), je l’invitais à planter un arbre devant le blason de Rio.

Le dernier à l’avoir fait est Antoine KRAUS, le petit fils de Paul et de Michelle KRAUS, venu en stage à Abidjan. Antoine s’est prêté volontiers  à la tradition. C’était le 29 Août 2009….. 10 ans déjà.

L’arbre aujourd’hui a bien grandi.
René
.

Antoine à Abidjan en 2009.
Plantation de l’arbre.
L’arbre d’Antoine : un tulipier du Gabon.
Le tulipier en fleur.
La fleur du tulipier.

Quelle surprise!!!

Chers Amis
Quelle surprise ce matin!! Sur le mur de clôture du jardin, je vois un animal
qui se promène tranquillement. En m’approchant, je reconnais un petit pangolin. Si en brousse j’en ai vu souvent, ici en ville, c’est la première fois . Il n’a pas l’air farouche. Au lieu de fuir, il descend le long d’un
bougainvillier et, sans tenir compte de ma présence, il traverse la pelouse
pour se diriger dans une haie sous des bananiers.
Je vous le fais découvrir. Certains de mes amis Ivoiriens le mangent bien que
ce soit une espèce protégée.
Je me demande si dans nos gaspachos, il pourrait relever le goût avec nos
viandes traditionnelles. Je peux le rapporter pour les prochains.
Bien amicalement
René
Abidjan


Le pangolin, fourmilier d’Afrique et d’Asie du Sud-Est est proche du tatou. Ses écailles font l’objet d’un intense trafic.

C’est un animal insectivore qui se nourrit de termites et de fourmis qui restent collées à sa langue. Sa vue est minable, mais son odorat est très développé.

Le pangolin est un solitaire qui ne rencontre la femelle que pour la reproduction. Après l’accouplement, la femelle ne donne naissance qu’à un seul petit qui s’accroche sur le dos de sa mère. Les écailles des petits n’apparaîtront que quelques jours après la naissance.