Mise en avant

EN DESCENDANT le BOULEVARD : 2ème balade.

Si nous reprenions notre promenade! Tiens? Des nouveaux venus dans notre groupe? Soyez les bienvenus parmi nous! Suivez-nous! Nous allons déambuler d’une maison à une autre, au gré de mes souvenirs. Nous sommes maintenant, en continuant notre parcours initial, devant la maison de M. GRAS.

Devant la porte, sa fille Paulette accompagnée de ses amies Joujou SEMPÉRÉ, Olympe CALLAMAND, Paulette et Lucienne LAMBERT, Gisèle MACIA, paraissent bien animées. Elles projettent sûrement une sortie. Laissons-les à leurs papotages. Savez-vous que cette maison fut, dans les années 57-58, une crèche? C’est l’action Catholique, dirigée par madame BOUR et une trentaine de bénévoles, qui l’a créée et mise sur pied. En avançant un peu plus, nous voici devant la vieille maison de Joseph POVEDA, mon oncle. Nous l’avons habitée quelques temps. Elle est restée fermée jusqu’à …. ce 31 décembre 1959. Vous souvenez-vous du couvre-feu qui paralysait le village? Nous les jeunes, avions décidé avec l’aide de Sylviane et René mes cousins, de célébrer, malgré tout, la nouvelle année dans la salle à manger de la vieille maison. Il y a avait là : Eugénie, Norbert, Armande, Louis, Nadia, Blondine, Jocelyne, Michel, Josette, René, Sylviane, Jacques, Jadette, Odile, René, Chantal, Jean-Louis, Titou, Marie-Jo, Paul et d’autres dont les noms m’échappent. Que de souvenirs!!! Dès 8h du soir, jusque vers 6h du matin, plus personne dans les rues. Nous étions une vingtaine de copains enfermés, à enterrer l’année 59. C’était l’année du BIG BISOU, des PLATTERS, de GLORIA LASSO, de DALIDA, de Paul ANKA, de Harry BELAFONTE, de BILL HALEY…..et les cha-cha-cha, les mambos, les calypsos, les slows, les rock se succédaient. Les jupes, en tissus d’ameublement et fort juponnées, tournoyaient de plus belles! OUF!! Ça « crépite » dans ma tête! Un vrai feu d’artifice!!!!,!!! !!! Allez! Pas d’émotion! Coupons court! Refermons doucement la porte de notre « Nigth Club » d’un soir et passons à côté. Toujours la maison du Tonton Pépico. Le portail de la cour est entrouvert. Entrons! La curiosité est permise. Il y a bien du remue-ménage! Hum! l’agréable fumet! Voyez-vous ça ! Toute la famille semble être réunie. Je vois: on prépare des gaspachos! Chacun s’affaire. La poêle est sur le feu de bois. Le bouillon mijote. La table n’est pas encore dressée. Les plus jeunes, eux-aussi, donnent un coup de main. Ils débitent avec application des petits morceaux de galettes encore tièdes qu’ils amassent sur un torchon blanc, mangeant en cachette, de temps en temps, un petit carré de pâte. Le Gaspacho est en bonne voie et en bonne main. Nous reviendrons un peu plus tard prendre l’apéro avec eux. Sortons admirer la villa de l’autre côté de la rue : La villa ROSELLO. Que de fois je l’ai admirée! Les volets étaient toujours fermés! Cette famille, je l’appris plus tard, résidait à ALGER et venait à RIO quelques jours, puis repartait. Je n’ai jamais vu les enfants. Seulement madame LAGET, une respectable dame à cheveux blancs. Qui était-elle? Je ne l’ai jamais su. Continuons notre balade! Avançons jusqu’à l’angle de la maison et tournons à droite. Direction…. le cinéma d’ Alfred SALA et de Méméto VIRUEGA : « Le TRIUMPH »!! Quel beau cinéma ce TRIUMPH! Moderne! Rien à voir avec le VOX et le CASINO que nous visiterons plus tard. Le TRIUMPH est tout récent, grand écran fermé par des tentures de velours rouge, murs tapissés de toile de jute, fauteuils confortables en velours rouge aussi. Vous voyez l’ambiance!! Hé!… vous entendez cette musique? « La Danse du Feu « de Manuel de FALLA qui nous appelait l’entracte fini : « Mesdames et Messieurs veuillez regagner vos places, la séance va commencer». Oh! La! La! les souvenirs se bousculent! Et les soupirs aussi..!Arrêtons là! Regagnons le boulevard. Pas de mélancolie s’il vous plaît! En face la maison de la grand-mère ARACIL, grand-mère de Marie-Jeanne et de Marie-Paule. Mais où vécut aussi notre ami « Petit René » comme l’appelait sa mère, Fifine CARDONA. Tiens! Rose-Marie est assise sur les marches à l’entrée. Elle attend sûrement son frère Paul. Plus loin, sur ce trottoir, l’atelier de monsieur SEMPÉRÉ, bourrelier de son état, le père de Paule. Devant la porte, les colliers des mules attendent qu’on vienne les récupérer. Dans les années 30, monsieur NAVARRO, le grand-père d’ Eva, Gaby, Francine et Henri, cardait le crin, pendant que son épouse et ses ouvrières habillaient les belles saladéennes. Mais regardez donc qui s’avance vers nous? NINITCHE!!! Comment ? Vous ne vous souvenez pas de Ninitche! Le chien de monsieur et madame JEAN! Un caniche tout frisotté, comme moi, lorsque je sortais du salon de coiffure de monsieur JEAN! Le chien s’installait à l’entrée, sous le rideau de perles et il fallait lui demander pardon pour passer. Avec la mode de l’indéfrisable, monsieur JEAN eut besoin de renfort, Jeanine COLLMAN, Annette MILLAN et je pense Hermine JAÏME, vinrent coiffer la plupart des têtes saladéennes. Puis Claudine CHORRO prit la suite. C’est elle qui me fit un superbe chignon, pour mon mariage, à grand renfort de laque. Et oui! Vous m’entendez soupirer? Désolée! C’est que je n’ai plus jamais eu de chignon! Allez! Je galège comme disent les Sétois. Je plaisante quoi! Mes soupirs vont vers ce temps écoulé, bien sûr!!!Pas de regret! Laissons ces dames travailler et allons dire bonjour à madame MACIA, qui est au balcon juste au dessus de nos têtes. Elle attend François et Arlette. Gisèle a déjà convolé en justes noces avec Camille POVEDA. Et d’année en année, ma mémoire et mes souvenirs nous emmènent sur le trottoir en face où réside le docteur GUTIERREZ, son cabinet médical attenant à son logis. Savez-vous qu’en juillet 1953, le docteur Marcel RUIZ le remplaça le temps d’un été? Vous pouvez me croire : je vous l’assure. Je peux vous le confirmer. J’ai mes informateurs! C’est Michelle CHORRO qui, encore une fois, m’a rapporté l’info, et un gentil message du Docteur RUIZ lui même, qui garde un très bon souvenir de Rio et de la plage où il allait se baigner entre midi et deux heures. Après le départ du docteur GUTTIERREZ, c’est Maryse et ALFRED SALA qui s’y installèrent. Et…tout près de leur maison, enfin! Le premier d’une longue liste de cafés, le café de madame GATTI. Je dois vous dire ,vous les jeunes recrues de notre groupe, que chez nous il n’y avait pas de bars mais des cafés. Ça y est! René est content! Il ne les voyait pas arrivés ces cafés! «N’oublie pas de parler des cafés Jadette!». Comme si nous pouvions les oublier! Arrêtons un instant, le temps de déguster une boisson: «Nous prendrons bien un petit café, madame GATTI, nous avons encore une longue promenade à faire», Savez-vous qu’il y avait 13 débits de boisson dans le village. Nous irons les voir de plus près au cours de notre balade.! Allons! Continuons! Passons en face voir Madame Callamand. Elle nous donnera des nouvelles de Claude bientôt médecin. A côté, l’atelier de monsieur PEREZ le vulcanisateur, « ROJO« , comme l’appelle ses copains. Des colonnes de pneus s’entassent devant la porte. Une grande enseigne DUNLOP orne sa devanture. J’oublie sûrement quelque chose, mais je n’allais jamais voir monsieur PEREZ. Nous avions BOUDISSA pour nos vélos. Antoine et Christine, ses enfants, sont sûrement à la maison. Et nous voilà devant la banque C.F.A,T (Crédit Foncier d’ALGERIE et De TUNISIE). Belle bâtisse, n’est-ce pas! Monsieur ROSAS Marcelin assura la direction en 1928. Dans les années 45, monsieur DELPORTE prit la relève. Madame DELPORTE Madé et Hélène devinrent des saladéennes. Après leur départ, ce fut M. BONIOL qui prit les commandes. Il avait une fille dont j’ai oublié le nom qui fréquentait l’école primaire. Le dernier directeur fut monsieur Lucien GARAIT, le père de René, d’Yvette et de notre ami Christian. Bien sûr, vous n’avez pas oublié les employés Jean ESTÈVE,notre supporter sportif, Jeannot YVARS, et Lucien DION. Que tout cela est loin! Et cependant si présent dans ma mémoire!!!! Nous n’irons pas plus loin: la promenade a été longue et nos jeunes recrues s’y perdraient.

Mise en avant

EN DESCENDANT le BOULEVARD à RIO

Je voulais vous parler d’écoles. Des nôtres bien sûr. Mais la nostalgie et les souvenirs aidant, je vous emmène faire l’école buissonnière. Suivez-moi! Je vais vous balader le long du boulevard en faisant de temps en temps quelques incursions dans les rues toutes proches puisque aujourd’hui c’est :

                            ATELIERS PORTES-OUVERTES à RIO

Continuer la lecture de « EN DESCENDANT le BOULEVARD à RIO »

8ème balade: la MAIRIE 1949-1958.

1ère PARTIE: LE VILLAGE EN 1949: Gontran MILHE POUTIGON

Nos promenades, dans nos villes d’adoption, étant compromises, confinement oblige,  nous avons la possibilité d’aller une fois de plus à la rencontre de notre passé. Alors, je bats le rappel, comme le faisait Charlot  DAVOS, en frappant énergiquement sur un tambour, en criant bien fort pour me faire entendre:

« Avis à la population: À vous tous qui avaient suivi mes « flash-back » , je vous propose de repartir dans le RIO SALADO des années 49-50, histoire d’ oublier pendant quelques instants, le monde chaotique où nous vivons. Notre 12éme édile, M Gontran  MILHE POUTINGON  nous y attend ».

Fin de l’annonce, roulement de tambour…..

Allez! Je vous emmène? Etes-vous prêts à me suivre? Préparez-vous. L’embarquement est immédiat. Nous amorçons  notre remontée dans le temps. Je vous emmène dans le RIO SALADO des années « dorées » ou « bénies ». Nous sommes en 1949, Monsieur Agnel BERNARD  vient de se retirer.  Les « années  guerre »  s’estompent. La vie est belle!Les Saladéens se préparent à élire un nouveau maire. Robert TINTHOIN (ex-directeur des archives d’ ORAN) a écrit:

« De 1919 à 1952, les représentants politiques de la commune ont été élus parmi les possédants du sol qui ont fait de RIO SALADO une petite ville coquette et cossue ».

Il y eut donc des élections! Inutile de vous dire qu’il y eut des querelles de clocher qui divisèrent le village pendant cette période où Rio se préparait à élire son nouveau maire. Ce fut Gontran MILHE POUTINGON, petit-fils d’Alexandre MILHE POUTINGON, adjoint spécial de 1881 à 1884, fils de Joseph MILHE POUTINGON, maire de 1900 à 1905 qui remporta la « bataille » dans ce petit village « coquet et cossu ». Je vous rappelle  que   nous l’avions « côtoyé »  lorsque nous avons admiré le blason de RIO placé près de la porte d’entrée de la mairie. Pour vous présenter ce Grand Monsieur, écoutez ce que son ami François RIOLAND pensait de M. MILHE POUTINGON (N.D.R.L : fiche signalétique de RIO SALADO ECHO de L’ORANIE 1970):

          « L’homme de RIO…Non, il ne s’agit pas du film illustré par Jean Paul BELMONDO, fils de notre compatriote Paul Belmondo, mais d’un bâtisseur. Du tempérament de ceux, nombreux, qui ont fortement marqué leur passage à la tête des vivantes communautés rurales de notre ORANIE .

Je veux évoquer le père POUTINGON, comme on disait là-bas,  sans que cet éloge puisse diminuer en rien l’action constructive de ceux qui avant ou après lui,  administrèrent RIO SALADO. Les longues années pendant lesquelles il dirigea sa commune, avec des lieutenants compétents, lui  ont permis de façonner la cité. Non seulement à l’image d’homme intègre, dynamique, enthousiaste et envieux du bien être de ses administrés. (….),  il savait rendre hommage à quiconque préconisait la construction, la fondation de telle œuvre d’intérêt général. Et cela restera une tradition au conseil municipal de Rio… Des amis, dans cette accueillante cité, j’en avais de tout bord. J’en ai connu, alors que j’étais adolescent. Ils ont quasiment tous disparus…..mais il en est un que j’apprécie pour une foule de raisons: bon cœur, rouspéteur comme un mousquetaire, bon vivant, malin comme un singe, en deux mots aimant la vie et en cela il n’avait pas tort…..>>

Voilà le portrait de Gontran MILHE POUTINGON, maire de notre village qui occupa la mairie de 1949 à 1958.

Reprenons notre lecture: Ce que François RIOLAND a écrit  va vous transporter sans ménagement, dans ce RIO qui fut, soyons chauvin, le village où se déroulait les plus belles fêtes. Ces fêtes encore présentes dans un coin de notre mémoire, et dans celles de pas mal de jeunes des environs,  venus s’amuser et danser. Savez-vous qu’ à cette occasion  les Chemins de Fer Algériens (CFA) mettaient en marche des trains ORAN-RIO et AÏN TÉMOUCHENT-RIO, aller -retour, lors de nos fêtes locales?

Oui, m’sieurs, dames! Vous avez bien entendu : « Des trains pour les fêtes locales de RIO ! ».   La Gazette d’AÏN TÉMOUCHENT vous le confirmera. Mais revenons aux propos de M. RIOLAND. Rapprochez vous!

«…on avait aussi, à RIO, le culte des fleurs. Un peu plus quand même que celui de l’exagération…»

 Aïe! je vous explique ce coup de griffes amical de M. RIOLAND. Les mauvaises

 langues des villages voisins nous prenaient pour les champions de l’exagération. Je me demande pourquoi? On racontait, qu’à RIO, un représentant de piano s’était vu commandé un piano « à deux queues » parce que  son voisin venait d’acheter un piano avec une queue! Ben voyons!! Certains vous affirmeront que l’anecdote est véridique, Pensez donc! Pardon? Vous disiez? Bien sûr que je connais l’histoire des pinces à sucre! Des ragots! Et si  ce monsieur avait eu 6 enfants en âge de se marier? Normal qu’il veuille acheter 6 pinces à sucre? Je vous le dis: jalousie! Propos malveillants  des mauvaises langues des villages voisins!

Ceci étant éclairci, je referme la parenthèse et je reprends la lecture du texte de François RIOLAND !

« Les pionniers, enfants du soleil du MIDI ou de l’ESPAGNE, eurent , il ne pouvait en être autrement, une descendance plus ensoleillée encore. Cité exubérante,  mais vivante à plus d’ un titre, par exemple à l’heure des vendanges, à l’occasion de la fête patronale, d’un match de football, des bals publics ou d’autres festivités qui rassemblaient toutes les populations environnantes. Parfois également, en période d’ élection -SACRÉ BOURG!!- (sans jeu de mots),  l’un des lieux les plus coquets de notre ORANIE, sorti d’une terre  ingrate, inculte depuis toujours devenu  une magnifique entité dotée de toutes les nécessités d’une grande cité, et ce sur tous les plans, culturel, social en particulier, commercial, industriel, artisanal, sportif »

Que vous disais-je? Sans exagération aucune, notre RIO valait son peson d’or. Monsieur RIOLAND, qui n’était pas saladéen, le reconnaissait! M. MILHE POUTINGON fut un maire remarquable!

Après  tous ces éloges où vais-je vous emmener? Assister à un match de foot qui finissait la plus part du temps  par un match de boxe? Une kermesse des plus colorées? Peut-être une rencontre de basket âprement disputée?   Je ne vous parlerai pas des fêtes de CARNAVAL. Vous pouvez les retrouver sur le site. Alors, peut-être devrions-nous assister au concours de gymnastique qui se déroula à TLEMCEN ?  Ou aller admirer les prouesses de la jeunesse saladéenne à la grande kermesse sportive de monsieur CERNA? Non! Finalement, je préfère vous parler de  ces fêtes locales  qui  forgèrent la renommée de notre village, et  marquèrent les années  où M.MILHE POUTINGON administra notre village. N’êtes-vous pas de mon avis? Fermez les yeux un instant! Vous avez entre quinze et vingt ans. Nous sommes fin septembre, les vendanges tirent à leur  fin. La dernière remorque, pleine à ras bord de raisin noir, roule rue du cimetière vers la cave de Jaïme SALVA. Une nuée de gamins chahuteurs, plus téméraires les uns que les autres, la poursuivent essayant de s’agripper aux ridelles pour y chaparder quelques grappillons de ce raisin noir tout gluant de jus sucré qui coule sur la chaussée. Les mouches, que le sucre attire, nous tourmente. L’air chaud de cette fin d’été est saturé de senteurs où se mêle l’odeur des orangers en fleurs du jardin JACOBIN. Heureux temps! Mais hâtons-nous. Les festivités  ont commencé.

  • NDRL : concernant l’album photo ci-dessous, il suffit de cliquer sur une des photos pour que celle-ci apparaisse en grand. De chaque côté, des flèches donnent le sens accordé au passage des autres photos.

     

   2ÈME PARTIE: la fête du village.

 AH! Ces fêtes ! Quel bonheur! Le village est paré de mille  lumières. Un article de notre journaliste Émile Garait paru dans l’ECHO D’ORAN vous donnera une idée de l’ampleur de la fête: 

« Des fêtes toujours plus éclatantes – …..La richesse de l’éclairage, et l’excellence de la musique qui sont les deux principaux éléments d’une grande et belle fête, trouveront en nos murs, leur pleine application. Comme par enchantement le square Milhe Poutingon Joseph, va se parer d’une toilette diamantée. Sur toute la longueur de la route nationale, des colliers de brillants aux facettes miroitantes accueilleront les hôtes de notre centre. Les jardins de la place seront garnis d’étranges fleurs lumineuses  ainsi nos fêtes qui possèdent à un haut degré, l’estampille de la magnificence, vont émerveiller, au plus haut point, les oraniennes et les oraniens qui seront reçus dans les règles de l’art».

Les villageois en famille commencent à affluer. La fête foraine s’est établie autour de la place, et bat son plein. La chenille, installée sur la place de l’église Saint Michel, hurle de plus belle, annonçant le déploiement de cette toile qui va recouvrir sièges et occupants, et la fera ressembler à une grosse chenille ondulante. Vous entendez les cris affolés ou joyeux des « voyageurs » pris sous la toile? Plus loin,  les carabines tirent sur des silhouettes qui ne font que passer. Là-bas, des enfants s’agglutinent autour du bassin pour une pêche miraculeuse.  Excusez-moi une minute, je viens d’apercevoir la charrette de MINGO. Je vais aller m’offrir un PIROULI. Vous en voulez un, peut-être? Vous ne savez pas ce qu’est un pirouli? Ne cherchez pas sur votre smartphone. Pirouli est typiquement espagnol et veut dire sucette. Je vous avoue: je préfère pirouli d’autant plus   que MINGO les réussit très bien. Disons que le pirouli est en Oranie ce que le berlingot est à Carpentras. Poursuivons notre balade. Regardez là-bas, en face de la crémerie, le clou de la fête foraine: la baraque de Manolico BERNABEU. Approchons-nous. Justement Frédou, un des frères de monsieur BERNABEU, chante et imite Maurice CHEVALIER. Simone, vous en parlera mieux que moi. Mais le temps passe, et l’heure du bal approche. Regardez autour de vous. Admirez les toilettes des belles saladéennes. C’est la FÊTE!!!! Allons du côté de la place. Elle a été transformée en piste de danse. Cette année, nous sommes gâtés : deux scènes se font face, décorées de branches de palmiers, et de lampions, œuvre de monsieur DESSEAUX et de son équipe. Deux orchestres  vont faire  danser petits et grands, jeunes et vieux.  Celui d’André FARRUGIA  et celui  de BOB ROLLAND, tous deux venus d’ALGER. Je vous dois un complément d’informations: c’est monsieur Jean  PEREZ, Jeannot pour les amis, conseiller municipal, chargé de l’organisation de ces journées,   qui a retenu ces deux formations. Mais vient se greffer la-dessus une fantastique surprise: monsieur Perez a appris, par le plus grand des hasards, que Luis MARIANO, le chanteur de « la belle de Cadix », séjourne à ALGER. Après un rapide Conseil Municipal réuni en catastrophe, et, avec l’accord de tous les élus, Jeannot PEREZ et Gontran MILHE POUTINGON, se rendent à ALGER, dans l’avion d’Yvon MILHE POUTINGON  et réussissent à convaincre le chanteur de MEXICO, de venir chanter à  RIO. Le contrat, me raconta Albert RICO, stipule que nous aurions droit à 14  des meilleures « tubes » de son répertoire. Imaginez un instant, notre  joie! Quel régal d’entendre « en live », comme disent les jeunes, toutes ces ritournelles: « Rossignol « , « Maria- Luisa« , « C’est magnifique« …. Tout le village est là, les yeux rivés sur l’idole, applaudissant à tout rompre. Ouf!!! Quelle journée!! Cela s’est passé lors de  la première mandature de Gontran MILHE POUTINGON.

Il nous faut maintenant nous séparer. Vous avez quartier libre. Continuez à vous promener à votre guise, dans les méandres de votre mémoire. Peut-être pourriez-vous me rappeler un évènement que j’aurais oublié ?

Un dernier rappel toutefois. Par la suite, RIO dansa au rythme des orchestres plus fabuleux les uns que les autres. J’ai eu du mal à retrouver tous les noms de ces formations. J’ai appris cependant, que l’orchestre de Mario ROSSI vint animer les réjouissances à deux reprises. Je peux aussi vous affirmer, article faisant foi, qu’en 1953, l’orchestre d’Eddie WARNER fit un tabac. J’ai su aussi que, monsieur PEREZ avait sollicité Xavier CUGAT pour les festivités de l’année 1956. Vus les moments troublés  que vivait l’ALGERIE, et le couvre-feu établi sur tout le territoire, les transactions furent annulées. De plus les événements survenus dans sa famille: l’accident de voiture qui coûta la vie à son fils Richard, monsieur PEREZ se retira du Conseil municipal. Messieurs René CARDONA et Louis ROSELLO prirent la relève. J’ai cru comprendre que  1956 avait été la dernière année où RIO fêta ses vendanges. Je n’en sais pas plus.

NDRL : concernant l’album photo ci-dessous, il suffit de cliquer sur une des photos pour que celle-ci apparaisse en grand. De chaque côté, des flèches donnent le sens accordé au passage des autres photos.

                      Ouverture d’un Nota Béné: 

En raison de l’émergence de souvenirs à l’occasion de l’évocation des fêtes de notre village, il nous est apparu judicieux d’ajouter un N.B. au présent article.

1° Souvenir de Jean-Paul VIDAL : incidents sur les autos  tamponneuses.

Les vendanges achevées, le village tout entier célébrait sa grande fête, celle qui attirait la grande foule des cités voisines alléchées par la renommée de l’événement. Nous avions alors entre seize et dix-sept ans et comme tous les adolescents, nous adorions les attractions foraines. Nous faisions le siège des  auto-tamponneuses; des hordes de jeunes gens se pressaient autour de la piste dans une atmosphère bruyante et joyeuse, agrémentée par les flots de musique des manèges voisins, et le parfum des  confiseries mêlées aux  odeurs de friture, et de grillades!!! Vous n’avez pas oublié ces nuées successives qui envahissaient la piste avec l’espoir de s’installer aux commandes des ces bolides, de vraies cavalcades me rappelant des vols étourneaux s’abattant sur des oliviers!!! Jean-Claude accompagné par M.C avait réussi à se glisser dans un véhicule. Le courant électrique rétabli, il se lança à la poursuite  des voitures évoluant sur la piste d’où s’élevaient  une multitude d’exclamations joyeuses et de rires éclatants. Soudain un grand cri précédé d’une profusion d’étincelles  jaillissant du sommet  et de la base de la perche située à l’arrière de l’auto pilotée par Jean-Claude, immobilisa  les conducteurs. Jean-Claude qui avait place son avant-bras  contre la perche, regardait ébahi  son bras. Une vive brûlure au poignet lui fit réaliser  que sa gourmette en or avait fondu après contact avec la perche. Le « trafic automobile » fut immédiatement interrompu pour venir au secours de notre ami.

 Pour lui, la fête s’acheva là!                                                         

Ayant pris contact avec lui pour raviver cet épisode lointain de notre jeunesse, je compris que mon appel avait fait ressurgir des souvenirs qu’il avait enfouis au plus profond de sa mémoire.  Cette mauvaise blague n’avait eut aucune suite sinon le regret du forain propriétaire de l’attraction  et une cicatrice sur son poignet. Il m’a confirmé qu’il conservait précieusement les fragments de sa gourmette, récupérés après l’incident. Que s’était-il passait ? Un faux contact? Une mauvaise installation? cela ne nous troubla pas outre mesure l’incident était clos et la fête continuait.

                                                     Jean Paul VIDAL

2° Souvenir de C. CASTILLON : Le SAUT dans les ÉTOILES avec la « STAR » de la FÊTE.

            (La STAR ou le SABOT était un manège installé devant chez M. Duchemin, le photographe de Rio Salado).

               A l’époque, je devais avoir 10 ans, et ce manège, pour moi, était très impressionnant avec son pied central, et ses bras verticaux se balançant en sens inverse, l’un par rapport à l’autre.

               Lors d’une des fameuses Fêtes des Vendanges de RIO qui durait trois jours, je regardais le « Sabot » fonctionner et .j’imaginais les impressions que devaient ressentir les amateurs de sensations fortes, installés dans la nacelle lancée à vive allure. C’était le dernier soir de Fête, tout le monde désertait la place du village, regagnant leur maison, fatigué mais satisfait. Pendant ce temps les forains eux, avaient fort à faire: tout démonter pour libérer la place, les trottoirs, le travail reprenant le lendemain.

                Il était tard, et nous rentrions chez nous, tout en haut du village, et ce fut à ce moment là que réalisant que la « STAR » ce manège qui me fascinait tant, allait partir; alors il me prit une envie irrésistible d’y monter. Quelle drôle d’idée diriez-vous ? Et j’avais envie de monter sur le « SABOT ». Alors tout d’un coup j’éclate en sanglots, mes parents inquiets me demandent ce qu’il m’arrive ? Pourquoi ce chagrin ?  J ‘étais inconsolable, n’osant rien dire, finalement après de multiples questions j’avouais en pleurs:  » Je veux monter dans la STAR ? « 

     Après un moment d’étonnement mon père me prit par la main et,nous retournâmes vers la place. Mon père accéléra le pas et tout confiant je le suivais, sûr, j’allais monter dans mon manège!  Autour de la STAR, les ouvriers s’activaient, déboulonnant les pièces C’était la catastrophe ! La fin de mes espérances ! Mon père s’adressa au patron, plaidant ma cause. Ce dernier, de prime abord refusa, la magie des soirs de fête opéra très vite, je ne sais pourquoi….Et, l’instant tant espéré arriva. On me plaça dans la nacelle, bien sanglé, quelques consignes encore, mais tout allait bien, j’étais prêt et confiant nul ne pouvait me troubler.

Attention au départ! et, la machine se mit en route avec un grand bruit de crémaillère et de plus en plus vite. Ni le bruit, ni la vitesse ni cette sensation de pression qui me collait au siège, ne me fit peur. Et hop ! la machine stoppa en haut ! Je savourais cet instant magique, la tête en bas; personne sur la place du village: » j’étais seul, seul au monde ! »

          Je n’oublierai jamais cet instant merveilleux , plein de magie ! Puis lentement la machine redémarre et ça tourne, et ça tourne ! Un dernier arrêt en haut pour le plaisir d’un petit garçon, c’est formidable ! Et le va et vient du sabot diminue puis se calme pour finir sa course et s’immobiliser.

J’étais comblé ! Un employé vint me dégager de cet engin extraordinaire. Il me regardait comme un phénomène de foire. Quand à moi je savourais ma joie ne disant mot, mais ce silence et mon regard en disaient long.

Encore aujourd’hui je les remercie du fond du cœur pour leur geste, et c’est à mon père que va toute ma tendresse et mes remerciements.

Lentement afin de faire durer le plaisir, accroché à sa main que je serrais très fort, nous nous dirigeâmes vers notre maison, non sans jeter un dernier coup d’œil à ce manège autour du quel les ouvriers s’activaient.

         La « STAR » un passage éphémère dans la vie de l’ enfant que j’étais.Mais quel Souvenir!!!!!!

  

       

D’une rive à l’autre : Oran-Marseille.

Tarik MOKHTARI, né à Oran, travaille au Centre Hospitalier du Pays d’Aix. Plongeur émérite et curieux de tout ce qui touche à notre Méditerranée nous informe, par son compte facebook, de cette excellente expérience.

Sympa!

La photogrammétrie est une technique qui consiste à effectuer des mesures dans une scène, en utilisant la parallaxe obtenue entre des images acquises selon des points de vue différents.(source Wikipédia).

Si on veut aller plus loin, on clique sur le lien ci-dessous.

Abidjan: les bienfaits du confinement.

Nous sommes en pleine saison des mangues.
Hélas! l’export est compliqué, les avions-cargos rares et les rotations
bateaux incertaines. Aussi les planteurs souffrent. L’un d’entre eux, un ami de Ferké*, m’en a fait parvenir 2 cartons export-avion.

A défaut de pouvoir les partager avec vous, je vous les envoie en photos.
Croyez-moi: elles sont excellentes, mûres à point!
René.

N.B.:

Je ne voudrais pas que nos concitoyens pense que c’est la « buena vida ».
Nous aussi nous rêvons de fruits exotiques: « fraises, cerises, abricots,
pêches… ». Ici, on n’a que du local : « ananas, bananes, mangues,
papayes… »
.

*Ferkessédougou (communément appelée Ferké) est, du point de vue de son importance démographique1, l’une des plus grandes villes du nord de la Côte d’Ivoire. (source Wikipédia)

Annulation de la journée rencontre 2020.

Chers amis du Rio Salado

Vous ne serez certainement pas surpris à l’annonce que le rassemblement envisagé au dimanche de Pentecôte, 31 mai 2020,  est annulé. Nous avions prévu de vous réunir, comme en 2019, à POUSSAN (34) dans la salle ODEON. Des engagements avaient été pris et des arrhes versées pour reproduire des conditions d’organisation similaires à celles que nous avions tant appréciées.

Les règles de sécurité imposées par la pandémie en cours ne nous autorisent pas à poursuivre ce projet, et ce d’autant moins que nos âges nous situent parmi les personnes les plus à risque.

Nous avons toutefois négocié, avec le propriétaire des lieux et le traiteur, pour que les engagements pris pour 2020 soient purement et simplement reportés au dimanche de Pentecôte 23 mai 2021. Réservez bien cette date. Nous vous informerons, le moment venu, des modalités  précises de l’organisation de cette lointaine réunion et des conditions préalables de réservation.

D’ici là, respectez bien les règles de confinement, restez chez vous et soyez prudents pour vous et pour vos proches. Nous comptons bien vous retrouver tous à POUSSAN en 2021.

Bien cordialement à tous,

Ernest REYNE, Président.

Élagage d’un palmier à Marcory (Côte d’Ivoire).

Chers Amis

J’ai envoyé à notre Oued Master, à titre personnel,  connaissant sa curiosité, cette vidéo qui montre l’agilité de l’élagueur qui vient entretenir cocotiers et palmiers du jardin . (Joseph estime que ça peut être publié. Je lui en laisse l’initiative).

L’élagueur vient 2 fois par an en octobre pour couper les palmes et les fruits après la saison des pluies. Et ces jours-ci, en mars,  avant la même saison, simplement pour retirer les fruits ( noix de coco et régime de palmistes).

Sur la vidéo, il s’agit d’un palmier à huile. A la fin, on voit des tiges du régime et ensuite le régime tomber.

Les Ivoiriens utilisent les noix de palme pour faire un plat qu’ils apprécient :  » La Sauce-Graine avec soit de l’agouti* soit du pangolin! », à défaut du poule. C’est très gras. L’huile rouge surnage. Pour ma part,   je préfère les migas!!!

Les palmiers font environ 25 à 30 m. Ils ont été plantés en 1981, lors de la construction de la villa par l’ancien propriétaire (donc 39 ans).

L’élagueur s’appelle Faya c’est un Guinéen  d’ethnie  Kpése de NZEREKORE.**

J’avoue que j’ai peur quand je le vois grimper avec seulement la liane autour des reins et la machette entre les dents.

Je vous laisse découvrir.

Amicalement

René Cardona

Abidjan

*:L’agouti est un rongeur, de la famille des caviens, dont on connaît trois espèces : l’agouti simple, l’agouchi et l’agouti huppé. Les agoutis sont de jolis animaux, de la taille et presque de la forme de nos lapins .

**: Nzérékoré, aussi appelée N’Zérékoré, est la plus grande ville de la Guinée forestière, région du sud-est de la Guinée, et la troisième ville du pays. La ville est aussi le chef-lieu de la préfecture de Nzérékoré et la capitale de la Région de N’Zérékoré. Cette région comprend, outre la préfecture de N’Zérékoré, les préfectures de Macenta, Guéckédou, Beyla, Lola et Yomou.

Souvenirs de Pâques : ce que me rappelle le mot « mona ».

Que de bons souvenirs nous rappelle cette « mona« ! En effet, nous allions à Turgot plage faire les gaspachos ou la paella. Après déjeuner, avec les copines et les copains, nous nous retrouvions sur la plage en ayant pris soin avant de nous badigeonner le visage du noir de la poêle puisque la paella ou les gaspachos étaient faits au feu de bois sous le cabanon…
Puis, avec notre visage noir de chez noir, nous prenions des œufs et de la farine. Et quand nous retrouvions les amis, on se cassait des œufs sur la tête et on se balançait de la farine, tout cela en se poursuivant …Le sable, là ou nous nous trouvions, était blanc de farine… Nous avions les cheveux collés d’œufs et de farine. Mais quel bel après midi nous avions passé!  Pas besoin de portables et de tablettes …
Quand la farine et les œufs séchaient, nous avions une de ces dégaines! Je ne vous dis que ça…Et pour enlever tout cela:  « aie, aie, madre mia! » Il fallait frotter, frotter…
Voilà ce que me rappelle le mot  » mona« . Et Dieu que nous étions heureux…
Bonne fête de Pâques à vous et à ceux qui vous sont chers.
Prenez bien soin de vous.
Amitiés, bises.
Michelle.

Note additionnelle du ouedmaster : si vous tapez,  dans la case « recherche…« ,  en haut à droite  de cet article, « anecdotes pascales » , vous aurez l’inoubliable chance de revoir tout ce qui a été dit sur Pâques, rameaux et… la mouna en … 2018. Oui, ça ne fait que deux ans, mais nous ne l’avions plus en mémoire. Mais Jadette est arrivée…

« Le dessous des cartes »: l’Algérie.

Vous ne connaissez peut-être pas l’émission hebdomadaire intitulée « Le dessous des cartes », sur Arte.

« Le Dessous des cartes décrypte les enjeux de notre monde contemporain au moyen de cartes géographiques. Créé par Jean-Christophe Victor, le magazine est présenté par Émilie Aubry. Diffusée à l’antenne tous les samedis à 19h30, l’émission est visible en replay pendant deux mois. »

Le 7 mars 2020, l’émission porte sur l’Algérie.

Le lien ci-dessous vous permettra d’en savoir plus…. en restant chez vous… bien sûr.

https://www.arte.tv/fr/videos/083964-022-A/le-dessous-des-cartes-algerie-le-grand-gachis/

Un autre champignon.

Un autre champignon ……

Le champignon de fenouil n’ayant pas dévoilé ses secrets, je voulais vous parler d’un autre champignon que j’ai connu chez nous, à Rio Salado. Un champignon que ma grand-mère maternelle cultivait, ou pour être plus exacte, élevait avec un soin tout particulier,   A l’abri des courants d’air, de la lumière, et de la chaleur, dans un récipient  en verre relativement grand. C’était une espèce de membrane gélatineuse, baveuse, visqueuse, pas jolie à voir, qui ressemblait à la mère que l’on trouve dans le fond des bouteilles de vinaigre. Ma grand-mère le nourrissait à grand renfort de cuillerées d’eau sucrée, et chaque matin, j’avais l’obligation d’ingurgiter de gré ou de force, le nez pincé, une gorgée de ce soi-disant remède miracle, produit par ce champignon qui devait me guérir du paludisme. Entre nous soit dit, après de bons mois de ce traitement, et un séjour sur les hauteurs de  Tlemcen, je n’eus plus de crise de paludisme. Bave du champignon ou quinine? Je ne saurais dire. Longtemps j’ai cru que ma grand-mère était la seule dépositaire de cette potion magique.  D’où tenait-elle ce champignon ?  Là aussi mystère. Jusqu’au jour où bavardant avec la maman d’une de mes élèves, pharmacienne de formation, j’appris que ce champignon miracle est en fait un KOMBUCHA. J’eus tout de même un  petit pincement au cœur , un peu déçue, je venais d’ apprendre que ma grand-mère n’avait pas l’exclusivité de ce champignon. 

Pour parfaire vos connaissances, consultez le sage de l’ Ami René,  le » Sidi Ould Google ». Il vous en dira  plus, sur le kombucha, champignon médicinal.

Vous pouvez aussi aller sur le site dont voici le lien :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kombucha

La solution oranaise pour éradiquer ce virus…

Chers amis

Je  ne sais pas si cette contribution aura le droit de citer sur notre site, mais à titre amical voici ce que tout cela m’inspire.

Dans le monde et bien entendu en France, on parle beaucoup et de plus en plus de cette épidémie ( ?) pandémie ( ?) du virus CORONA. (Si par malheur, il atteignait la Côte d’Ivoire et pays limitrophes, ce serait une catastrophe).


Les Etats se préparent, prennent des précautions,  cherchent des solutions plus ou moins réalistes.

Que diriez-vous, vous qui êtes proches du pouvoir de suggérer que « nouzôtres pôvres » Oranais avons la solution, bien sûr par expérience.

Aucun de nos compatriotes  n’a oublié la terrible  épidémie de choléra qu’a connue ORAN en 1849 . (voir le lien en fin d’article)

La tradition orale nous a toujours enseigné  que, devant l’hécatombe de morts, un général (PELISSIER) dit (ordonna) à l’abbé (SUCHET) en désignant la montagne du MURJADJO

« Foutez donc une vierge là-haut et elle se chargera de jeter le choléra à la mer ».

La même tradition dit que le dimanche 04 novembre 1849, une impressionnante procession partie de l’église St Louis alla porter une statue de la vierge sur la montagne et …..ce fut le miracle.

Qu’attendez-vous pour interpeller les autorités politiques , religieuses et surtout militaires pour faire de même. Il ne manque pas en France de montagnes pour çà .

Je pense au Mont Ventoux pas très loin de Courbessac. On pourrait transférer « notre » sanctuaire rapatrié lui aussi.

Hastà pronto,  si Dios quière’ y también el CORONA VIRUS.

Abrazos

René

P.S Pour ne rien vous cacher je vous confirme que j’ai demandé à un sage du marabout de Sidi Kacem (il s’appelle Ould Google, je crois) de m’aider un peu.

Qui pourrait me dire: les champignons de fenouil.

René, c’est moi qui vais te mettre mettre à l’épreuve, à vous aussi qui visiter notre Site. En Sardaigne, lorsque j’ai eu la joie de retrouver ces »abuelitas », j’ai fait une deuxième découverte dans la vitrine d’une épicerie, découverte qui m’a fait un réel plaisir: il y avait là, devant nous: des champignons de fenouil! Te souviens-tu, de ces champignons de fenouil que l’on achetait à BRÉDÉA, en revenant d’ORAN ? Des gamins nous attendaient au bord de la route, avec dans leur sac de jute, ces beaux champignons blancs, que nos aînés avaient baptisés : champignon de fenouil. Pourquoi? là est la question! Alors peux- tu me dire, pouvez-vous me dire, le nom exact de ce champignon. J’ai toujours eu la même réponse: « Je ne connais pas ce champignon je ne vois pas ce que c’est» Alors je vous mets tous à contribution, peut-être aurez-vous plus de succès que moi. Un conseil: n’oubliez pas de vérifier votre réponse sur internet, chose que, dans ma naïveté, j’avais oublié de le faire pour le « capuchon de moine ». Maintenant, je vous laisse je vais préparer une omelette aux champignons ………de Paris.