EN DESCENDANT le BOULEVARD : 2ème balade.

Si nous reprenions notre promenade! Tiens? Des nouveaux venus dans notre groupe? Soyez les bienvenus parmi nous! Suivez-nous! Nous allons déambuler d’une maison à une autre, au gré de mes souvenirs. Nous sommes maintenant, en continuant notre parcours initial, devant la maison de M. GRAS.

Devant la porte, sa fille Paulette accompagnée de ses amies Joujou SEMPÉRÉ, Olympe CALLAMAND, Paulette et Lucienne LAMBERT, Gisèle MACIA, paraissent bien animées. Elles projettent sûrement une sortie. Laissons-les à leurs papotages. Savez-vous que cette maison fut, dans les années 57-58, une crèche? C’est l’action Catholique, dirigée par madame BOUR et une trentaine de bénévoles, qui l’a créée et mise sur pied. En avançant un peu plus, nous voici devant la vieille maison de Joseph POVEDA, mon oncle. Nous l’avons habitée quelques temps. Elle est restée fermée jusqu’à …. ce 31 décembre 1959. Vous souvenez-vous du couvre-feu qui paralysait le village? Nous les jeunes, avions décidé avec l’aide de Sylviane et René mes cousins, de célébrer, malgré tout, la nouvelle année dans la salle à manger de la vieille maison. Il y a avait là : Eugénie, Norbert, Armande, Louis, Nadia, Blondine, Jocelyne, Michel, Josette, René, Sylviane, Jacques, Jadette, Odile, René, Chantal, Jean-Louis, Titou, Marie-Jo, Paul et d’autres dont les noms m’échappent. Que de souvenirs!!! Dès 8h du soir, jusque vers 6h du matin, plus personne dans les rues. Nous étions une vingtaine de copains enfermés, à enterrer l’année 59. C’était l’année du BIG BISOU, des PLATTERS, de GLORIA LASSO, de DALIDA, de Paul ANKA, de Harry BELAFONTE, de BILL HALEY…..et les cha-cha-cha, les mambos, les calypsos, les slows, les rock se succédaient. Les jupes, en tissus d’ameublement et fort juponnées, tournoyaient de plus belles! OUF!! Ça « crépite » dans ma tête! Un vrai feu d’artifice!!!!,!!! !!! Allez! Pas d’émotion! Coupons court! Refermons doucement la porte de notre « Nigth Club » d’un soir et passons à côté. Toujours la maison du Tonton Pépico. Le portail de la cour est entrouvert. Entrons! La curiosité est permise. Il y a bien du remue-ménage! Hum! l’agréable fumet! Voyez-vous ça ! Toute la famille semble être réunie. Je vois: on prépare des gaspachos! Chacun s’affaire. La poêle est sur le feu de bois. Le bouillon mijote. La table n’est pas encore dressée. Les plus jeunes, eux-aussi, donnent un coup de main. Ils débitent avec application des petits morceaux de galettes encore tièdes qu’ils amassent sur un torchon blanc, mangeant en cachette, de temps en temps, un petit carré de pâte. Le Gaspacho est en bonne voie et en bonne main. Nous reviendrons un peu plus tard prendre l’apéro avec eux. Sortons admirer la villa de l’autre côté de la rue : La villa ROSELLO. Que de fois je l’ai admirée! Les volets étaient toujours fermés! Cette famille, je l’appris plus tard, résidait à ALGER et venait à RIO quelques jours, puis repartait. Je n’ai jamais vu les enfants. Seulement madame LAGET, une respectable dame à cheveux blancs. Qui était-elle? Je ne l’ai jamais su. Continuons notre balade! Avançons jusqu’à l’angle de la maison et tournons à droite. Direction…. le cinéma d’ Alfred SALA et de Méméto VIRUEGA : « Le TRIUMPH »!! Quel beau cinéma ce TRIUMPH! Moderne! Rien à voir avec le VOX et le CASINO que nous visiterons plus tard. Le TRIUMPH est tout récent, grand écran fermé par des tentures de velours rouge, murs tapissés de toile de jute, fauteuils confortables en velours rouge aussi. Vous voyez l’ambiance!! Hé!… vous entendez cette musique? « La Danse du Feu « de Manuel de FALLA qui nous appelait l’entracte fini : « Mesdames et Messieurs veuillez regagner vos places, la séance va commencer». Oh! La! La! les souvenirs se bousculent! Et les soupirs aussi..!Arrêtons là! Regagnons le boulevard. Pas de mélancolie s’il vous plaît! En face la maison de la grand-mère ARACIL, grand-mère de Marie-Jeanne et de Marie-Paule. Mais où vécut aussi notre ami « Petit René » comme l’appelait sa mère, Fifine CARDONA. Tiens! Rose-Marie est assise sur les marches à l’entrée. Elle attend sûrement son frère Paul. Plus loin, sur ce trottoir, l’atelier de monsieur SEMPÉRÉ, bourrelier de son état, le père de Paule. Devant la porte, les colliers des mules attendent qu’on vienne les récupérer. Dans les années 30, monsieur NAVARRO, le grand-père d’ Eva, Gaby, Francine et Henri, cardait le crin, pendant que son épouse et ses ouvrières habillaient les belles saladéennes. Mais regardez donc qui s’avance vers nous? NINITCHE!!! Comment ? Vous ne vous souvenez pas de Ninitche! Le chien de monsieur et madame JEAN! Un caniche tout frisotté, comme moi, lorsque je sortais du salon de coiffure de monsieur JEAN! Le chien s’installait à l’entrée, sous le rideau de perles et il fallait lui demander pardon pour passer. Avec la mode de l’indéfrisable, monsieur JEAN eut besoin de renfort, Jeanine COLLMAN, Annette MILLAN et je pense Hermine JAÏME, vinrent coiffer la plupart des têtes saladéennes. Puis Claudine CHORRO prit la suite. C’est elle qui me fit un superbe chignon, pour mon mariage, à grand renfort de laque. Et oui! Vous m’entendez soupirer? Désolée! C’est que je n’ai plus jamais eu de chignon! Allez! Je galège comme disent les Sétois. Je plaisante quoi! Mes soupirs vont vers ce temps écoulé, bien sûr!!!Pas de regret! Laissons ces dames travailler et allons dire bonjour à madame MACIA, qui est au balcon juste au dessus de nos têtes. Elle attend François et Arlette. Gisèle a déjà convolé en justes noces avec Camille POVEDA. Et d’année en année, ma mémoire et mes souvenirs nous emmènent sur le trottoir en face où réside le docteur GUTIERREZ, son cabinet médical attenant à son logis. Savez-vous qu’en juillet 1953, le docteur Marcel RUIZ le remplaça le temps d’un été? Vous pouvez me croire : je vous l’assure. Je peux vous le confirmer. J’ai mes informateurs! C’est Michelle CHORRO qui, encore une fois, m’a rapporté l’info, et un gentil message du Docteur RUIZ lui même, qui garde un très bon souvenir de Rio et de la plage où il allait se baigner entre midi et deux heures. Après le départ du docteur GUTTIERREZ, c’est Maryse et ALFRED SALA qui s’y installèrent. Et…tout près de leur maison, enfin! Le premier d’une longue liste de cafés, le café de madame GATTI. Je dois vous dire ,vous les jeunes recrues de notre groupe, que chez nous il n’y avait pas de bars mais des cafés. Ça y est! René est content! Il ne les voyait pas arrivés ces cafés! «N’oublie pas de parler des cafés Jadette!». Comme si nous pouvions les oublier! Arrêtons un instant, le temps de déguster une boisson: «Nous prendrons bien un petit café, madame GATTI, nous avons encore une longue promenade à faire», Savez-vous qu’il y avait 13 débits de boisson dans le village. Nous irons les voir de plus près au cours de notre balade.! Allons! Continuons! Passons en face voir Madame Callamand. Elle nous donnera des nouvelles de Claude bientôt médecin. A côté, l’atelier de monsieur PEREZ le vulcanisateur, « ROJO« , comme l’appelle ses copains. Des colonnes de pneus s’entassent devant la porte. Une grande enseigne DUNLOP orne sa devanture. J’oublie sûrement quelque chose, mais je n’allais jamais voir monsieur PEREZ. Nous avions BOUDISSA pour nos vélos. Antoine et Christine, ses enfants, sont sûrement à la maison. Et nous voilà devant la banque C.F.A,T (Crédit Foncier d’ALGERIE et De TUNISIE). Belle bâtisse, n’est-ce pas! Monsieur ROSAS Marcelin assura la direction en 1928. Dans les années 45, monsieur DELPORTE prit la relève. Madame DELPORTE Madé et Hélène devinrent des saladéennes. Après leur départ, ce fut M. BONIOL qui prit les commandes. Il avait une fille dont j’ai oublié le nom qui fréquentait l’école primaire. Le dernier directeur fut monsieur Lucien GARAIT, le père de René, d’Yvette et de notre ami Christian. Bien sûr, vous n’avez pas oublié les employés Jean ESTÈVE,notre supporter sportif, Jeannot YVARS, et Lucien DION. Que tout cela est loin! Et cependant si présent dans ma mémoire!!!! Nous n’irons pas plus loin: la promenade a été longue et nos jeunes recrues s’y perdraient.

EN DESCENDANT le BOULEVARD à RIO

Je voulais vous parler d’écoles. Des nôtres bien sûr. Mais la nostalgie et les souvenirs aidant, je vous emmène faire l’école buissonnière. Suivez-moi! Je vais vous balader le long du boulevard en faisant de temps en temps quelques incursions dans les rues toutes proches puisque aujourd’hui c’est :

                            ATELIERS PORTES-OUVERTES à RIO

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Qui pourrait me dire : les bulles et les pilules.

Quand j’étais enfant (il y a bien longtemps), il m’arrivait souvent d’aller déjeuner chez mes grands-parents BLASCO qui habitaient tout près de l’école et je me souviens…..

-Du LITHINE que ma grand-mère préparait quotidiennement avant le repas. Pour moi, c’était un moment privilégié car elle me laissait intervenir (un peu) et si le bouchon sautait ça devenait du champagne.
Qui pourrait m’en rappeler les marques.

-Des PILULES PINK (roses) qu’elle me faisait avaler avant le repas. Alternées avec une cuillerée d’huile de foie de morue.
Elles étaient sensées fortifier et rendre intelligents. (Je ne sais pas si c’est prouvé pour moi) probablement des placebos.

Tout cela venait bien sûr de la pharmacie Rauturier.
Est-ce que cette coutume était partagée ?

J’attends vos commentaires.
Merci.
Amitiés.

René

VACANCES à la PLAGE.

ET oui! la rentrée des classes est déjà là! Nous…, nous étions des privilègiés, notre rentrée se faisait le 1er OCTOBRE! 3 MOIS de VACANCES!!! Et quelles vacances!!! Pleinement vécues entre plage et village, elles nous ont laissé d’impérissables souvenirs. Alors, pour revivre ces journées de bonheur, j’ai feuilleté les albums de l’AMICALE, d’où j’ai relevé quelques photos que je vous livre en « vrac ».  Photos de vacances à TURGOT PLAGE et à SASSEL. Bon flash back!!!!!

 

Création de la Société « JEUNESSE SPORTIVE »d’ ER RAHEL.

Création de la SOCIETE « JEUNESSE SPORTIVE »  tiré du livre  de                        Max MARCHAND , « Une petite ville d’ ALGERIE parmi tant d’ autres… »

« Le « SOU des ECOLES » est une importante société scolaire et sportive d’ ER RAHEL. Fondée le 1er Février 1930, elle a connu trois présidents:                 Emile DIDERON, Jules ALBALADEJO, et Emile COUILLARD.                                Un point d’histoire du « SOU des ECOLES » se situe dans la séance du  8 Novembre 1940. .En effet, lors de cette séance,  toutes les sociétés sportives d’adultes groupées sous le nom de « JEUNESSES  SPORTIVES ER RAHELIENNES » décidèrent de fusionner avec le « SOU des ECOLES ».                                                                   « Réunion du 8 Novembre 1940.                                          Sont absents les membres du comité encore sous les drapeaux en SYRIE. Monsieur Lucien DESCAT a été convoqué comme Président de la « JEUNESSE SPORTIVE » car l’ordre du jour est le suivant:                                                   FUSION de la « SOCIETÉ SPORTIVE » et du « SOU des ÉCOLES ».                      Aussitôt le Président du  « Sou des ÉCOLES » donne la parole à M. Lucien DESCAT. Ce dernier développe les raisons pour lesquelles il demande la fusion. Le FOOTBALL est un sport goûté du public mais il entraîne des frais que les recettes arrivent difficilement à payer… A son avis les ressources du « SOU des ÉCOLES » seraient suffisantes pour permettre de venir en aide à ceux qui pratiquent l’EDUCATION PHYSIQUE et les sports. Sans oublier les enfants des écoles. Ce sont surtout ces derniers qui ont besoin du « SOU des ECOLES ». M. DESCAT le sait très bien… Il rappelle ensuite que la loi n’autorisera à l’avenir probablement qu’une société dans notre centre.          … On a parlé, dit-il, d’une dette de la « JEUNESSE SPORTIVE ». Il y a en effet un passif de 6500frs environ qui se comprend, quand on pense à la construction du mur de clôture du stade de foot. C’est à lui  que cette somme est destinée. Jamais il ne la réclamera au « SOU des ECOLES »; la Société arrive donc avec son stade et une caisse vide, mais sans aucune dette.                 … Après quelques questions posées par: Ms PONCELET, FABRE, CANDELA, NAVARRO, et FROMENT, le principe de la fusion des Sociétés est votée à l’ unanimité.  Sur la proposition de M. ALBALADEJO, il est décidé que le Comité sera augmenté de 4 membres désignés parmi les membres du Comité de la JEUNESSE SPORTIVE. M. DESCAT en fera connaître les noms après réunion de ce dernier. M. DESCAT remercie le Comité du « SOU des ECOLES » de l’accueil vraiment amical qui lui a été réservé. Il parle en son nom personnel et au nom du Comité de la JEUNESSE SPORTIVE. Ensuite la séance est lévée…..                                                                                              Le Président:                                               le secrétaire:                                                   J. ALBALADEJO                                                P. BOURREC

                                         Réunion du  11 Septembre 1941                                                    La Société, même aux temps troubles de VICHY, devient de plus en plus florissante…                                                                                                                     Section FOOTBALL. Directeur: M. COUILLARD, assisté de M. NAVARRO, CANDELA et LOPEZ Gérard.

Section ATHLÉTISME: Directeurs : jeux, M. AVARGUES; Athlétisme, M. CERVANTÈS, assisté de Mme BALME, de MM. FABRE Émile, FROMENT Roger, ALBERT Gérard.

… A la libération, la « Société repart de plus belle. Voici la liste de ceux qui s’y dévouaient encore le 31 janvier 1946:                                                                       Nouveau tableau des services et fonctions:                                                                 Président : M. COUILLARD                                                                                                Vice-Présidents : M. PLUMET, M. TISSOT                                                                        Secrétaire : M. LLOBREGAT                                                                                              Trésorier : M. BRAVAIX

SPORTS : Secretaire sportif : M. MUNOS Jean                                                                    FOOTBALL : MM BANONS et CANO Paul                                                                 BASKETT-BALL : M. MUNOS Jean                                                                                ATHLÉTISME : M. ANTON René

Voilà, chers amis ER RAHELIENS, tout ce que j’ai pu trouver concernant le sport et plus particulièrement le foot. Notre amicale n’est pas « riche », mais je compte sur vous pour compléter les infos en ajoutant des commentaires des anecdotes, éventuellement des photos .  Nous vous en remercions.

Archive de l’amicale du Rio Salado.

M. BERNABEU et l’équipe de 1938

Suite et fin « FOOT à RIO » -Un Article de J-L. LOZANO.

«…..Durant l’été 1958, l’idée nous vint de faire revivre le S.O.S, mis en sommeil depuis quelques années après l’épopée de la grande équipe dirigée par le Président  Sassa ROSELLO. Une équipe d’amis de tous âges: Bébert ARACIL, SANCHIS, PÉPICO el Pintré, Ernest REYNE, beaucoup d’autres et moi-même, se mit au travail et engagea le S.O.S dans le championnat pour la saison 58-59. Le siège social  se situait au BAR des SPORTS, boulevard national, une nouvelle tenue fut achetée avec des fonds collectés par Monsieur REYNE, propriétaire des lieux.

Les recrues du SOS (archive de l’amicale du Rio Salado)
Archive de l’amicale du Rio salado

1er rang : Paul GALLARDO- Jean Louis LOZANO- Ernest REYNE- Louis CHORRO-2ème rang: Jean GALLARDO- Lucien VIRUEGA- Henri NAVARO- Roger MACIA- Henri MEGRET- Louis LAMBERT- 7 (?)-

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S.OS 2ème partie (suite)

En Continuant  mes  investigations du côté des vestiaires du stade, en  écoutant  les confidences, les anecdotes des uns et des autres, voilà ce que j’ai appris.                                                                                                                            Savez-vous que, durant les premières années du S.O.S, l’arbitre était nommé par le village qui « recevait ». Bien entendu, ce monsieur était choisi parce qu’il soutenait le club. Rien d’ illégal! C’était la coutume et à charge de revanche!!!! Comme disent les jouteurs sétois. Méméto VIRUEGA m’avait confié que, même si le match se déroulait dans la plus stricte impartialité, lorsque le village invité perdait, il y avait eu forcement « tricherie » de la part de l’ arbitre. Cela va de soit, voyons! Alors les supporters de la dite équipe envahissaient le terrain qui devenait un immense champ de bataille où chacun s’affrontait à coups de poings et jets de pierres. Il parait même que, lors d’un affrontement un peu trop agressif, un des joueurs eut…le nez cassé. Que voulez-vous on ne plaisante pas avec l’honneur du village! Par la suite, le jeu devint plus sérieux. Cependant, on m’a chuchoté que, dans certains clubs, il n’était pas rare, à la mi-temps, d’entendre tambouriner aux panneaux des vestiaires, et une voix de mécène connu, annoncer: « 300frs à chacun de vous si vous nous menez à la victoire». Pas besoin de « dope »: les joueurs peu payés retournaient sur le terrain la « gnac » aux tripes comme dit mon petit fils.

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Année 1947: équipe de réserve: TORRES- Claude ESCUDERO- ? – SOLER- ? – ? – TORRES- PASTOR- MAESO- Lolo DAVOS-

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S.O.S les années Sassa ROSELLO. 3ème partie.

Dans les années 50, Sassa ROSELLO, un viticulteur de Rio Salado, prit la présidence du S.O.S.  Plus qu’un président, il fut avant tout un mécène pour le club. Il fit venir dans l’équipe Jean GONZALES du S.C.BEL ABBES. Hubert ZAKINE dans son livre: « La mémoire du football » écrit: « titré au plus haut niveau, Jean GONZALES répond aux sollicitations de Rio Salado. Son Président, M. ROSELLO, fait de lui l’entraîneur  du S.O.Saladéen. Jean GONZALES réalise alors un coup d’éclat unique dans les annales du football oranais: terminer invaincu   en 22 rencontres, (3 nuls, 19 victoires) et accéder en PROMOTION d’ HONNEUR». Ce furent les heures de gloire du club. Je vous communique un entre-filet intéressant venant d’un journal sportif:  «Une hirondelle ne fait pas le printemps mais GONZALES fait les beaux jours du Rio Salado. Parions qu’avant peu, certains regretteront d’avoir laisser partir cet excellent joueur!». Ces joueurs venant de clubs « étrangers » percevaient une mensualité, avaient les frais payés, et, comme les joueurs de l’équipe, recevaient une prime si le Club gagnait le match. Ces primes venaient des mécènes qui suivaient le Club. Je vous donne à lire l’article concernant Jean GONZALES , écrit par Joseph VERDU. (voir l’album ci-dessous)

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SOS : 2ème partie.

2ème partie 1940- 1945 : «  Le match pala   »

Alors que mon petit fils regardait, sans trop d’émotion le match contre je ne sais quel pays (Ah! On me souffle: la FRANCE  contre le DANEMARK), je le trouvais déçu, ennuyé.                                                                                                              -Qu’est ce qu’il t’arrive?                                                                                                            -Bof! Aucun intérêt ce match!»                                                                                              -Ah! c’est peut-être un match pala?                                                                                  -Un match pala? Qu’est ce que ça veut dire?                                                                  -Ecoute! J’ai retrouvé une anecdote assez plaisante qui te l’expliquera. Elle me fut racontée par Eugène SALAS, un bélabésien ayant eu le bon goût d’épouser une saladéenne, Andrée POVEDA. Cette anecdote nous dévoile certaines »pratiques »de ce sport. Eugène faisait partie de l’ équipe de foot de SIDI BEL ABBES  (le S.C.B.A). Cette équipe comptait des joueurs bélabésiens, plus un corse et un instituteur breton! tous deux récemment arrivés de la Métropole. Le S.C.B.A était assuré d’être champion d’ORANIE. Ce jour là, il disputait un match contre une petite équipe qui attendait fébrilement la victoire pour ne pas avoir l’affront d’être rétrogradée. Pendant que les joueurs du S.C.B.A se préparaient, un mot d’ordre circula dans le vestiaire: «-Aujourd’hui, on fait PALA». Bien sûr les joueurs bélabésiens savaient d’emblée ce que « PALA » voulait dire. Les dirigeants des deux clubs s’étaient mis d’accord: on laisserait la jeune équipe gagner. Ce qui lui permettait de conserver sa place en 2ème Division.  Mais Voilà! Ils avaient oublié nos deux jeunes recrues fraîchement débarquées! La consignes circulait, on la chuchotait de bouche à oreille: «-On fait pala! on fait pala!». On se regardait d’un air entendu. Le match débuta très calmement. Seuls nos deux joueurs s’en donnaient à cœur joie. Fous de joie, ils marquèrent 2 buts. Mais enfin! C’est un match PALA!!!! A la mi-temps, on leur répéta un peu vertement : « Hé! C’est un match Pala! Qu’est ce que vous faites?».  «Attendez ! Ça veut dire quoi un MATCH PALA???».  Alors, plus posément, on leur expliqua: «-C’est un match combine!».  La seconde partie du jeu se passa dans les normes. La jeune équipe gagna le match par 3 buts à 2. Eugène m’avoua que ce fut un des rares matchs où il transpira si peu: Hé! oui! c’était un match PALA!!!  J’ai essayé de savoir auprès des experts en la matière ce que ce mot voulait dire, je n’ai obtenu que des réponses assez évasives: «On disait comme ça!», «C’est un match combine». Ou encore : «L’origine du mot doit encore venir de nos grands parents espagnols».  Bref! la définition ne me satisfaisant pas, j’allais rechercher dans notre vieux « diccionnario DELGADO de 1948 » ce que PALA signifie. PALA veut dire PELLE, mais au sens figuré, employé famillièrement , voilà ce que j’ai lu:   «Meter la pala: tromper astucieusement » ou « Meter  média pala: donner un coup de main». Donc, nos grands-parents employaient l’expression à bon escient. Et voilà, mon grand, ce que  match pala veut dire. Donner un coup de main …».            Ah! une petite mise au point le match France-Danemark n’était pas un match pala , c’était tout simplement …et bien je n’en sais rien. Faudrait demander aux experts pourquoi ce match fut si ennuyeux!

Maillots du SOS à travers les âges.

(archive de l’amicale du Rio Salado).
(archive de l’amicale du Rio Salado).
(archive de l’amicale du Rio Salado).
(archive de l’amicale du Rio Salado).
(archive de l’amicale du Rio Salado).

 

 

Le foot à Rio : le S.O.S . 1ère partie 1934-1940.

 

Archive de l’amicale du Rio Salado.

Comme la terre entière ne parle que de FOOT, pourquoi ne pas faire un « petit » tour du côté de notre « petit » village, pour voir ou revoir nos « petits » matchs de foot. Cela  nous rajeunira de quelques années peut-être. Que dis-je? De plusieurs années même, il me semble! Mais qu’importe! Le but de mes recherches n’est pas là. Il est  dans le plaisir de revoir  RIO SALADO vivant au rythme de nos matchs. N’oubliez pas que « le football fut le sport-roi chez nous! ». J’ai donc « plongé » dans nos archives, très fournies par ailleurs, et j’ai retrouvé anecdotes, photos, commentaires, articles de journaux qui, je l’espère, vous transporteront le temps d’une lecture vers notre village d ALGERIE.

Le premier article est de Gislène PARRES-CUENCA. Elle nous parle de son oncle, Robert PUYGDONGOLAS. « PITINGOLA » comme l’appelait notre amie à nous tous, fervente supporter du S.O.S : Cécile RODRIGUEZ.                         «Robert PUYGDONGOLAS est né le 8 août 1917 à RIO SALADO. En 1937, à 20 ans, avec quelques copains, ils créèrent le CLUB de FOOT du village. La municipalité d’alors, dont l’adjoint au maire était M. SEMPÉRÉ, leur attribua un terrain vague près du cimetière. Tonton Robert paya 4 ouvriers pour défricher et nettoyer ce qui allait devenir le STADE de FOOT de RIO SALADO. Joseph ARACIL, du quartier de la « HIGUERA »,  construisit et monta les cages des buts. Félipé CONTRERAS, « Pépé » pour les amis, et son frère Sébastino l’aidèrent à tracer les limites du terrain. Le sigle « S.O.S, SPORT OLYMPIQUE SALADÉEN » fut proposé par mon oncle Robert en référence au club de MONTPELLIER de l’époque le S.O.M. Et, pour mémoriser le nom de leur nouveau club, ils criaient: «Sauvez-nous! Ô secours! Sauvez-nous!». Le premier Président du club fut: Venturica ESCUDERO, le second Louis AMAT (électricien de son état). Le tout premier match s’est déroulé à Oran dans le quartier de Gambetta. Le S.O.S a gagné par 2 buts à 1. A partir de ce moment, le S.O.S a remporté 19 matchs d’affilée. Ils étaient « CHAMPIONS de DISTRICT. » Le niveau suivant étant : « PROMOTION d’HONNEUR ». Les joueurs d’alors, se nommaient:

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GIL, BOUZIANE, CHIR, Alfred CLÉMENT, Jean DESOLA, L. SAHEL, L. ARACIL, BELTRAN, SAÏD, MADANI, GARCIA, M. CANDELA, Néné RODRIGUEZ,CHOURAC,  Robert PUYGDONGOLAS.

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