PÂQUES!!!! (Danielle RODRIGUEZ-LONG)

Pâques! Ce mot seul évoque pour moi, plusieurs souvenirs.

Archive de l’amicale. Les familles Vidal, Andréo, Abbadie, Casorla, Gimenez, et Torres venus tous en camion fêter Pâques à la plage.
Archive de l’amicale.
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Le jour de Pâques, nous allions chercher les œufs que les cloches de Pâques avaient semés lors de leur retour de Rome.


Cette année-là, mes parents avaient organisé un pique-nique dans la forêt d’AÏN FRANIN. Tous les enfants, heureux de passer une journée ensemble, s’étaient éparpillés afin de trouver les précieux chocolats. Après de longues et vaines recherches, nous revenions déçus vers les adultes. Un des enfants avait grimpé dans un arbre. Alors qu’il en redescendait bredouille, nous avons vu avec étonnement tous nos parents se précipiter vers lui et retenir son pied. Il allait écraser un énorme nid rempli de confiseries et bien dissimulé dans les herbes au pied de l’arbre.
C’est aussi pour cette fête que les « grands » se livraient à des jeux assez surprenants. Ils mettaient au point des embuscades et gare à celui qui se faisait prendre! Les attaquants choisissaient une victime. Les « armes » étaient au nombre de deux : soit de la farine, soit des bouchons de liège noircis au cul des marmites posées sur le charbon de bois. Quand la victime était attrapée, les assaillants badigeonnaient son visage avec l’un ou l’autre des deux ingrédients.
Comme dans un monde manichéen, on voyait dans les rues et les cours du village, des gens au visage blanc ou noir, qui couraient fuyant ou cherchant à rendre la pareille aux maquilleurs d’un jour.
Parfois aussi, ils se poursuivaient et se lançaient des œufs frais qui dégoulinaient sur leur tête ou sur leurs vêtements.
La petite fille que j’étais craignait un peu ces débordements, cette euphorie dont faisait preuve les « grands ». Ils semblaient avoir perdu la raison, jouant plein d’inconscience, loin de l’image habituelle que donnaient les parents et cela était un peu déstabilisant pour moi.

Archive de l’amicale
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Archive de l’amicale. Tout commence par l’anisette. Lundi de Pâques chez Camille POVEDA.

D’où nous venait cette coutume?  Je ne le sais pas hélas! Et ne le saurai jamais.
Dernier souvenir lié à ces fêtes de Pâques, souvenir qui fait appel à ma mémoire gustative : la mona! Pour beaucoup de gens, ce gâteau est bourratif. Cela parce qu’elle ne représente rien pour eux. Pour moi, elle est merveilleuse. Proust avait sa madeleine, moi c’est cette brioche qui réveille des souvenirs de mon enfance heureuse de l’autre côté de la Méditerranée.

6 pensées sur “PÂQUES!!!! (Danielle RODRIGUEZ-LONG)”

  1. Bonjour Danielle.
    Merci et félicitations pour ton article tellement juste. On revoit toutes ces scènes.
    Notre ami et Ouedmaster m’avait demandé une contribution pour alimenter notre site à l’occasion de Pâques et j’allais poser exactement les mêmes questions que toi. D’où viennent ces traditions de
    – Se noircir le visage avec un bouchon frotté  »au cul » de la poële
    – S’enfariner
    – Recevoir des œufs crus sur la figure
    et c’est précisément à ça que je voulais rattacher mon anecdote
    Je devais avoir 15 ou 16 ans. A la plage, il y avait Gaspacho familial chez Fédo Povéda, inséparable de Jacques Salva; neveu des Povéda. J’étais également invité. Tout ce passait bien : l’anisette et la Kémia y contribuaient.
    Au moment des œufs durs, Fedo en distribue un à chacun. On devait le casser sur son front. Quand je tape le mien, il  »s »esclaffe  » et coule sur ma figure à la grande rigolade de l’assistance. J’avoue que j’ai eu honte et un coup de « rabia ». J’ai hésité à m’escaper ou à me joindre à la rigolade sans trop y réfléchi (suerte). J’ai pris le parti d’en rire aussi la  »broma »était réussie.
    Que de souvenirs
    J’ai tenté de maintenir la tradition ici, bien loin de notre cher village et tous les ans à Pâques il y a Gaspachos chez moi
    Hélas! s’il y a 10 ans, nous étions une quarantaine, aujourd’hui nous ne serons que 8. Mais, crois moi, on reparlera de Rio et de nos traditions mes petits-enfants adorent.
    Merci encore.
    Bien amicalement.
    René Cardona
    Abidjan

  2. Je confirme que c’est bien ma famille Millan. Pphoto prise dans leur cour qui les a connu ????
    Merci de vos réponses.

      1. Corinne, ïl s’agit de la 2ème photo ayant pour légende: Pâques au village
        famille MILLAN, DALA, TIRADO et MUNOZ
        Pouvez vous répondre? Merci

      2. Bonjour,

        Oui, photo de pâques; famille MILLAN TIRADO. Je pense que mon grand-père, François MILLAN dit « Tchiquitine » se trouve à gauche, tête baissée.

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