Ma peinture.

Pacifique ciel rose (h/l : 38×61)

« Ma peinture inclut le figuratif comme l’abstraction. Mes œuvres figuratives s’élaborent à partir de photos ou d’esquisses réalisées au cours de mes voyages. Les œuvres abstraites relèvent de l’émotionnel et laissent un espace libre à la sensibilité de l’observateur.
L’élaboration d’un tableau est complexe: elle répond à des forces inconnues, d’actes de renoncements…

Vers le large (h/l : 80×80)
Reflets (h/l : 60×73)

Pour d’autres tableaux, cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.mirkaseroin.com/

N’hésitez pas à me contacter si nécessaire.

Cordialement.

Mirka SEROIN.

TRADITIONS ET SOUVENIRS DEVANT NOTRE BLASON EN C.IVOIRE

Le récent commentaire de Michel Carréga, concernant les maires deRIO, m’a fait relire « la 8eme balade ».

Je ne connaissais pas « l’histoire » du blason de Rio, bien que, comme tout un chacun, je me le sois approprié.

J’en ai fait faire des reproductions! Dont une en plâtre. Une autre sur du contre- plaqué  destinée à la plage d’ Assinie où nous passons nos dimanches.  A chaque occasion, notamment pour les Gaspachos de Pâques, je le mettais en bonne place, à la vue de tous.

Quand un compatriote, et encore plus un Saladéen,  venait me rendre visite (ce qui hélas n’est pas arrivé souvent), je l’invitais à planter un arbre devant le blason de Rio.

Le dernier à l’avoir fait est Antoine KRAUS, le petit fils de Paul et de Michelle KRAUS, venu en stage à Abidjan. Antoine s’est prêté volontiers  à la tradition. C’était le 29 Août 2009….. 10 ans déjà.

L’arbre aujourd’hui a bien grandi.
René
.

Antoine à Abidjan en 2009.
Plantation de l’arbre.
L’arbre d’Antoine : un tulipier du Gabon.
Le tulipier en fleur.
La fleur du tulipier.

Conseil d’administration du bureau de notre amicale (sept.2019)

Etaient présents : Danielle et Yves ANDREO  –   André BLASCO –  Michelle CHORRO – Dolorès et Antoine  CLEMENT –  Renée PASTOR/CURTI – Marie-Christine et François ESCUDERO  – Marie-Claire ESCUDERO –  Monique et Gérard LAMBERT – Chantal LOZANO – Marie-Paule MIRALLES – René MIRALLES – Nicole et Ernest REYNE  –  Carmen RIPOLL – Jadette et Jayme SALVA – Annie DELEGUE/SEMPERE – Jean-Paul VIDAL

taient excusés : Richard ANDREO – Henriette et Daniel ARACI – Simone et Rémi BELTRAN  – Rosette et André BERMUDES – Denise et René CARDONA – Denise et Hilaire CLEMENT – Blondine et Georges DESCAT – Suzanne et Raphaël GRAS – Josette LOPEZ – Nicole et Albert LOPEZ – Jean-Louis lozano – Anne-Marie MARTOS – André MARZULLO – Christine  er Joseph PLAZA – Salustiana et Francis QUILES – Françoise et René REQUENA – Danielle RODRIGUEZ/LONG – Armand ROSELLO – Etienne ROSELLO – Jacqueline SEGURA – Sabine et Olivier VIDAL –  Robert VIDAL.

Nous étions 22, aujourd’hui, réunis à SETE dans l’agréable jardin de Jadette et Jayme SALVA où, après un copieux petit déjeuner, nous avons pu faire le point sur la situation de notre amicale. Nous apprenions alors que  Francis QUILES venait d’être hospitalisé alors qu’il se faisait une fête de nous rejoindre avec Salustiana. Nous lui adressons tous nos vœux de prompt rétablissement et nous réjouirons de le revoir une autre fois.

Christine et Jo, retenus par un anniversaire, n’étaient pas présents, mais le site internet de l’amicale fut à l’honneur. Merci à tous ceux qui le font vivre. Nous avons tous particulièrement  apprécié la descente du Boulevard National et félicité Jadette pour son travail de recherche qui aiguillonne notre curiosité sur l’histoire du village dans des périodes que nous n’avons pas connues. Les péripéties de la vie communale pendant la guerre ont suscité un grand intérêt. Merci à Jadette de citer ses sources et de prendre toutes précautions sur la vérité historique qui ne peut être vérifiée même si on peut faire confiance aux auteurs et en accepter les témoignages.

En l’absence de Jean-Louis cloué par une indisposition alimentaire, Chantal a présenté le rapport financier, après avoir souligné quelques soucis avec la banque qui s’interroge sur notre association. Notre rassemblement 2019 à l’ODEON s’est déroulé à la satisfaction générale et s’est autofinancé. Si l’on peut espérer pour l’avenir que les rassemblements s’autofinancent également, il n’en reste pas moins que l’amicale doit chaque année faire face à des frais fixes estimés à 2000€ environ. Peut-être devrons nous alors imaginer une nouvelle entrée d’argent, type tombola.

Le rassemblement 2019 à POUSSAN ayant donné entière satisfaction, des contacts ont été pris avec la nouvelle direction de l’établissement pour un renouvellement en 2020. La date est arrêtée au dimanche de Pentecôte 31 mai, dans les mêmes conditions, avec cependant quelques modifications. La salle mise à notre disposition en 2019 étant réservée à un apéritif dansant. Notre rassemblement se fera dans une salle annexe ayant les mêmes disponibilités et pouvant accueillir 150 personnes tout au plus, nombre impératif. Le traiteur sera probablement le même qu’en 2019, et nous essaierons d’avoir de la musique jusqu’à 21 heures.

Ernest REYNE- Maison Decamis-13540 PUYRICARD

04 42 92 12 16 – 06 83 29 49 48 – : e.reyne@orange.fr

8ème balade (ter): Nos maires. (1940-1949)

Nous revoilà, amis saladéens, à nouveau réunis pour « fouiller », une fois encore, dans le passé de notre mairie.

Nous sommes en 1940.

Comme je vous l’avais conté précédemment, Joseph MILHE POUTINGON « fut invité « à se  retirer  des affaires communales.  Il n’y eut pas d’élection. L’administration du régime de VICHY nomma Paul BOUR, adjoint spécial ayant toutes les fonctions de maire. Je vous l’ai présenté  en tant que Président du Syndicat Agricole de RIO SALADO. Pour ce nouvel épisode de la vie administrative de la commune, j’ai demandé à son petit fils Henri BOUR de nous venir en aide. Et c’est ainsi que j’ai appris que leur ancêtre Christophe, originaire de Lening  en Moselle, s’était engagé très jeune dans l’armée française de « colonisation » en 1854. Il obtint une concession  de 25ha à TLEMCEN. Marié à Jeanne BARTHELEMY, ils eurent plusieurs enfants dont Emile, l’arrière grand-père d’Henri, qui résida à Béni Saf. Emile et son épouse, Jeanne BERVIER, eurent trois enfants: Paul, Jean  et Louis.  Durant l’année 1900, je suppose que, Paul tout jeune instituteur demanda un poste à RIO SALADO. Possible! Pourquoi pas? Toujours est-il qu’il obtint le poste, s’y installa et épousa Mathilde ROSELLO, fille de François ROSELLO et de Camille BERMUDES.

Ecoutez M. Joseph MILHE POUTINGON, lors de sa promotion au grade d’officier de la Légion d’ Honneur,  vous parler de Paul et de son ami,Agnel BERNARD, lui aussi instituteur, que nous retrouverons plus tard:

«…Messieurs, deux autres distinctions m’ont fait le plus grand plaisir. Lorsque j’ai lu dans l’Écho d’ORAN que les Palmes Académiques étaient conférées à mes deux bons amis M.M. BOUR et BERNARD. Ils sont venus à RIO, il y a quelques 25ans. Jeunes instituteurs pleins d’ardeur et de bonne volonté, ils ont mis, dans l’exercice de leur délicate fonction, tout leur cœur et leur intelligence. Ils ont fait de leurs élèves, des hommes aujourd’hui, de courageux travailleurs, de bons patriotes (…) puis séduits par le charme des travaux des champs, ils ont voulu devenir colons. Ce métier n’était pas le leur. Ils n’y étaient pas préparés (…) Ils ont quitté la plume pour la charrue, et très promptement ils ont excellé dans ce métier de laboureurs, comme ils avaient été brillants éducateurs….».

Voici donc le portrait de celui qui fut notre onzième édile: Paul BOUR. Homme droit et sérieux qui géra la commune en cette période  difficile avec un grands sens des responsabilités. Inutile de vous dire, amis qui me suivaient dans ce voyage dans le temps, que j’ai sollicité nos aînés par l’intermédiaire d’amis fidèles prêts à me consacrer du temps pour me venir  en aide. Je les en remercie. Tous ensemble, nous avons essayé de ressusciter cette époque si mouvementée.   Ainsi,  Henri SEROIN me rappela que Jean SEROIN , son père, fit parti du conseil municipal. Roger CONTRERAS m’apprit que Raphaël POVEDA était  premier adjoint. Voilà les seuls renseignements que nous avons pu recueillir, par manque de témoins, vous le comprenez.

La mairie des années 40 se dessinant, nous pouvons continuer notre « progression à l’envers » dans notre village sous le régime de Vichy.

Je vous rappelle que le personnel occupant une fonction publique avait été remplacé par des fonctionnaires du gouvernement de l’époque. Ainsi, M. LANGEAIS prit la place de René MARCIANO, dans la fonction de secrétaire de mairie, m’apprit Albert RICO. Paul KRAUS évoqua M. BOITIAUX, directeur d’école. Il   avait pour charge, d’éduquer les garçons mais également de  lever les Couleurs dans la cour de l’école, dès 8 heures du matin. Les élèves de toutes les classes, bien alignés et  au « garde à vous », chantaient: « Maréchal, nous voilà ! ».Et là, je m’adresse au plus jeunes de mes visiteurs. M. BOITIAUX avait  la « bonne habitude  » de surveiller la  classe des grands, armé d’une grande règle plate, restée très présente dans les mémoires . Le directeur la maniait avec beaucoup de dextérité pendant la dictée pour sanctionner les fautes. Heureux temps! N’est-ce pas ? Pour « s’occuper » des ados du village, M. KLEBER fut installé dans un bureau situé au rez-de-chaussée de la maison de M. PORTE. Capitaine dans l’Armée Française, il avait pour mission d’organiser les défilés du dimanche matin. Yvette DETORRES m’a souvent raconté que les filles  descendaient le boulevard, en jupes blanches, marchant au pas (je dirai de gymnastique ?), en chantant: « Maréchal, nous voila! ». Quand à Henri CLAVERIE, avec qui j’ai eu une agréable conversation, il se souvient encore de ces filles qui passaient devant la boulangerie de son père: «On les appelait les « JUPETTES« , me dit-il en rigolant et il ajouta, dans un éclat de rire moqueur ou nostalgique : Sais-tu qu’à l’école, l’instituteur nous avait demandé de faire un dessin qui serait envoyé au Maréchal ? J’avais dessiné un marabout, je m’en souviens! Et bien, j’ai reçu en réponse une carte postale avec le portrait de PETAIN… Toute une époque!!!»

En 1943 Paul BOUR, alors âgé d’une soixantaine d’années environ, et ayant gardé des séquelles de la guerre 14-18, laissa la gestion de la commune.

Ce fut son ami Agnel BERNARD qui fut nommé adjoint spécial. Il devint notre douzième édile de 1943-1949. Je connaissais M. BERNARD pour avoir accompagné mon père lors  d’une visite. Pour quelle raison? Je n’en sais trop rien : j’étais bien jeune! Je me souviens de ce  monsieur à barbiche blanche. Il habitait  la maison de la famille RICO, en haut du boulevard national, vers Aïn Témouchent,  en face de celle de la famille POUYAU.

 Il m’a fallu remuer ciel et terre pour entrevoir un pan de vie de cette période. Côté  Ciel, aucun résultat. Côté Terre, plus de succès.  J’ai eu quelques informations amicalement fournies par  Jean-Claude CARREGA:

«Agnel BERNARD  est né le 14 Août 1882 à TENES dans l’Algérois. Il fut instituteur à RIO SALADO aux environs de 1905. Comme son ami Paul Bour, il épousa une demoiselle saladéenne, Juliette GARCIA. »

Rapprochez-vous! Écoutez la suite. C’est Andrée CARDONA, qui m’a fait ces confidences: «Juliette GARCIA, tata TULETTE comme les enfants l’appelaient, était la sœur de Gaby devenue madame Albert CARDONA, la mère de  Jean. Juliette habitait effectivement dans la maison RICO où vécurent ma sœur Nicole et son mari Georges GARAIT

Comme son ami Paul, Agnel BERNARD «quitta la plume pour la charrue» et Jean-Claude CARREGA m’apprit  qu’il  avait obtenu une concession de 25ha à TURGOT.

Continuant mes recherches, André BERMUDES m’a raconté  que ce monsieur avait une très belle maison à l’entrée de TURGOT, dans le style des années 20, où vivait son fils Édouard, Dadou pour les amis, et Christine PLAZA d’ajouter: «Il y avait  un très beau parc».

Pourtant, M. BERNARD, je suis désolée, vous n’avez pas laissé un profond souvenir dans la génération d’amis que j’ai contactée!

Vous, qui me suivez dans ces remontées dans le temps, ne portez pas de  jugements trop sévères! Les contemporains de M. Bernard, avec qui j’ai bavardé, étaient trop jeunes pendant cette période,  les autres, les plus âgés  avaient eu d’autres soucis que  celui de s’inquiéter de  la bonne marche de la commune.

 La mandature de M. BERNARD était en fait le prolongement de celle de M. BOUR. Même climat politique, mêmes soucis, mêmes tracas, mêmes préoccupations. La FRANCE venait d’accepter la capitulation. Les rationnements  et les  restrictions étaient terribles. D’où une pénurie de denrées alimentaires, de médicaments, de textiles,… Ajoutez à cela, le retour du Front de nos soldats, de nos blessés, de nos prisonniers.  Deuils pour certains. Douleur pour les uns,  tristesse pour tous! Que leur importait  alors Agnel  BERNARD!

 Je vous laisse imaginer leur  vie en prenant connaissance de toutes ces anecdotes que j’ai pu recueillir.  Albert RICO se souvient de sa mère et de sa tante se levant à 2 h du matin pour se rendre à la boucherie ARMAND ou à la charcuterie TITO où  une longue file de Saladéens  attendait déjà l’ouverture des magasins afin d’obtenir un petit morceau de jarret ou de saucisse en échange du fameux ticket de rationnement. La viande n’était pas la seule chose qui manquait à nos Saladéens. Le café! Parlons-en du café! Plusieurs de mes informateurs ont soulevé ce problème.  Pas de café, quel malheur!! Mais nos mères et grands-mères pleines de ressources avaient trouvé une astuce: elles grillaient les grains d’orge dans un grilloir :  récipient cylindrique en tôle muni d’une manivelle avec juste une petite ouverture pour verser les grains,   le tout monté sur un foyer. Et on tournait, tournait, tournait lentement la manivelle et les grains grillaient en dégageant pas mal de fumée. Il suffisait  alors, la cuisson finie, de les moudre dans le moulin à café (de marque Peugeot, s’il vous plaît), de verser les grains moulus dans une chaussette. Oui une vraie chaussette ! (depuis longtemps abandonnée, bien sûr),  d’y verser très lentement de l’eau bouillante. Et vous aviez un ersatz de café … « délicieux ». Eh! il n’y avait rien d’autre!

Avec ce même appareil, je vous invite à une dégustation de TORAÏCOS. Non, réflexions faites, trop long à faire! Allez plutôt voir MINGO  et sa charrette, sur la place, en face du « Petit Louvre », le magasin de prêt à porter de madame NAVARRO. Il vous  les propose dans un cornet roulé dans des feuilles de « l’ECHO D’ORAN ». Un régal! Vous pouvez me croire! Surtout lorsque vous les croquiez à peine tièdes. Oh! Pardon! Où avais-je la tête? J’ai oublié de vous dire que les « TORAÏCOS » sont  des pois-chiches grillés! Je vous avoue que je n’ai trouvé ce mot dans aucun dictionnaire qu’il soit castillan ou  valencien. Je pense qu’il fait partie de notre « patois pied-noir »!

   Dans cette période troublée où tout faisait défaut, nos astucieuses ménagères taillaient les torchons de cuisine  dans les toiles usées des matelas que la tia JOSEFA , la matelassière de Rio, venait de renouveler. Bien souvent,  elles allongeaient un tablier d’écolière devenu trop court, en ajoutant un volant taillé dans une tombée de tissu. Et que vous dire  du costume du petit Jacques SALVA taillé dans la toile d’un sac à lie provenant de la cave du grand-père?   Vous n’avez pas idée de l’ingéniosité des dames de cette époque!

Ajouter à tout cela, la fabrication du  savon, dont la composition m’échappe, que l’on préparait sur le feu de bois dans un gros chaudron. Puis qu’on versait, avec mille précautions pour éviter les éclaboussures brûlantes, dans des  moules très longs. Là,  il  refroidissait, attendant qu’on le découpe en morceaux. La famille avait ainsi du  savon pour l’année. Pendant ce temps,  ma sœur, ma cousine et moi ramassions les fruits du SAPINDUS,  qui poussait dans la cour de la maison de mon oncle, et nous nous amusions à faire mousser les noix en les frottant entre nos doigts.

Pour corser cette période, Albert me parla de ce « bon » pour une paire de chaussures d’enfant que sa mère avait obtenu. Albert en fut le bénéficiaire. Il s’en alla chez M. SANCHEZ qui tenait boutique à coté de chez M.DUCHEMIN et M. ARMAND, prendre possession de ses chaussures neuves. C’était la dernière paire, heureusement à sa pointure! Merci Mon Dieu!  Défense de rire s’il vous plaît, les deux chaussures étaient du même pied! Qu’à cela ne tienne, elles étaient neuves! Albert se chaussa tant bien que mal, et s’en retourna chez lui,  traversant le terrain vague derrière la Fermette de la famille ANTON et l’école maternelle, évitant ainsi le détour par le boulevard. Tout heureux, il  marcha allègrement dans une belle flaque d’eau, et là, dans un grand éclat de rire, Albert me dit:

«Tu sais quoi? En sortant de la flaque, plus de chaussures! La semelle pendouillait toute molle. P…..! Sûrement fabriquées dans une espèce de carton bouilli ou peut-être  avec de l’alfa! Un désastre!» Il ne me conta pas l’entrevue avec sa mère.

 Paulette SANCHEZ, la sœur de Louis-Philippe GONZALES me parla,   de ses chaussures à  semelle de bois. Michelle KRAUS des siennes à semelles de liège, en ajoutant fièrement: « du liège,  venant de chez nous!».  Et, « la merguez sur le couscous » comme dit notre amie Gislène PARRES, des chaussures dont la semelle n’était  autre chose qu’un morceau de  caoutchouc découpé dans un  pneu. Vous imaginez cela! Quant à nous,  les gosses de ces années-là, nous ne sommes pas prêts d’oublier les talonnettes en fer que le cordonnier fixait à la pointe et au talon de la chaussure pour «qu’elles tiennent plus longtemps!» et qui faisaient un bruit d’enfer.  Nos aînés se débrouillaient comme ils le pouvaient.

Paulette SANCHEZ, avec qui j’ai bavardé un long moment, m’a permis, vu la richesse de ses souvenirs, de me faufiler dans l’école de filles de cette époque, que j’ai  connu aussi. N’attendez pas de photos de classes de ces années-là. L’Éducation Nationale n’acceptait plus les photographes dans les écoles.  Elles réapparaîtront après 1945. La directrice de l’école de filles, je vous parle de la vieille école, celle située en face de la place où sera construite la nouvelle église,  était madame VIARD. Je me souviens de cette dame,  et de son fils, Jean Michel, Jean-Mi. Un grand garçon blond  portant une casquette. Rendez-vous compte! Une casquette ! Quand tous nos copains arboraient fièrement le casque colonial! Enfin! Bref! En continuant notre conversation, Paulette me parla de son institutrice, Solange  NAVARRO, la plus jeune fille de madame NAVARRO.

 « En  fin d’après-midi. nous avions des séances de « tricotage ». Melle NAVARRO nous distribuait de la laine kaki provenant sûrement du magasin de ses parents, la mercerie «Grand Magasin ». Nous devions tricoter au point mousse des carrés que l’on empilait, une fois finis, sur une étagère de la classe.  Je pense qu’ils étaient ensuite assemblés au magasin pour former des couvertures envoyées aux prisonniers restés en Allemagne. »

Un événement qui marqua le village, lui revint en mémoire: l’enterrement de Sassa, François NAVARRO, le frère de son institutrice,  mort pour la France en 1943 à SFAX en Tunisie. Renée

QUILES m’a raconté que son grand-père était allé en voiture, chercher le corps de son fils. Triste besogne pour un père!

Continuant notre conversation, Paulette  me parla des leçons de catéchisme données par mademoiselle BAUBIL, de l’abbé LAMOUR,  de sa gouvernant Mémé SALOU.   Et, d’anecdotes en souvenirs, elle évoqua Melle LASSERRE, Madame CRESPO,   Madame BOUR, directrice de l’école maternelle. Je me rappelle bien de  cette dame, habillée de sombre, un bandeau de velours noir assez large lui emprisonnait les cheveux, comme un béret.

Bon, tout cela ne nous rajeunit pas! Mais avouez tout de même que ces années furent éprouvantes pour les adultes, mais fantastiques pour nous… Nous étions jeunes!

Que devenait Monsieur BERNARD dans tout ça?  Il continuait son bonhomme de chemin,  gérant  et maintenant l’ordre dans sa commune,  accompagné du secrétaire de mairie, et de son premier adjoint: Raphaël POVEDA. Je peux ajouter qu’après la libération du pays, M. LANGEAIS n’ayant plus d’ affinité avec le gouvernement de la FRANCE libérée, avait dù partir, et M.MARCIANO avait dù reprendre sa place de premier secrétaire auprès de M.BERNARD. Tout cela au conditionnel n’ayant eu aucun témoin pour le confirmer. J’ai retrouvé dans nos archives, une lettre de Roger JIMENES, il avait un emploi à la mairie de notre village. Roger a laissé de très bons souvenirs chez les saladéens, mais ça c’est une autre histoire! J’ai appris par Sylvette et Guy, ses enfants, qu’il était né le 16 novembre 1922 à AÏN TÉMOUCHENT, qu’il avait fréquenté l’école de garçons de RIO SALADO, et avait fait des études secondaires au lycée LAPERINE de SIDI BEL ABBES. En 1946 il occupa un emploi de rédacteur à la mairie de RIO. Voici donc les indformations que Roger m’avait données, informations capitales concernant la gestion de la mairie: «les employés de mairie: Antoinette CONTRERAS, Sylviane LLORENS, Marinette CAREL, Dédé BRANDO, Gaby LALLANE, Victorine BERNABEU, Antoine ARACIL,Louisette CASTILLO…étaient sous les ordres d’un secrétaire général, ils assuraient de nombreux services tels que: *La comptabilité – Le service du Personnel – Etat Civil – * Le service électoral – Le recrutement des classes (18 ans en vue d’être présentés au Conseil de Révision.) – * La déclaration des récoltes de céréales- * La réglementation et circulation des vins.- * Le service des eaux et l’assainissement.- * L’entretien de la voirie- des bâtiments communaux- des parcs et jardins- * Le gardiennage et l’entretien du cimetière. -* La police municipale- * le centre de secours- la gestion des pompiers volontaires.

Merci M. JIMENES! Vous avez été d’ un grand secours., nous connaissons mieux le fonctionnement de la mairie. J’ajouterai dans la liste des employés de notre commune, le magicien des jardins: M. SEGURA, le père de nos amis, Jean Paul et Yvon. Je vous emmenerai lors d’une prochaine balade, admirer les topiaires, ces sculptures végétales qu’il réalisait sur les haies du jardin public: le square Marius RICO.

Galerie introuvable !

Jean-Pierre SEROIN, m’a raconté que le seul souvenir de cette époque était la célébration du 11 novembre. M. BERNARD déposait une gerbe  au monument aux morts pour honorer les soldats morts en  14-18  en présence des conseillers municipaux et des élèves des écoles de filles et de garçons, tous attentifs au discours de M. le Maire., la cérémonie se terminait par une « Marseillaise » entonnée à pleins poumons par les enfants.

Agnel BERNARD dirigea la commune jusqu’en 1949. Il eut la joie de voir le débarquement des américains et enfin la libération du pays qui desserra l’étau qui étouffait la FRANCE et ses COLONIES.

Aux élections de 1949, Gontrand MILHE POUTINGON, le fils de Joseph, le petit fils d’Alexandre MILHE POUTINGON fut élu maire de RIO SALADO.

Etant donné la difficulté à rassembler des témoignages, nous invitons nos  promeneurs saladéens à étoffer  cette période en y ajoutant des anecdotes, des faits, des événements en guise de commentaires. Pourquoi pas ? ?

 

La Saint-Pierre 2019 à Sète.



Sortant du port de SETE, les chalutiers, avec à bord les touristes et tout ceux désirant participer à la cérémonie en mer, escortés par toutes les embarcations pouvant tenir sur l’eau, se rendent , derrière la jetée afin d’honorer les pêcheurs partis en mer et jamais revenus.


Les embarcations grandes et petites se lancent vers la sortie du port dans un grand remous d’écume.

Sortant du port une petite embarcation, avec à son bord, un couple protégé du soleil par un parasol bleu se lance vaillamment dans le remous des thoniers, des chalutiers et des plaisanciers vers le lieu de la cérémonie en hommage aux marins disparus en mer.

Remous néfaste au petit hors bord: les vagues s’invitèrent a l’arrière de la coque. Ecoper devint inutile. Heureusement, le bateau de la SNSM n’était pas loin. Intervenant rapidement, nos deux téméraires furent hissés a bord. Le petit bateau le nez en l’air, regagna le port tracté par I’Ange Gardien des Mers.

Et puis, le moment du recueillement, la gerbe jetée dans les vagues, l’Ave Maria, la Marseillaise, et pour clore la cérémonie, le concert de cornes de brune de tous les bateaux venus rendre hommage aux marins disparus en mer.

La maquette de l’église de RIO SALADO réalisée par François LAROZA.

                 

Préambule :

Histoire de la maquette de l’église de Rio, réalisée par F. LAROZA.

                  Ou comment cette maquette est sortie de l’ombre.

Le bureau de l’Amicale du Rio Salado était en réunion. Nous devions préparer notre rassemblement de Pentecôte. Auparavant, nous devions rendre compte de notre entrevue avec le Président du Centre de Documentation Historique sur l’Algérie (CDHA) au sujet d’une éventuelle maquette représentant un endroit de notre village cher aux Saladéens (la place du village, haut lieu de tous les faits marquants de notre communauté) qui serait placée dans la salle d’exposition du CDHA. La réalisation s’avérant hors de prix, nous pensions abandonner le projet lorsque Gérard LAMBERT nous parla de la maquette de l’église de Rio réalisée par François LAROZA. L’idée nous enchanta. Il nous suffisait d’aller exposer le projet à M. PEREZ, président du C.DHA. Comme le lundi, nous devions, Jacques et moi, nous rendre, sur son invitation, à la faculté de médecine de Montpellier, assister à l’inauguration d’une exposition sur les Médecins de la colonisation de 1830 à 1962 en Algérie , nous en avons profité pour lui parler de la maquette. L’affaire étant en bonne voie. Danielle LONG- RODRIGUEZ, présente au CDHA en tant que bénévole, prit la relève, fixant les rendez-vous entre  M. PEREZ et notre président E.REYNE.

Grâce à la bonne volonté de Gérard et Monique LAMBERT, qui allèrent  chercher la maquette dans le  Lot, nous avons pu l’admirer lors de notre rassemblement de Pentecôte.

L’interview de François LAROZA :

J’ai voulu en apprendre davantage, afin de vous faire connaître cette œuvre d’art. Le mot n’est par fort, loin de là. J’ai donc pris contact avec François.

Alors nous t’écoutons François. Raconte-nous comment l’idée t’est venue de faire une telle maquette:

«Je vais essayer de faire au mieux pour vous donner une idée du parcours de la maquette de l’église de Rio. Alors? Par où commencer? (un temps de réflexion et François reprend). Au printemps 1958, j’avais 16ans, j’ai construit, pour occuper mes après-midis, une petite pagode népalaise en utilisant uniquement des allumettes. Le résultat fut, on va dire, sympathique. C’est là que l’idée de réaliser une maquette -une grande cette fois- a commencé à germer dans mon esprit. Rapidement, j’ai pensé à l’église du village. Je l’ai toujours trouvée belle. Je l’ai toujours admirée. Comme j’en parlais à une de nos voisines qui observait ma petite pagode, elle me répondit d’un air moqueur: «J’aimerai bien voir ça!». Je n’hésitai pas à prendre ma décision. Aussitôt,  je me mis au travail. Très vite, j’ai compris que je me devais de respecter les règles élémentaires de solidité de la maquette: les proportions, l’échelle etc., etc. Du coup, je me suis rendu compte que le support prévu était beaucoup trop petit. En effet, chaque détail devait occuper l’espace qui devait être le sien dans l’ensemble réalisé pour que la structure reste cohérente. Avec quelques astuces et je pense, un peu de réflexion, j’ai toujours trouvé des solutions et c’est ainsi que mon affaire démarra.

Mon premier but fut de commencer à dessiner sur un carnet les détails du « bâtiment » point par point. Tout y passait: portes, fenêtres, rosaces, clocher, toitures ….Cela m’a pris beaucoup de temps, j’allais m’asseoir sur le seuil de chez M. DUCHEMIN, avec crayons et cahier. Je prenais les mesures, un œil fermé, bras tendu  me servant de mon pouce,  comme je l’avais appris en classe de dessin, notant tout dans les moindres détails. Ça en valait  la peine, car je ne savais pas à ce moment là que je ne terminerai pas ma maquette en Algérie, mais en France.

Cette construction me prit beaucoup de temps (de 1958 à 1963). Il  fallut faire appel à ma famille, mes voisins, mes amis pour amasser les allumettes indispensables à la réalisation de  la maquette. Et, en possession des « matériaux » et des « plans » que je m’étais fabriqués, je commençai les « travaux ». Sur le périmètre que j’avais tracé, les murs ont commencé à s’élever et les détails ont trouvé peu à peu leur place. Pour les parties les plus délicates  à installer, comme les toits, par exemple, j’ai dû  improviser et poser une charpente faite de planchettes. Elles servaient de support aux allumettes qui en l’occurrence firent office de tuiles. Dans ce cas particulier, les allumettes étaient collées sur l’arête et non à plat, contrairement aux autres parties de la construction.

Un autre point délicat fut la rosace à cause de ses formes rondes. En effet, si on essayait d’arrondir une allumette, elle cassait. La solution en fait, était simple: il suffisait de les mettre à tremper pendant quelques heures, et elles s’assouplissaient. On pouvait alors les « forcer » et leur donner la courbe nécessaire sans les casser.

Bien sûr, tout ne fut pas simple. La maquette inachevée quitta Rio Salado dans un conteneur. Elle arriva plus que dégradée : DÉMOLIE! Il ma fallu quasiment reconstituer mon église! Heureusement, j’avais mes croquis pour m’aider!

Au départ d’Algérie, je n’avais pas encore réalisé la partie supérieure du clocher, comme vous le montre la photo prise en France. Mes petits dessins, et une carte postale de l’église sont venus à mon secours. En 1963, dans mon village d’adoption, j’ai pu terminer -enfin!- la maquette de notre belle église (la vraie bien sûr), Mon pari était gagné : j’avais réalisé mon rêve.»

J’ai demandé à François de nous donner quelques renseignements supplémentaires concernant cette magnifique œuvre d’art. Puis, je  l’ai remercié au nom de tous les Saladéens  pour cette réalisation vraiment très réussie de notre belle église SAINT MICHEL.

Sur le plan technique voici  quelques détails:

*  Épaisseur des murs: 3 allumettes minimum.

*  Épaisseur au niveau du clocher: entre 4 et 7 allumettes.

*  Vitraux: papier hygiénique teinté à la peinture à l’eau

*  Découpe: des dizaines de lames de rasoir.

*  Colles utilisées:

  – gomme arabique en morceaux de chez M TISSINIER,

  – tubes de colle Scotch de chez M. SANCHEZ,

  – colle à bois blanche M. Bricolage,

* Nombres d’heures passées: 3000 heures environ.

* Nombre d’allumettes: 55000 environ.

Un grand merci à mes fournisseurs d’allumettes usagées.

*La maquette a été exposée 5 fois:

       – 4 fois à SAINT CÉRÉ dans le Lot  dont une fois à la MAISON des CONSULS, lieu officiel d’Expo.

       – 1 fois à MORANGIS dans l’Essonne (ville qui à offert la vitrine d’Expo)

Et François s’en est retourné dans son village où il exerce outre la fonction de maire adjoint, et celle, à la grande joie des habitants, de directeur dans  différentes activités. 

La maquette, elle, a changé d’horizon. Gérard LAMBERT et André BLASCO sont allés la chercher chez François, afin de la déposer au CENTRE de DOCUMENTATION HISTORIQUE sur L’ALGÉRIE (C.D.H.A) d’Aix en Provence. Ernest REYNE,  président de l’AMICALE du RIO SALADO  les y attendait. Danielle LONG prit les photos. Replacer la protection en verre fut un problème vite résolu. Et la magnifique maquette de François, un petit morceau de notre village, est maintenant au C.D.H.A où elle y séjournera pendant longtemps, exposée aux regards des visiteurs.



Le lien ci-dessous vous transportera au CDHA qui a réceptionné la maquette.

http://www.cdha.fr/leglise-saint-michel-de-rio-salado-au-cdha

Pentecôte 2019 : notre rassemblement.

Nous étions, ce 9 juin, réunis à Poussan dans la belle salle « Odéon ». Une salle plus petite que celles de nos rassemblements historiques, mais largement suffisante pour rassembler nos adhérents désormais et inéluctablement en nombres de plus en plus réduits. Ils étaient pourtant plus nombreux que dans nos prévisions les plus optimistes. Il faut dire aussi que nos amis d’Er Rahel, étaient accompagnés de quelques jeunes particulièrement joyeux et entraînants.

            La salle « Odéon », située en bordure de l’étang de Thau, présentait toutes les commodités. Le parking spacieux et fermé posséde des espaces de promenade très agréables par cette belle journée printanière. A l’intérieur et autour de la grande salle de restaurant de nombreuses salles annexes facilitant notre organisation et l’accueil des participants, assuré par Danielle Rodriguez-Long.  Le bar, équipé de larges frigos et tenu par l’amicale autour de Richard Andréo et Etienne Rosello, n’a pas désempli jusqu’à l’heure du repas. Les convives, installés par l’incontournable Jadette Salva autour de tables rondes de huit à douze personnes, ont apprécié l’excellent repas servi par le traiteur et ponctué, jusqu’en fin d’après-midi, d’intermèdes musicaux et dansants animés par un sympathique D.J.     

            Le rassemblement s’est achevé sur une satisfaction unanimement exprimée par les participants qui ont pu consulter l’exposition de Jadette (encore elle !) centrée sur l’actualité du cimetière de Rio Salado. Ils ont également eu la surprise de pouvoir admirer la splendide maquette de l’église du village, réalisée par François Laroza, exclusivement à partit d’allumettes collées. Pour cette réalisation, François a consacré 3000 heures de travail dont la plus grande part à RIO même, avant le grand départ. Elle  sera désormais exposée dans les locaux du CDHA (Centre de Documentation Historique de l’Algérie) d’ Aix en Provence,

 Pas la moindre critique n’a été relevée de la part des participants heureux de se retrouver après un temps d’errance et souhaitant le renouvellement de ce nouveau type de rencontre.

Nouveau départ ?

Vidéo : vue panoramique de la salle par Jayme SALVA.

Dernières photos et vidéos de Jean-Pierre MUNOZ.

Vidéos JP Munoz : l’entrée à l’Odéon.

Les plans de tables (merci Jadette).

Le rendez-vous au bar…

Avant le repas :

Extrait du discours du président.

Extrait du discours de Jean-Marc GELY (CDHA)

Le bal (extrait 1).

Le bal (extrait 2)

Conseil d’administration du bureau de notre amicale. (mai 2019)

Etaient présents : Danielle et Yves ANDREO  –   André BLASCO –  Denise et René CARDONA – Michelle CHORRO – Dolorès et Antoine  CLEMENT –  Renée PASTOR/CURTI – Blondine et Georges DESCAT – Marie-Claire ESCUDERO – Suzanne et Raphaël GRAS –  Monique et Gérard LAMBERT ––- Chantal et Jean-Louis LOZANO – Marie-Paule MIRALLES – René MIRALLES -–   Nicole et Ernest REYNE  –  Carmen RIPOLL – Jadette et Jacques SALVA.

 

Etaient excusés : Richard ANDREO – Henriette et Daniel ARACI – Simone et Rémi BELTRAN  – Rosette et André BERMUDES – Denise et Hilaire CLEMENT – Marie-, Christine et François ESCUDERO  –  Josette LOPEZ – Nicole et Albert LOPEZ – Anne-Marie MARTOS – André MARZULLO – Christine  er Joseph PLAZA – Salustiana et Francis QUILES – Françoise et René REQUENA – Danielle RODRIGUEZ/LONG – Armand ROSELLO – Etienne ROSELLO – Jacquelin

Cette réunion avait pour objet principal de préciser les derniers aspects de l’organisation du rassemblement du 9 juin  prochain à Poussan.

En préalable, 2 informations :

  • Notre ami Jean-Jacques LION, président du CSCO a été, très récemment, victime d’un AVC. Il est actuellement hospitalisé, mais les nouvelles concernant son état sont toutefois  rassurantes. Il a néanmoins dû reporter son voyage en Algérie et au cimetière de Rio Salado.
  • Mme Lydie BOZON- GONZALES, présidente de l’association  des anciens de Beni Saf, en relation avec le CSCO, a pris contact avec nous pour solliciter quelques conseils.

ORDRE DU JOUR :

  • Inscriptions : Plus de 130 personnes sont à ce jour inscrites (et participation payée) pour la journée du 9 juin. Pour les reconnaître, ils arboreront un pin’s de Rio dont nous détenons encore un joli stock.
  • Apéritif : L’organisation de l’apéritif est à la charge de l’amicale qui offre la kémia et servira anisette et autres boissons au prix de 2 € le ticket. Quelques boissons (bières, jus de fruits…) seront réservées, au frais,  pour l’après-midi.
  • Après-midi dansant jusqu’à 21 heures tout au plus.
  • Le repas étant préparé et servi par le traiteur (dessert compris), nous ne pourrons offrir ni mouna traditionnelle ni alcool. Par ailleurs, le conseil n’a pas souhaité organiser une tombola.
  • Ernest REYNE, président.

EN DESCENDANT le BOULEVARD : 7ème balade.

          Et nous voilà, sirotant un café, grignotant un longuet au comptoir du BAR MACIA, prêts à nous lancer, pour la septième fois, à la découverte d’une rue de notre village. Nous allons essayer de remuer les cendres  de notre jeunesse passée la-bas. Alors? Vous me suivez?

Tout d’abord, je tiens à faire amende honorable: La famille JUAN compte quatre garçons: Emile, Christian, Jean-Paul et le dernier Yves que j’avais oublié. Heureusement, parmi nos « promeneurs », Marie Claire et Gérard m’ont rappelée à l’ordre. Que voulez-vous, ma mémoire a besoin d’un coup de main de temps en temps.

Donc, si vous le voulez bien,  continuons  notre promenade. Le Bar MACIA, disais-je, est tenu par Mme Juan et la grand-mère MACIA qui, infatigablement  va du bar à la boulangerie, de la boulangerie au bar, au service des clients. Une porte mitoyenne permet le passage de l’un à l’autre. M. JUAN est au fournil, qui n’est pas  dans l’arrière-boutique, comme vous le pensez, mais rue Marcelin ALBERT. Gérard me l’a dit, Émile me l’a confirmé. Bien sûr, rue Marcelin ALBERT ne vous « parle » absolument pas. A moi non plus d’ailleurs. Pourtant, si je vous annonce: le four est dans la rue qui est derrière l’école de garçons et qui conduit au stade de basket, là,  vous la localisez mieux, n’est-ce pas? C’est normal, nous ne connaissions pas le nom des rues de notre village. Sortons du bar. Attention! Il y a trois marches à descendre. Tient! Voilà M. JUAN qui revient du fournil avec la deuxième fournée de la journée, il va décharger sa charrette et  la remiser dans la cour de la boulangerie où se trouvent plusieurs appartements.. L’un, occupé par  la famille MACIA-JUAN, propriétaire des lieux, les autres par les MILLAN et leurs fils Cilo et René. Puis par Lucienne ESCUDERO la tante de Marie Claire, les CARICONDA, les  BOBOTE, et une dernière famille, dont le nom m’échappe (leur fille Aïcha et leur garçon employé  communal). Refermons le grand portail. C’est bientôt l’heure de la rentrée. Les garçons, dont l’école  toute proche n’a qu’un  étroit trottoir, préfèrent attendre l’ouverture des portes, ici, sur ce trottoir plus large où ils peuvent jouer tout à leur aise. Allez! Nous partons? Méfiez-vous! N’allez pas marcher sur les « pignols » qui jonchent le sol.  Les pignols? Des noyaux d’abricots! Pourquoi pignol? Bonne question! Peut-être  une « importation » lointaine de nos grands-parents espagnols. Je n’en sais pas plus!  D’ailleurs, impossible de trouver « pignol » dans les dictionnaires castillan ou valencien. Considérons donc, que ce mot fait parti de notre parler « Pied-Noir » comme pas mal d’autres. Bien sûr, j’accepte avec plaisir toutes autres explications. En attendant, faites attention où vous mettez les pieds : la partie est bien avancée à ce que je vois! Gérard, Tétou, Robert, Jean-Paul, et quelques autres camarades de classe, disputent très sérieusement ce jeu d’ adresse: renverser le « montonico » formé par trois « pignols ». Ce qui permettra au plus habile d’entre eux de récuperer tous les noyaux. Gérard excelle dans ce jeu,  c’est lui qui rafle rapidement tous les pignols. Il les enferme , dans le petit sac que grand-mère GALLARDO lui a donné. Un petit sac qui vante une marque de riz ou de pâtes, je ne sais plus. Il est organisé notre Gérard , qu’est ce que vous croyez! Les autres, tête-basse, serrent dans leur poche les quelques noyaux restants qu’ils agitent nerveusement. Jean Paul transformera son dernier pignol en sifflet en le frottant sur un muret cimenté afin de l’user des deux côtés. L’amande centrale éliminée, il pourra siffler  à tue-tête et casser les oreilles de sa famille. François est ravi: il a empoché la « madré » et une belle quantité de pignols. Ces coquins ont installé leur jeu devant la mercerie de Mme ORSERO.

Essayons d’ avancer! A coté de la mercerie, la charcuterie de TITO, D’Auguste ASCENCIO plus exactement. Vous vous souvenez sans doute de son fils, ROBERT défilant sur le boulevard? Il en a fait tourner des têtes cet athlète  lors des kermesses sportives organisées par M. CERNA!  Ne rêvez pas! Retournons à la charcuterie! J’ai eu l’autre jour, une conversation téléphonique avec Flavien SEMPÉRÉ, le petit fils de M. SEMPERÉ le bourrelier, qui garde un affectueux souvenir de TITO. Rapprochez-vous, l’anecdote est touchante! Voyant la détresse de Flavien et de sa petite sœur qui venaient de perdre leur chien, TITO leur offrit pour les consoler deux petits porcelets à élever au biberon, qu’ils baptisèrent TIENT-TIENT  et VIENT-VIENT. Le premier circulait dans la rue comme n’importe quel chien, il dut être abattu lors de l’épidémie de rage. Quand  au second, il   grandissait et grossissait comme n’importe quel goret. Et dans cette période où la disette due à la guerre se faisant sentir dans le village, ce fut un drame! TITO, lui-même, vint le transformer en boudin,  pâté et saucissons. Malgré son grand désespoir, ses pleurs et ses regrets, Flavien ne put résister aux bonnes odeurs d’une côtelette grillée qu’il dévora la larme à l’œil. Ne le jugez pas sévèrement.  Vous n’avez pas connu la guerre ni la faim! Triste histoire, je vous l’accorde. Avant de continuons notre balade, regardons les élèves jouer sur le trottoir, attendant l’heure de rentrer en classe.

Passons à côté, la porte est ouverte. Attention! La cloche n’a pas encore sonné , les élèves peu pressés de se rapprocher de l’école, jouent avec une toupie, pas la métallique très colorée que l’on fait actionner en appuyant sur un genre de vis sans fin. Non M’sieurs-Dames! La toupie que vous voyez tournoyer sur le trottoir est en bois. Ce n’est pas n’importe quelle toupie! Il y a tout un travail personnel de préparation à faire avant de jouer: lui scier la pointe qui est soi-disant trop longue, lui raboter la tête pour l’alléger , et trouver la cordelette qu’il faut enrouler autour de la pointe sans  faire chevaucher les rangs. Regardez l’artiste! D’un judicieux coup de poignet, il envoie la toupie sur le sol. La cordelette se déroule. Il en garde une extrémité au bout de ses doigts. Elle atterrit sur le sol cimenté et entame une valse endiablée. Un artiste, je vous dis! Mais vous n’avez pas tout vu! Le plus expérimenté des garçons lance la sienne d’un coup très précis contre celle qui tournoie devant lui, la déséquilibrant, il l’envoie  valdinguer, (comme dit mon petit fils) dans la rigole, le caniveau si vous préférez. Tandis que la « toupie-vainqueur » continue son show sous les regards admiratifs des petits. Tout un art!. Je vou’ le dis!..

La cloche de l’école sonne, et tout ce petit monde ramasse en vitesse  pignols. toupies, cartes et osselets qu’ils enfouissent dans la poche de leur « pantalon court ». Notre ami Gérard se rue vers l’école balançant son petit sac lourdement chargé, heurtant un bras, une jambe, comme par mégarde…dirons-nous. Sa victoire l’a un peu excité. M. CONTRERAS, son instituteur, aura fort à faire avec ce garçon! Ne vous inquiétez pas, le maître a une méthode  radicale pour faire tenir en place le loustic!

Ouf! Le calme est revenu. Nous pouvons entrer dans le magasin de Mme DURA. Une mine, cette boutique! Figurez-vous que l’on trouve sur les étagères, en plus des marchandises habituelles, des réglisses, des sucres d’orge, du Zan, des cachous  La JAUNIE, des boites de coco et même… des pierres enduites de phosphore qui éclatent lorsqu’on les jette parterre, d’après les dires de Jean-Claude.  Attendez! Il me semble que je me trompe. Jean-Claude m’avait dit où dénichait ces « pierres à feu »,…..Ah! Oui! Dans la droguerie de M. TOUATI, de l’autre côté de la place. Tant pis! de toutes façons, ces pierres servaient à effrayer les filles qui , au bruit, s’éparpillaient  comme une compagnie d’étourneaux. La boutique suivante est celle de Joseph BENICHOU, le cordonnier, dont l’échoppe s’ouvre sur une porte digne d’ une entrée de chapelle: porte immense en fer forgé, et toute vitrée. Joseph est le copain de pas mal de jeunes qui viennent le voir travailler.

Nous voilà arrivés  chez M. et Mme DUCHEMIN. Ils sont logés dans les locaux que M. Albin ARNOUX  a mis à leur disposition. Vous avez une minute? J’ai le temps de vous parler de ce couple? M. et Mme DUCHEMIN sont arrivés  à Rio Salado en 1941, venant de NANTES, traînant dans leur  sillage une quinzaine d’enfants. Mme DUCHEMIN et M. DUCHEMIN, violoniste sur un bateau de croisière, et ayant perdu son travail, furent sollicités par le CENTRE GUYNEMER pour accompagner et s’occuper des enfants de NANTES , loin des bombardements et des tracas de la guerre, dans des villages d’ Algérie, Rio Salado en l’occurrence. Les Centres GUYNEMER furent crée par la vicomtesse DE VILLIERS de la NOUE , sœur d’un as de l’aviation, mort pendant la grande guerre, en décembre 1917 à 22ans!. Ces centres étaient sous le patronage de plusieurs associations dont la Croix Rouge française. Mais revenons à Rio. Ces enfants âgés de 7 à 14 ans, restèrent dans notre village jusqu’en 1945. Ils ne fréquentaient pas l’école communale, vivaient en vase clos. Je me souviens  d’être allée avec ma mère  rendre visite à Mme DUCHEMIN. Je revois cette très longue table dans l’arrière pièce un peu sombre, et tous ces garçons sagement assis, M. DUCHEMIN en bout de table. Le dimanche, afin d’apporter un peu de fantaisie dans leur vie d’exilés, ils étaient invités dans des familles.  Mathilde DAVOS et Yvette DETORRES ont, durant toutes ces années, invité trois ou quatre garçons -jamais les mêmes- à passer le dimanche en famille. Yvette a reçu des nouvelles par la suite. Nous ne savions pas grand-chose. Nous les entendions quelquefois en passant devant le rideau métallique qui fermait le local où ils vivaient. Les élèves, assis sur la marche, devant la porte, imaginaient les pires scénarios. La guerre finie, les enfants regagnèrent NANTES. M. DUCHEMIN devint notre photographe. Le temps presse, je vous raconterai plus tard, comment de violoniste puis éducateur, il devint photographe, désirant rester à RIO. Continuons notre excursion. Traversons la rue Pierre POUYOU et dirigeons-nous vers  notre première école de filles. La porte est ouverte. Quelques élèves s’attardent  devant l’entrée, terminant leurs jeux, Regardez! Là, elles jouent à « chandelle » en fredonnant: «Le facteur n’est pas passé, il ne passera jamais…» » Plus loin, elles font une ronde: « Napoléon est mort à Saint Hélène, 1,2,3, nous allons le délivrer,…». Ici elles jouent à la corde: deux fillettes balancent la corde de gauche à droite en chantant « A la salade ,mon père malade. Il est guéri au pied du lit, lundi….». A tour de rôle, les autres participantes entrent dans le jeu en sautant par-dessus la corde. Les balancements des bras des deux fillettes, deviennent alors des cercles qui s’accélèrent de plus en plus. Le jeu devient alors « vinaigrette », Les sauts sont courts et très rapides, les joueuses tiennent la cadence. Quelle prouesse! J’en suis toute essoufflée!…….. Contre le mur de la maison de Raymonde, Thérèse et Lucette MACIA, une petite fille crie : «1,2,3 soleil» et se retourne  pour  prendre à défaut les filles pas assez rapides qui avancent encore. Les plus grandes terminent une partie de ballon: elles jouent « à fumée » ou peut-être  » au ballon prisonnier ». Les deux jeux se ressemblent  quelque peu.   Il a fallu composer les deux équipes  qui  s’affronteront en essayant de s’élimer à coup de ballon. Nous ne formons pas les équipes de la même façon que les garçons.  La maîtresse de jeu va faire « la pouf! », mot par lequel commence les préliminaires. Ne  cherchez pas à comprendre, ça vient de loin. Les joueuses forment un rond. La « chef » commence par pointer l’index sur la poitrine de la première et chante, en avançant le doigt vers la suivante, et ainsi de suite:  pomme, poire et un abricot, y en a une, y en a une,  pomme poire et un abricot y’en a une de trop c’est Marie-Margot… ». A la fin de la comptine, le doigt de « la chef  » désigne la première coéquipière. Les six premières « sorties » composent une équipe. Ah! Désolée! La cloche sonne à nouveau. Il me semble que les élèves vont rentrer en classe. Dépêchez-vous fillettes où les punitions vont pleuvoir! La voie est libre. Le calme est revenu. Nous allons pouvoir nous rendre enfin à l’ébénisterie de M. SAHEL qui se trouve tout près. Le nom est écrit en toutes lettres sur le fronton de la maison. Nous avons pour guide Micheline BOUAZIZ. Elle nous raconte:«L’ébénisterie de Salomon SAHEL était rue Marcelin ALBERT, (au côté opposé au fournil de M. JUAN). Son principal ouvrier était Gustave DANER (le père de Marie Thé.) Ce M. DANER avait un courage hors du commun. C’était un ouvrier de qualité qui avait perdu trois doigts de la main droite, au cours d’un accident de scie mécanique. Malgré ce handicap, il fabriquait des meubles magnifiques. Ces meubles ont traversé non seulement les années mais aussi la Méditerranée, sans que rien ne viennent altérer leur qualité. En effet, Maurice et Raymonde BOUAZIZ  peuvent en témoigner, dès le début des années 50, mes parents ont demandé à nos chers ébénistes une salle à manger en chêne massif, et une armoire à glace. Ces meubles imposants fabriqués de toutes pièces par Gustave DANER ont maintenant plus de 60ans  et sont toujours intacts. Pas de pattes branlantes ni de portes faussées. Ils sont devenus des compagnons de vie…..Ces meubles ont été un réconfort  rappelant à chaque instant l’existence de ce que fut notre village et ses artisan.» Merci  Micheline! Avec un peu d’imagination, on peut encore entendre le rabot, la scie ou le marteau de M. DANER. Laissons-le au milieu des copeaux de bois et filons sans faire de bruit, vers la sortie. Ma mémoire vagabonde nous ramène sans aucune hâte vers notre point de départ: le bar de Mme MACIA. En passant devant l’école, nous entendons par la fenêtre ouverte,  les élèves de Mme BERTHALON chanter, en canon s’il vous plaît, « Les crapauds ». «La nuit est limpide, l’étang est sans ride, dans le ciel splendide, luit le croissant d’or, chien ni loup…».  Sur le sol, le tracé d’une marelle. Dommage! Nous n’avons pas ce morceau de carrelage, ou mieux de marbre, patiemment poli, les bords bien arrondis, que l’on poussait du pied en avançant à cloche-pied!  Je ne vous entraînerai pas plus loin, la visite a été plus longue que prévue et riche en événements. Tous ces jeux me sont encore familiers les ayant repris avec mes élèves.

          Bon! Revenons sur Terre! Le village a retrouvé son calme. Allez! Nous rentrons! Doucement, je chantonne un air venu de notre  enfance:

                                                   «Saurais-tu danser déri,déri,déra, 

                                               Saurais-tu danser sans jamais te tromper!»

 À notre prochaine rencontre,si vous le voulez bien, nous irons à la mairie, toute proche, dire bonjour à ces maires qui ont « fait » RIO SALADO.

                                                              ******************

Une coïncidence fortuite.

Un jour, avec un collègue, nous dépannions une machine. Il a vite compris que j’étais Pieds Noirs. Il m’a dit qu’il a fait l’Algérie, dans la région d’Oran.     – Tu es passé peut-être à Rio Salado ?                                                                             – Rio Salado !.. Bien sûr. J’ai même été invité par un copain, René POVEDA, à un réveillon…
En effet, je me suis rappelé que René était venu avec un copain militaire à ce réveillon. Certains doivent s’en souvenir.


« Ce 31 décembre 1959. Vous souvenez-vous du couvre-feu qui paralysait le village? Nous les jeunes, avions décidé avec l’aide de Sylviane et René mes cousins, de célébrer, malgré tout, la nouvelle année dans la salle à manger de la vieille maison. Il y a avait là : Eugénie, Norbert, Armande, Louis, Nadia, Blondine, Jocelyne, Michel, Josette, René, Sylviane, Jacques, Jadette, Odile, René, Chantal, Jean-Louis, Titou, Marie-Jo, Paul et d’autres dont les noms m’échappent. Que de souvenirs!!! Dès 8h du soir, jusque vers 6h du matin, plus personne dans les rues. Nous étions une vingtaine de copains enfermés, à enterrer l’année 59. C’était l’année du BIG BISOU, des PLATTERS, de GLORIA LASSO, de DALIDA, de Paul ANKA, de Harry BELAFONTE, de BILL HALEY…..et les cha-cha-cha, les mambos, les calypsos, les slows, les rock se succédaient. Les jupes, en tissus d’ameublement et fort juponnées, tournoyaient de plus belles! OUF!! Ça « crépite » dans ma tête! Un vrai feu d’artifice!!!! »        

Extrait de l’article de Jadette : « En descendant le boulevard : 2ème balade« .


Il est sur la photo, au fond de la salle. Il s’appelle  Étienne DURAND et habite MAUGUIO (34).  C’était quand même une drôle de coïncidence….

André Blasco