10ème balade : rue de la gare. La gare. 6ème partie.

(archive du net)

Les vacances de la TOUSSAINT sont là. Le temps est splendide. Pourquoi ne pas aller faire une petite balade à bicyclette entre amis ?

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Si cela vous tente, vous pouvez nous suivre. Nous allons nous promener du côté de la gare. Allez ! En route !

Le chemin est long, c’est vrai ! Mais un peu de courage ! Nous avons dépassé les ateliers TABBO, l’entrepôt PEREZ, l’huilerie SEROIN, la distillerie GARAIT, et nous voilà devant l’entrée de la cave CARREGA. Encore quelques coups de pédales et nous ferons une petite halte avant d’atteindre la gare.

Restons un moment sous ces arbres qui bordent la route. La chaleur de l’été n’a pas brûlé l’herbe du fossé. Et si vous vous amusez à écarter ces feuilles vertes, vos aurez la surprise de trouver une « abuelita ». Une drôle de petite fleur qui ressemble à une vieille grand-mère emmitouflée dans un foulard noir .

Je vous livre son véritable nom : « CAPUCHON de MOINE« . Joli, pas vrai !

Le capuchon du moine ou Arisarum vulgare (photo tirée du net).

Le lien ci-dessous vous en dira un peu plus.

http://nature.jardin.free.fr/vivace/ft_arisarum_vul.html

Mais l’heure avance. Allez ! En route ! Justement le train va arriver et nous aimerions le voir entrer en gare.

Pardon ? Que dites-vous ? Non ! Non ! Ce n’est pas le BOUYOUYOU. C’est la MICHELINE !

Le BOUYOUYOU, c’est le train qui amenait les curistes à la station thermale d’ HAMMAM BOU HADJAR. Tiens, je vais vous le faire connaître : il en vaut la peine !

« Le BOUYOUYOU. »

C’était plaisant à regarder, n’est ce pas ? Nous, nous avions la MICHELINE la « MICH’LINE » comme nous l’appelions qui dessert les villages depuis ORAN.

Notre MICH’LINE effectue 2 rotations aller-retour :

ORAN – AÏN TEMOUCHENT.

Une le matin et une autre l ‘après-midi.

Pour tout vous dire : sachez qu’elle atteint la vitesse maximale de 80 km/h lorsqu’elle longe le lac salé de la SEBKHA, aux environs de MISSERGHIN. Quelle prouesse!

Photo tirée du net (2026)

C’est l’administration des chemins de fer d’ ALGERIE, la CFA, qui s occupe de la bonne marche de notre MICHELINE.

Que dites vous ? Ahaah ! Pourquoi ce prénom de fille : »MICHELINE » ? Bonne question ! Tout simplement parce que les MICHELINES sont des autorails qui ont l’originalité de rouler grâce à des roues dotées de pneus sortis tout droit des usines  » MICHELIN« . C’est André MICHELIN, visionnaire et féru de voyages qui imagina ce procédé plus léger que l’acier. D’où son nom : MICHELINE.

Et merguez sur le couscous comme dit mon amie Gislène PARRES, je profite de l’ occasion pour vous informer que la CFA met en marche un train spécialement pour les fêtes de RIO SALADO le 19, 20, et 21 septembre ( Gazette AIN TEMOUCHENT ). Quelle bonne idée !

Notre micheline à pleine vitesse (photo tirée du net)

Mais laissons tout cela de côté. Revenons à notre gare de RIO SALADO. Savez -vous que notre premier chef de gare fut : Baptiste Michel CHARBONNIER ? Je l’ai lu dans l’extrait de naissance de son fils sur les registres de l’état civil de l’année 1889.

Extrait de naissance (archive du Rio Salado)

Après M. CHARBONNIER, Le chef de gare nommé à RIO fut M.Maurice PORTE. Oh ! Qu’arrive t-il ? Ne vous emballez pas ! Vous connaissiez M. PORTE ! Maurice PORTE, celui de la publicité du journal « le SEL » de l’abbé PLENIER :  » PORTE, UN NOM de MARQUE.« .

Publicité tirée du « Sel » (archive de l’amicale du Rio Salado)

M. PORTE le négociant en vins ! Alors calmez-vous et écoutez-moi !

Ce M. Maurice PORTE, négociant en vins, est marié à Cécile CARDONA. Cette charmante dame que vous avez dû rencontrer lors de vos cours d’ instruction religieuse ou aux kermesses du village. Ce Maurice PORTE est en fait le fils de notre chef de gare.

Madame et monsieur PORTE (archive du Rio Salado)

Savez-vous que M. PORTE -père, fut un chef de gare très apprécié des Saladéens. Écoutez ce que l’on pouvait dire dans l’ ECHO d ORAN du 25 juillet 1909 :

«Notre population a appris avec un réel plaisir la distinction honorifique accordée à notre sympathique et si dévoué chef de gare, Maurice PORTE, qui vient d’ obtenir la médaille du travail pour ces bons et loyaux services. Depuis 8 ans parmi nous, M. PORTE a su concilier, par l’ aménité de son caractère et ses cordiales relations, l’estime et la sympathie de tous ceux qui l’ont approché, tout en sauvegardant les intérêts de la Compagnie dont il est le représentant dans notre centre.» M. Porte a pris sa retraite en 1931.

Vous trouverez en fin d’article un extrait d’un Conseil Municipal de RioSalado concernant M. PORTE.

A ma grande déception, je ne peux vous parler des successeurs de M. PORTE. Les informateurs capables de nous en parler ne sont plus parmi nous. Hélas ! Mais au diable la tristesse ! Faisons impasse sur cette époque et « redescendons » sur le quai de notre gare .

Tiens ! Regardez qui va là : M. WAGNER ! il sort de la salle d’ attente. Savez -vous que René WAGNER, notre chef de gare, actuel, est en poste à RIO, depuis 1951 ! Il habite dans l’appartement de fonction situé au dessus de cette salle, et de la salle réservée aux colis arrivés par le train. Parmi lesquels se trouvaient, soit dit en passant, les journaux sportifs que Titou REYNE et Paulo COVACHO venaient récupérer d’un « coup de bicyclette  » le dimanche soir.

Archive de l’amiacle du Rio Salado.

M. Wagner habite à la gare, en compagnie de son épouse et de ses trois filles : Renée, Luce (de qui je tiens pas mal d’ informations) et la benjamine Violette. Pour ne rien vous cacher, la famille WAGNER vient d’une localité proche de SAÏDA : NAZERED FLINOIS, où M. WAGNER exerçait son métier de chef de gare..

Actuellement, chef de gare à RIO, il a un employé, M. MACIA ,qui est le « facteur enregistrant« . C’est ainsi que l’on nomme le préposé à la vente des billets et à la surveillance des colis arrivés par le train.

Il y a un troisième employé de la CFA dans la gare, plus exactement un « agent intérimaire qui prend la continuité des services pendant un laps de temps pour éviter les cassures dans le système ». M. André CUNEO, nommé entre 1945-46, est cet agent là. Il assure le remplacement des chefs de gare de toute la région, en cas d’ absence de l’un d’eux. Ce qui nous permet de penser qu’avant l’arrivée de M. WAGNER, M. CUNEO a pu assurer la fonction de chef de gare pendant quelques temps. Là aussi ,je n’ affirme rien. Plus aucun témoin pour nous renseigner!

M. CUNEO loge au village, rue Marcelin ALBERT, avec son épouse et ses deux enfants Pierrette et P’tit Louis qui m’a aidé à vous promener dans la gare.

Archive de l’amicale du Rio Salado

Mais revenons à notre gare. Celle qui nous tient à cœur. Celle de RIO SALADO. La salle d’ attente est grande ouverte et les bancs en bois alignés le long du mur face au guichet, nous invitent à un moment de repos.. Si le cœur vous en dit, profitez-en ! Histoire de reprendre votre souffle car la visite n’est pas terminée !

Le train venant d’ ORAN, MISSERGHIN, BOU TLELIS, LOURMEL, ER RAHEL entre en gare. Quelques voyageurs sautent sur le quai.

Pas grand monde aujourd’hui pour RIO! Monsieur WAGNER, un sifflet dans la main, surveille le déchargement des colis,pendant que M MACIA, les emporte. Un coups de sifflet strident annonce le prochain départ de la Micheline. «  ATTENTION, reculez, éloignez- vous des rails, le train va repartir ! « .

Voyez ! M. WAGNER agite un drapeau en bois de couleur rouge annonçant le départ immédiat du train.

«Les voyageurs pour TEMOUCHENT , en voiture! Le train va démarrer ! ».

Au revoir et bon voyage ! Tiens !Mais c’est Andrée, une pensionnaire du collège, qui nous fait signe de la main, et c ‘est aussi Odile ! Au revoir et Bon Voyage !

Et voilà ! La Micheline s’ébranle lentement et va continuer son parcours. Et nous, nous reprenons nos vélos. Nous devons filer à toute allure vers le village.

Au revoir ! Je vous contacterai si une nouvelle promenade est prévue.

Ah ! Une dernière précision : René WAGNER s’est retrouvé, après 1962, à la gare de MÈZE dans l’HÉRAULT à dépanner le chef de gare malade, et de ce fait , est devenu pendant quelques temps le voisin de la cave : les Vins SALVA. Un des rails, pour les besoins du commerce, terminait sa course dans la cave de Jayme SALVA.

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QUI POURRAIT ME DIRE ?

          Bonjour à tous

AUJOURD’HUI, POUR MOI, LES SOUVENIRS ONT PRIS LE PAS SUR LES PROJETS.

Après de longs mois de silence, je reviens sur le site de notre amicale.
C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai lu l’excellent reportage de B. AGULLO. Les photos sont magnifiques et elles nous ramènent à ce Paradis qu’était la baie le l’Ile du CHACAL avec ces 5 îlots protégés par le CAP FIGALO.

C’était pour moi un endroit où j’aimais me retrouver avec les amis pour d’interminables parties de pêche et casse-croute.
J’ai mille anecdotes et souvenirs de ces moments.
J’ai beaucoup ‘’parcouru’’ ces lieux sur Internet et autres GOOGLE MAPS. C’est ainsi que j’ai appris que notre Ile du CHACAL s’appelle maintenant Ile de SBIAAT
Il est aussi souvent cité, au pied du CAP, une « PLAGE de la GUITARE« .

Dans la rubrique ‘’QUI POURRAIT ME DIRE’’
J’aimerais savoir pourquoi ce nom ?
Et pourquoi nos anciens avaient baptisé ‘’Ile du chacal’’.

Je demande à Georges GIRARDET, s’il lit ce message, de se mettre amicalement ‘’hors-jeu’’ quelques jours (Je suis sûr qu’il connait la réponse).
S’il en est d’accord, pour faire vivre le site, je suggère que nous échangions des souvenirs de cette plage par des commentaires.

 Ses interviews d’il y a quelques années ( que j’ai hélas perduees) étaient remarquables.

MERCI. Bien amicalement
René CARDONA
ABIDJAN
21 Septembre 2025

Les enfants de Nantes à Rio Salado.

1941-1945

Les enfants de monsieur Duchemin.

Aujourd’hui, nous ne ferons pas de balade dans RIO SALADO. Je vous parlerai d’un fait qui compta dans la vie de nos villages d’ ALGÉRIE dans les années 1940 .-1945.

Archive de l’amicale du Rio Salado

C’est en fouillant dans nos archives, que j’ai retrouvé un échange de lettres avec celle qui fut la Présidente de L’ ECHO de L’ORANIE :

Madame Claude-Sandra RAYMOND.

Elle était à la recherche de documents « lui permettant de mettre en lumière l’œuvre des familles Pieds- Noirs, qui, de 1941 à 1945, ont recueilli des enfants métropolitains en ALGÉRIE et en TUNISIE ».

Puis-je rappeler à la jeune génération qui a la curiosité de nous suivre dans nos balades, que la FRANCE était en ce temps-là occupée par les Allemands. Les alliés venus en aide pour repousser l’envahisseur furent obligés de bombarder des villes comme Nantes .

D’après le net : Loire Atlantique – archives Départementales.

Le lien ci-dessous, tiré de la une de Ouest-France, vous éclairera sur ce qui fut un terrible événement :

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/bombardements-de-1943-il-y-a-80-ans-nantes-sous-le-deluge-des-raids-aeriens-dfab3d8a-48d8-11ee-95fb-5373350b7482

Mme RAYMOND racontait:

« A partir de l’ occupation allemande du Nord de la FRANCE, un certain nombre d’ organismes comme :

– la Croix Rouge Française, – le Comité Ouvrier de Secours Immédiat (COSI), – la Fédération des Amicales Laïques, – Le Secours National, – La Caisse Régionale des Institutions Ouvrières ( CRIFO),…

s’unissent pour prendre en charge les enfants des zones bombardées , et pour évacuer au titre de la défense passive les sinistrés, les orphelins ou plus simplement les enfants souffrants de malnutrition, pour les placer les uns dans la zone sud, d’autres dans les Alpes du Nord ou en Suisse, un nombre important en Algérie et en Tunisie .

Originaires du Nord bien sûr mais aussi d’autres régions, une partie de ces enfants qui ont entre trois, quinze ou seize ans, en particulier ceux qui partent pour l’ Afrique du Nord, sont regroupés, en complète coordination avec la Croix-Rouge, au sein du « Centre GUYNEMER « .»

Le Centre fut fondé par la vicomtesse VILLERS de la NOUE, sœur de Georges GUYNEMER, as de la première guerre mondiale abattu en septembre 1917. Les Centres GUYNEMER furent crées sous le patronage du Géneral PÉTAIN.

Photo tirée du net .

En 1941, les enfants de NANTES furent dirigés vers RIO SALADO.

Monsieur DUCHEMIN, violoniste sur un bateau de croisières, se trouvant sans travail, et Mme DUCHEMIN ,tous deux nantais d’ origine, furent sollicités pour accompagner et prendre soin de ces jeunes réfugiés dans notre village.

M. Albin ARNOUX mit à leur disposition des locaux situés près de la vieille école de filles, face à l’ église dans ce qui deviendra plus tard le studio-photos DUCHEMIN.

Archive de l’amicale du Rio Salado

Les enfants étaient âgés de 7 à 14 ans. Le benjamin, Jean-Claude, devait être le neveu de M et Mme DUCHEMIN, d’après mes informateurs.

Ces enfants sont restés chez nous, jusqu’ en 1945.

Ils ne fréquentaient pas l’école communale. Ils vivaient en vase -clos, créant chez nous, enfants de 10ans, un malaise, voir même un mystère. Qui étaient ces enfants « enfermés dans ces locaux » qu’on ne voyait pratiquement jamais ?

J’eus la possibilité de les rencontrer. Je me souviens d’ être allée avec ma mère rendre visite à Mme DUCHEMIN, d’ entrer dans l’arrière salle, pratiquement obscure, où seule une porte donnait sur une cour intérieure.

Je revois une table très longue, tous les garçons assis, bras croisés ,et M.DUCHEMIN, en bout de la table . Que faisaient ils ? Je ne m’ en souviens pas. Mais je vous assure, : j’étais pressée de quitter les lieux.

Cécile RODRIGUEZ, la charmante amie de toutes les générations saladéennes confondues, me racontait que les gaillards n’étaient pas toujours faciles à tenir. Pour mater leur révolte, M. DUCHEMIN en désespoir de cause, les envoyait chez son père, Cécilio le coiffeur , lui donnant pour consigne, en guise de représailles, de leur raser le crâne.

Archive de l’amicale du Rio Salado

M. RODRIGUEZ, compatissant, ne pouvait s’y résoudre . Les crânes rasés n’étaient pas à la mode à cette époque. Cécilio entamait alors des discussions sans fin, entremêlées de leçons de morale. Finalement, notre bon Cécilio se contentait d’exécuter une coupe très courte. Une chose est certaine, me disait Cécile, son père n’ eut pas beaucoup de crâne à raser. Tous les dimanches, afin d’ apporter un peu de fantaisie dans leur vie d’exilés, les enfants étaient invités chez des familles compatissantes. Mathilde DAVOS, et Yvette DETORRES , à qui je dois ces photos, ont accueilli ces exilés trois ou quatre enfants, jamais les mêmes, à venir passer le dimanche en famille.

Archive de l’amicale du Rio Salado

Puis la guerre prit fin. Les garçons retrouvèrent leurs familles, et M et Mme DUCHEMIN décidèrent de rester dans ce village qui les avaient si bien accueillis. Mathilde n’eut pas le moindre petit mot de ces garçons. Yvette, plus chanceuse, reçut deux cartes postales de NANTES. Puis, le temps a passé et les souvenirs se sont estompés. Un seul mystère : pourquoi avoir garder ces enfants à l’écart des enfants du village ? Plus personne hélas! pour répondre à cette question. Etait-ce une consigne… un choix?

Archive de l’amicale du Rio Salado

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Histoire de nos villages.

Blason situé à gauche de l’entrée de la mairie de Rio Salado
(archive de l’amicale du Rio Salado)
Connaissez-vous l’histoire de nos armoiries?
A gauche : la mairie de Rio Salado. A droite : le blason de la ville.

Bien sûr, je connaissais le blason pour l’avoir vu sur le mur de la mairie, à gauche de la porte d’ entrée. J’avais lu sa devise, jusqu’à l’apprendre par cœur, mais sans plus. Alors, j’ai voulu l’étudier de plus près, connaître son histoire, savoir comment ce blason est parvenu jusque sur les murs de la mairie de notre village. Chose curieuse, j’avais constaté que les villages environnant n’en possédaient pas. Seules les villes avaient ce privilège. Je suis donc allée consulter les archives de l’AMICALE du RIO SALADO, afin d’ éclaircir ce mystère. Et voilà ce que j’ai découvert.

Le 21 décembre 1956, le maire de l’époque Gontran MILHE POUTINGON réunissait les membres de son Conseil Municipal pour leur rendre compte de son voyage en FRANCE au cours duquel, M. FOUQUES DUPARC, maire d’ORAN, avait invité les maires de FRANCE et D’ALGERIE à assister aux jumelages de divers communes du département du HAUT-RHIN.

C’est ainsi que Gontran MILHE POUTINGON rencontra de M.THROO, maire de la ville de GUEBWILLER qui accepta le jumelage de sa commune avec celle de RIO SALADO.

Pour concrétiser leur accord, ils se rendirent à GEBWILLER où une séance du Conseil Municipal eut lieu, en vue de dresser l’acte de parrainage.

M. MILHE POUTINGON fut charmé par la visite de la ville.

L’acte signé, le parrain offrit à son « nouveau filleul  » un tableau représentant les armoiries de la ville. Ce tableau donna un idée à notre maire qu’il soumit à ses adjoints, dès son retour de FRANCE.

Pourquoi RIO n’aurait pas , lui aussi, des armoiries ? L’idée fut adoptée à l’unanimité. Le directeur des Beaux Arts d’ORAN fut contacter pour établir diverses maquettes. Après examen du conseil, la maquette retenue fut celle représentant les origines du village. Elle arriva au village, accompagnée d’une note explicative ainsi rédigée:

d’argent à la barre de sinople maçonnée et bretessée chargée d’une rivière d’or, accompagnée de deux fleurs de salicaires au naturel .>>

N’étant pas familiarisée avec l’art héraldique (étude des armoiries), J’ai consulté INTERNET :

Le blason de la commune de Rio Salado. (archive de l’amicale du Rio Salado)

La « BARRE » est la pièce principale du blason. C’est une bande, placée en diagonale, qui va de l’angle supérieur gauche, à l’angle inférieur droit. Le « SINOPLE » est la couleur verte, dans les émaux héraldiques . Le terme « bretessée« nous indique que la barre est maçonnée de petits créneaux et couvert d’un émail vert (le sinople). Pour terminer l’étude du blason, je remarquais les deux fleurs que le sculpteur avait ajoutées de chaque côté de la barre,( la rivière) : deux fleurs de salicaire. Les salicaires sont des plantes communes envahissantes à fleurs rouges qui poussent à proximité de milieux humides.

Mais notre sculpteur ne s’est pas arrêté à cet écu : il a embelli le blason en y ajoutant tout autour une guirlande de feuilles de vigne entremêlées de grappes de raisin. Un listel (un ruban) complète les armoiries de RIO SALADO, en nous livrant la devise de notre village :

« D’OBSTACLE N’A CURE, FLEURIRA QUAND MÊME ! ”
Archive de l’amicale du rio Salado.
L’acte de parrainage (archive de l’amicale du Rio Salado)

Qui pourrait me dire ???

Qui s’en souvient ??

Voici quelques jours que les médias français nous rappellent que ce 26 février c’est la date anniversaire de la naissance de Victor HUGO, né en 1802.
Mais qui, parmi nous, se souvient de « notre » Victor HUGO au village ?
Il était un peu plus âgé que moi et était à l’école dans une classe au-dessus. Il avait un frère dont je ne souviens pas le prénom. Ils habitaient rue de TURGOT et, je pense, étaient parents aux LAMBERT !
J’attends avec curiosité et intérêt les réactions de ceux qui l’ont connu et s’en souviennent.
Merci à tous.
Bien amicalement.
René.

Témoignages.

Henri BOUR m’a adressé la lettre ci-dessous , écrite par sa sœur, Marie-Paule, accompagnée du commentaire suivant :

L’autre jour en mettant un peu d’ ordre dans mon bureau, j’ai retrouvé ce document qui m’a beaucoup ému. C’est un texte de Marie-Paule, ma sœur aînée, écrit dans les années 80 qui exprime fort bien, beaucoup de choses : la douleur, le désespoir, l’effort puis l’espoir, la renaissance …. Prends-le comme un témoignage de plus de notre communauté saladéenne en tant que dépositaire de notre mémoire commune ».

  10ème BALADE : la place J. FERRY.

                    Les fêtes de fin d’année sont déjà loin. Le CASINO a fermé momentanément ses portes. Les bals ne sont plus que d’ agréables souvenirs. M.ROCHER  règle  ses comptes  avec l’administration. Alors, si cela vous tente, je vous emmène, l’espace d’un instant découvrir un autre coin de RIO. Nous allons nous promener  du côté de la place Jules FERRY. Ah! La place Jules FERRY! Cela vous pose un problème, n’est-ce pas? Sachez, vous tous qui nous suivez dans nos balades, que les Saladéens sont d’incorrigibles citoyens.

 «Place Jules FERRY, s’il vous plaît ?

– Non ! Connais pas ! 

Place du VOX. Pas de problème je vous y conduis.»

L’ennui, c’est que sur un plan de Rio, vous ne trouverez jamais la place du VOX, mais bien la place Jules FERRY. J’ai  « invité » pour cette excursion,  Arlette, Denise, Christiane, Michelle, Gérard, Nadia. Etant du secteur, nos amis nous conduiront plus aisément à la découverte du quartier.

                                     

Prêts  pour ce retour dans le Rio de notre adolescence ? Alors en route ! Oubliez vos soucis et laissez-vous dériver au gré de nos souvenirs.

Nous venons de quitter Le CASINO. À votre gauche, la rue JOFFRE que nous avons sillonnée en long en large et en travers. À droite, la rue Gaëtan AMAT qui nous mène tout droit à la voie ferrée. Nous n’irons pas de ce côté -ci,  mais rien ne nous empêche de répondre aux gestes amicaux de Paul et Camille COVACHO, qui nous regardent passer depuis le seuil de leur maison.

Une petite parenthèse pour vous conter une anecdote  qu’Arlette PEREZ m’a soufflée au creux de l’oreille. Camille avait été sollicité par des parents soucieux et désireux de  combler les lacunes en anglais d’Arlette, de  Jean GALLARDO et de Jean-Jacques LAMBERT. En espagnol pas de problème, mais en Anglais ! Aïe !Aïe ! Hijo mio ! Quelle galère ! Merci M. COVACHO. Alors, imaginez les fous-rires lorsque nos amis, toujours prêts à rigoler, mélangeaient allègrement accent anglais et accent pied-noir, au grand désespoir de Camille. Je n’ai pas pu savoir si ces cours avaient été bénéfiques, mais, vue l’ambiance ! …  Fermons la parenthèse, et continuons notre visite.

 Allez, suivez-moi , prenons la rue François ARNOUX, c’est la plus directe. Sur votre droite, le fief de  la famille PEREZ Joaquin, Tchimo, pour les amis,  et Candelaria.

La cour de la maison PEREZ (archive de l’amicale du Rio Salado)

 Une grande famille a défilé dans cette cour ! L’aîné, Joaquin, et Elvire,   son épouse,  les enfants : Danielle, Roger et Yves, puis Marie-Rose et Aimé GALLARDO,… maman de Paul, Jean et Simone, ensuite Clémence et François CERNA et leurs  trois filles,  Roseline, Jeanine et Christiane, les deux derniers, Henri et André. André, vous le connaissez , il est l’ époux d’ Hermance ROSELLO. Nous avions rencontré leur fils, Marc, rue Manuel  ANDREU, devant la maison du docteur ROSELLO, son oncle. Marc jouait avec ses copains Marcel et Richard. Si la mémoire vous fait défaut  allez vous promener dans « la 6ème balade« .

Clémence CERNA, les grands-parents PEREZ et Christiane (archive de l’amicale du Rio Salado)

Reprenons  notre visite. Vous me suivez ? Voici donc le grand portail de la cour des PEREZ. Vous souvenez-vous du malheur qui  frappa cette famille ?

J’ai retrouvé dans « Le Sel« , le bulletin paroissial de l’ abbé PLENIER, un article relatant l’ évènement:

«Février 1956: décès de Candélaria PEREZ.

Madame PEREZ nous a été enlevée dans des conditions particulièrement atroces.  Elle a été bardée de coups de poignard. L’émotion a été vive à Rio, la colère aussi. Pourtant les funérailles se sont déroulées dans la plus grande dignité. Les Saladéens ont les nerfs solides et font encore crédit à la justice.

Aux familles éprouvées, le témoignage de notre sympathie et de nos prières. »

                                           

Archive de l’amicale du Rio Salado.

Triste année que cette année 1956 ! Bon ! Passons ! Laissons de côté ces pénibles souvenirs et continuons notre promenade. Sur le trottoir d’en face, à l’angle de la rue, la villa de Rose et Luisico MARTINEZ. Maguy et P’tit Louis, leurs enfants,  attirés par  notre venue, ont ouvert le portillon. La maison est bâtie  dans le jardin des parents de Rose, de Marguerite et de Guy QUILES.  Belle construction !                              

Mitoyen à la villa, rue Jean ARACIL, voici  l’atelier de M. COVACHO,  tonnelier de son  métier, et père de Paulo et Camille. Brigitte PEREZ  et Francine RIPOLL, en sortant de l’école, s’ arrêtaient un moment,  fascinées par le travail du tonnelier, prenant plaisir à le voir cercler  les douelles, et donner forme au fût.

 Nous n’irons pas plus loin dans cette rue. Retournons sur nos pas. Arrêtons -nous devant la porte d’ entrée de madame PEREZ.

Place Jules Ferry. Maison PEREZ (archive de l’amicale du Rio Salado)

 Devant vous, la place Jules FERRY. Bien sûr, elle n’a pas la classe  de la place publique, du square Milhe POUTIGON. Mais aujourd’hui, elle est  très animée. Le dimanche, c’est jour de  marché. Les fermiers arabes viennent vendre leurs produits. C’est ce qui explique l’effervescence du lieu.

Il y a  quelques années, la place ne présentait pas ce tableau coloré. Autrefois, ce marché dominical avait lieu sur le  grand  terrain   situé devant l’ ancienne école de filles près de la vieille église : une place en terre battue où se tenaient ce fameux marché du dimanche et les manèges lors des fêtes du village. En particulier,  notre fameuse « chenille » qui nous donnait des sueurs froides, lorsque la vitesse de rotation s’accentuait et que la capote bâchée se dépliait  dans l’obscurité, enveloppant tous les sièges. Alors,  les   cris de peur ou d’excitation fusaient   de toutes part, mêlés aux grincements de la chenille ondulant sur les rails et au hurlement tonitruant de la sirène qui signifiait la fin de la promenade, permettant ainsi à « d’éventuels rapprochements »  de reprendre leur place. Et oui…c’était il y a longtemps !  

(archive de l’amicale du Rio Salado)

Et puis en 1953, le 23 mars plus exactement, Mgr LACASTRE, évêque d’  ORAN, vint spécialement assister à la  pose de la première pierre de la construction de la nouvelle église Saint Michel. Et le marché du dimanche fut contraint de s’établir place Jules FERRY .                 

Place de la vieille église (archive de l’amicale du Rio Salado)
Archive de l’amicale du Rio Salado.

 Revenons sur notre trottoir. La journée s’annonce plutôt grisâtre. Sûrement l’effet des prières de nos « faiseurs de pluie« .  Tiens, justement, les voilà qui arrivent. Ecartez-vous ! Laissez passer les « Madame BONO » !   Entendez par là : « Madame Bonne Eau« .                                                                                                  

Pour appeler la pluie sur la  commune, ces musiciens arabes, au nombre de trois, déambulent dans les rues du village, derrière un jeune taureau, au pelage noir, lustré. Des colliers de perles et des  rubans, pendent à son cou. Un tapis très coloré s’étale sur son  dos. Il est le roi de la fête. Les trois musiciens ont chacun un instrument de musique différent pour accompagner la marche de l’animal :

la JAÏTA : une flûte en bois, le GALAL : un tambour, lui aussi en bois, et le TAR : un genre de tambourin muni de cymbales. La musique plutôt aiguë, couvre en partie les paroles de leur mélopée:

                        « Ya madame Bono,ateni sueldo, …. »

C’était une fête de les voir passer, lorsque nous étions enfants.

Les faiseurs de pluie (archive de l’amicale du Rio Salado)

Sur la place, les paysans ont parqué les ânes près du gros pylône électrique et plus loin, un vendeur propose  des touffes d’alfa ,en grappes sur le sol. Des « stropajos » très utiles pour faire la vaisselle.  Plus exactement, me disait Jeanine,  des « estropajos » :  des bouchons d’ alfa. L’équivalent de nos  éponges métalliques. Que voulez-vous ! Nos racines espagnoles ont eu une grande influence sur notre langage !

Un peu plus loin, sur votre droite, vous apercevez une guitoune. Pardon, une  tente blanche. C’est celle du coiffeur, ou du docteur peut-être, je ne l’ai jamais su. Ne cherchez pas le mobilier, tout se passe devant la tente. D’ailleurs regardez ! Voici un client qui s’approche. Notre chibani s’assoit en tailleur sur la natte en alfa, « la stéra ».  Le coiffeur l’ enveloppe dans une sorte de « fouta« ,  serviette en drap, et d’ un habile coup de tondeuse, lui rase le crâne. Non ! Non ! Pas de glace ni de lavabo, messieurs ! Chut ! Laissons travailler l’artiste ! Et puis, intervient le médecin. Je n’ai jamais eu la  curiosité d’aller  voir de plus près. D’ailleurs, je n’aurais osé jamais le faire. Notre ESCULAPE des rues, place des sangsues -oui, des sangsues, vous avez bien entendu-  il les dispose sur différents endroits du crâne.  Elles se chargeront d’améliorer l’état de santé du patient. Quelqu’un est intéressé? La thérapie par les sangsues revient à la mode. Il sait ce qu’il fait notre barbier-chirurgien!

Bref ! Comme   vous pouvez le voir, la place est très animée. Une agitation vive et colorée  qui faisait peur à Nadia. Enfant, elle venait  avec sa grand-mère,  fermement accrochée à sa main, affolée par l’agitation qui régnait sur la place.

Je vous laisse vous balader dans ce marché. Des souvenirs enfouis rejailliront sûrement, avec plaisir j’espère. Je vous retrouverai plus tard  pour continuer  notre balade dans  ce coin de RIO.

Alors  Buen paseo!

                           

  

Les archives du Cinéma CASINO de RIO SALADO.

Désolée de vous décevoir, je ne vous emmènerai pas, aujourd’hui, danser au « Bal des CONSCRITS ». J’avais encore un point à débattre: je voulais savoir quel était le coût de location d’un tel édifice, vu les différentes possibilités qu’elle nous offrait . Pourquoi le savoir? par curiosité ? peut être! pour le plaisir? sûrement! Malgré une recherche très poussée, je n’ai jamais pu avoir de réponse. La salle fut maintes fois retenue pour des fêtes de Noël, des fêtes scolaires, des réunions en tous genres, et surtout pour des bals: bal de la Saint Sylvestre, bal de Carnaval, bal des clubs sportifs et bal des conscrits. Ce fameux bal des conscrits où nous nous rendrons prochainement, c’est promis.

En désespoir de cause, j’allais abandonner les recherches, lorsque -parfois le hasard fait bien les choses- j’ai reçu un colis, envoyé par Colette FUENTES , la petite fille de monsieur ROCHER, dans lequel étaient rassemblées les archives du cinéma CASINO, le cinéma de son grand père.

M. et MMe ROCHER (archive de l’amicale du Rio Salado)

En étudiant les différents documents, j’ai eu la surprise d’apprendre, que le cinéma s’appelait: COLISÉE , et que monsieur ROCHER n’était pas propriétaire, mais locataire. La salle appartenait à la COMMUNE de RIO SALADO.

Lettre manuiscrite de M. ROCHER (archive de l’amicale du Rio salado)
Chambre de commerce fiche professionnelle (archive de l’amicale du Rio Salado)

Bureau d’ enregistrement (archive de l’amicale du Rio Salado)
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En continuant notre balade: Le CASINO, le cinéma DE RIO SALADO.

L’entrée du cinéma Casino à Rio Salado (archive de l’amicale du Rio Salado)

Bonjour! Et Bienvenue, vous qui me suivez dans mes balades . Je m’aperçois que mon invitation à faire la fête a eu du succès! Désolée de vous décevoir: pas de festivités aujourd’hui! Je vous le promets, nous irons danser, mais plus tard . Je dois vous avouer que le plaisir de parler de nos fêtes m’avait fait oublier la fonction première du CASINO: celle d’être un CINEMA.

Alors je vous propose d’aller en discuter, à deux pas d’ici, dans la rue François ARNOUX, dans le jardin d’ Armandine LOPEZ. Je pourrai ainsi, vous présenter tranquillement notre cinéma: notre fameux CASINO. Ce jardin a beaucoup compté pour moi. Il faut absolument que je vous le fasse découvrir. Il est juste derrière l’épicerie de ses parents. Quel jardin! A la fois verger et potager. Suivez moi: je vous y conduis. Regardez donc qui arrivent! Jeanine et Marie-Claire COLMAN. Elles viennent faire quelques achats chez Mme LOPEZ. La famille COLMAN habite tout près, à l’angle de cette rue. Laissons-les faire leurs emplettes et venez vous installer sous les arbres fruitiers. Nous allons bavarder au milieu des plates-bandes. S’il vous plaît! Ne piétinez pas les radis. Vous pouvez en croquer un, si le cela vous tente. Êtes-vous bien installés? Il y a encore la brouette qui vous tend les « bras ». Que ce jardin est reposant! Les parfums des arbres en fleurs et l’odeur de la terre arrosée flottent dans l’air. Un rêve!

Bon! Revenons sur terre. Laissez-moi vous parler du CASINO. Nous allions le dimanche après-midi au cinéma. C’était notre sortie familiale. Ma mère nous disait: «  Nous irons voir ce film chez PADILLA!« . PADILLA? Est-ce un nom? Un prénom? Avait-il un rapport avec l’actuel propriétaire: René ROCHER? Les recherches ont été ardues. « Le bouche à oreille » a bien fonctionné. Annette MILLAN m’a fait savoir , et je remercie tous mes contacts , que PADILLA était bien, le premier propriétaire du CASINO. Jean Michel NIETO , nous le confirme aussi. Son père, Gaëtan NIETO ( Gaëtano) était le projectionniste de M. PADILLA.

Gaétan NIETO

Il nous raconte ,dans le commentaire en fin d’ article, que travailler dans cette salle, qui nous intriguait tant, n’était pas une sinécure:  
«La cabine de projection était mal aérée, les charbons du projecteur ont été la cause de maux de tête., mon père devait passer le temps de la projection , le front bandé avec un chiffon mouillé».

Puis, Monsieur ROCHER devint le propriétaire du cinéma CASINO.

Renée et Marie ROCHER (archive de l’amicale du Rio salado)
Mme Rocher née Abela., Marion, Colette et Paul (archive du Rio Salado)
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9ème balade: Rue Maréchal JOFFRE, suite (4ème partie).

(Archive de l’amicale du Rio Salado.)

Bonjour. Vous qui me suivez dans mes balades, soyez les bienvenus Rue Maréchal JOFFRE. Heureuse de vous accueillir dans notre équipe. Je ne serai pas seule à vous guider. La dernière fois, des amis sont venus me rejoindre. Gérard, Michelle, Yvon, Paul m’avaient donné un sérieux coup de main. Aujourd’hui, Jeanne, le même Gérard, Nadia, Denise, Luce, Arlette, Jean-Claude, Paulette, Danièle, et Albert m’ont aidé à compléter et agrémenter mes dires. Je les en remercie.

Mes amis, mes sources. (Archive de l’amicale du Rio Salado.)

Prêts? En route pour cette 9ème balade Rue JOFFRE. Refermons doucement le portail de la villa de François, Gigi, Pierre et Marie Josée MACIA, et traversons la rue. Derrière nous, nous avons la maison de la famille DIAZ, que nous avons visitée. A côté, celle de Fernand LAMBERT et d’ Hermine NAVARRO, son épouse. Tiens! Coïncidence! Le portillon vient de s’ entrebailler. C’est Jeanne, la fille aînée de la maison. Elle a dû nous entendre et vient faire la curieuse. A moins qu’elle n’ attende le passage de quelqu’un qui lui tient à cœur? Chut! Pas de commérages! Jeanne n’aime pas ça! Elle paraît déçue. Elle nous invite tout de même à entrer chez elle. Pas de gène entre-nous, venez! Dans notre village, tout le monde se connaît et, en fouillant un peu, je suis sûre, que nous avons tous, plus ou moins, un lien de parenté . Donc, soyez les bienvenus dans le fief de Fernand LAMBERT. La cour est agencée, à peu de chose près, comme toutes celles que nous avons déjà visitées.

Jean-Jacque, Pierre, Hélène, Jeanne et leur papa dans la cour.
( Archive de l’amicale du Rio Salado).
Jean-Jacque, Pierre, Hélène, Jeanne et leur papa dans la cour.
( Archive de l’amicale du Rio Salado).
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