A Pâques : tradition oblige.

Le LUNDI de PÂQUES et sa traditionnelle MOUNA.
les mounas de la maison (photo Jadette Salva).

Cette fête de Pâques, vu les beaux jours qui s’ annonçaient, était
un prétexte pour réunir toute la famille à la maison, dans le jardin ou à la
plage. Et là, à la fin du repas, accompagné d’un petit verre de MISTELLE, on
pouvait déguster enfin, notre fameuse MOUNA .
Les origines de cette « brioche Pieds Noirs » sont multiples. Je me contenterai
de celle qui paraît la plus crédible. Nos ancêtres, en quittant l’Espagne pour
venir s’installer en ORANIE, emportèrent dans leurs baluchons, ou dans un
coin de leur mémoire, la recette de ce « pastel » . Pour célébrer les fêtes de
Pâques dans ce pays qui devint le leur, ils ressortirent la recette de notre
fameuse MOUNA.
La seule évocation de cette délicieuse « brioche Pieds-Noirs« , pétrie avec
patience et amour, continue à faire chavirer nos papilles et à réveiller le
souvenir lointain de ces journées familiales ! Hélas ! Nous avons beau
chercher, enquêter, goûter même dans les endroits soi-disant réputés, nous
ne retrouvons jamais comme « là-bas », la saveur de notre mouna .
Alors en désespoir de cause, nous vous offrons, la recette de Tonton Va
trouvée dans le livre « La cuisine de Nos GRANDS-MÈRES du RIO
SALADO
 » . Il vous donne toutes les astuces pour préparer de bonnes mounas
comme « là-bas ».

Bonne préparation et bonne dégustation!

Archives de l’amicale du Rio Salado.
Archives de l’amicale du Rio Salado.
Archives de l’amicale du Rio Salado.

Et la fête familiale se terminait, à la grande joie des enfants qui
pour une fois regardaient les grands « faire des bêtises », par un
« saupoudrage surprise » des visages des convives, par les
cuisiniers.

Archives de l’amicale du Rio Salado.

Si vous voulez aller plus loin dans les souvenirs, la catégorie « Nostalgie » en haut et à droite de cette page permet de retrouver d’anciens articles concernant ce sujet. La catégorie « Archives » (toujours en haut et à droite) est plus précise car elle se déroule chronologiquement. Il vous suffit de cliquer sur les mois correspondants. Ci-dessous, quelques-uns de ces articles. (en bleu, le lien qui vous conduit sur l’article en question.

*Pâques (suite messe des rameaux) par J SALVA  du 11 avril 2017.

http://amicaleduriosalado.com/paques-suite-des-rameaux

*Pâques !!! » de Danielle RODRIGUEZ     15 avril 2017.

http://amicaleduriosalado.com/paques-danielle-rodriguez-long

*Autour de Pâques »  de Colette INFANTES 30 mars 2021.

http://amicaleduriosalado.com/autour-de-paques

*Joyeuses Pâques chez nous!  » de Christine PLAZA Avril 2021.

http://amicaleduriosalado.com/joyeuses-paques-chez-nous

*Souvenirs Pâques 1983  » Jadette SALVA 6 avril 2021.

http://amicaleduriosalado.com/souvenirs-souvenirs-paques-1983

etc…

19 réflexions sur « A Pâques : tradition oblige. »

  1. Joyeuses Pâques à tous .
    Jadette,une plume toujours aussi intéressante.J’adore la Mouna, chaque année je me précipite sur l’étalage d’Intermarché ( car hélas) je la trouve que là,pour me régaler quand-même !
    Merci pour la recette je vais essayer de trouver le temps pour la faire 😂
    Bises à bientôt.Farida.

  2. Merci Jadette pour cette recette. Ma tante Marcelle HEY, née DE TORRES, avait commencé à me la raconter. Et puis, elle est partie au paradis en novembre dernier. J’ai encore le goût de sa Mouna et la bonne odeur qui flottait dans sa cuisine, lorsqu’elle en préparait. Alors j’essaierai la vôtre avec grand plaisir ! Joyeuses fêtes de Pâques à tous.

    1. Isabelle, je te donne le même conseil qu’à Farida commence tes préparations assez tôt le matin . Nous avions un seul regret : ne pas pouvoir les amener chez le boulanger comme nous le faisions à RIO. Cela nous ferait plaisir de voir ta production, si tu t’y lances. Bonne réussite quand même.

  3. Je me rappelle encore et toujours de la mouna et des gaspachos que l’on savourait à Pâques, ainsi que la farine sur les visages épanouis des convives …… merci pour ces souvenirs.

  4. Bonjour nous tous. Pourquoi est-ce que j’éprouve un tel frisson… du recul même… lorsque j’entends « mouna » au lien de « mona » ? Ce son « ou » qui à mes yeux -et mes oreilles- montre combien nous cédons à la mode du temps. On ne va pas se le cacher, ce gâteau pascal était appelé « mona » dans nos villages et principalement dans notre faubourg Camalonga. Cette consonance espagnole ne choquait pas à l’époque car elle désignait bien ce gâteau pétri à la maison, parfumé au jus de citrons de nos jardins et qui, de familles en familles, a réapparu dans nos foyers en France. Pourquoi le désigner d’un nom « francisé » en transformant le « O » en « OU ». Croyez-moi : gardons nos habitudes et nos … prononciations…

    1. Ami Joseph, tu n’es pas logique! tu « tiques » toujours lorsque notre langage est trop « tchapurés »! Pour une fois qu’on francise un mot… J’espère que tu as passé un bon lundi de Pâques!

      1. Deux mots m’ont fait …bondir.
        1° « tiquer » : dont j’ai douté la provenance. Car avec les Pieds Noirs, on n’est jamais à l’abri … d’étonnements. Meuh non ! GooGle nous informe que « tiquer » veut dire :
        « Manifester par la physionomie, ou par un mouvement involontaire, son mécontentement, sa désapprobation, son dépit. »
        Ex : Il a tiqué sur le prix.
        Pour m’amuser et parce que j’ai le temps, j’ai fouiné plus loin. Ainsi GooGle va même jusqu’à le traduire en plusieurs langues. Naturellement j’ai choisi l’espagnol :
        « Contracción nerviosa« .
        Je m’attendais à un mot bien de chez nous. Non ! La langue espagnole reste … classique.
        2° « tchapurés« : tu as bien fait de le mettre entre guillemets. Tu m’as évité des recherches fastidieuses et vouées à l’échec. Je reconnais là un mot bien de chez nous. Même les Algérois…
        Conclusion : gardons nos mots autochtones et … les vaches seront bien gardées.

  5. Bonjour Jadette
    Tu nous rappelles, avec beaucoup de pertinence ce qu’étaient les fêtes de Pâques chez nous, nos recettes, nos coutumes, même le concours de bilocha qui a déjà fait l’objet d’un article.
    J’ai relu les articles publiés sur le site par nos amis depuis déjà quelques années. Notammen, celui de Danièle Rodrigues Long. Il date d’Avril 2017. J’avais, sur mon commentaire, dit que nous serions 8 pour partager le Gaspacho après avoir été 40 quelques années avant. Aujourd’hui, 7 ans après, toujours à Abidjan, nous étions 2 ! Mais nous n’avons pas manqué de déployer le fanion du village, de servir des fèves fraiches (importées), de boire une anisette et de repasser le film de nos souvenirs
    Pas de Mona (n’est-ce pas Joseph) impossible d’en trouver ici. Il y a quelques années un pâtissier boulanger (même s’il était d’Alger), en faisait de bonnes. Mais, il n’est plus là…
    Tout ça pour dire, qu’après plus de 60 ans, nous n’avons rien oublié .
    A l’année prochaine.
    Amitiés.
    René
    Abidjan

    1. Mon cher René, apprends à faire toi-même la Mona… Même moi, je m’y suis mis et ma foi je suis content du résultat … On s’est régalé avec mon ami Jean-Marie Llorens… il ne manquait que la bilotcha!!!!
      Grosse bise
      Yvon

  6. Permettez moi quelques « élucubrations ».
    Cher Yvon.
    Je voulais suivre tes conseils et faire la mona moi-même.
    Donc je me suis référé à la recette de Jadette et je suis allé au Super-Marché pour acheter les ingrédients
    Pas d’huile « sans goût » en rayon. Pourtant bien fourni .
    Chez l’épicier libanais : idem oualou.
    Chez le mauritanien, il m’a regardé comme s’il voyait un extra-terrestre.
    Chez le « Diallo » guinéen : il rigole encore de ma demande.
    Je commençais à me demander si Jadette ne « s’était pas foutu de nous », quand je me suis souvenu, qu’il y a bien longtemps, ma grand- mère, qui n’avait pas été beaucoup à l’école à Rio, m’envoyait à l’épicerie de René HAGGAÏ , avec un mot qu’elle appelait « bout d’écrit » où était inscrit en phonétique « huile sans goût. Et ce qui était remarquable, c’est que Mr HAGGAÏ en avait !!!
    Autres temps, autres lieux…
    Mais c’était RIO.
    Amicalement.
    René

    1. René! quel piètre cuisinier tu fais! Si tu t’étais impliqué dans la préparation de la poêle de riz au lieu de laisser faire Camillo SALA , pendant que tu te prélassais dans l’eau de la crique des « Cagnarettes« , tu saurais que chez nous, nous n’avions qu’une seule catégorie d’huile : l’ huile d’olive. Elle avait un goût très prononcé et venait tout droit de l’ huilerie de Jean SEROIN,rue de la gare. Une huile épaisse, onctueuse et très parfumée, que nous utilisions que pour les « gros plats » . « Aïe! « les gros plats », je te le rappelle, étaient les plats en sauce, genre oya. Pour les gâteaux, nous prenions de l’ huile sans goût, qui nous arrivait tout droit de France. Exemple l’huile Lessieur : une huile sans aucun goût.

  7. Bonsoir Yvon
    Tu vois, comme je m’en doutais, notre amie Jadette, a réagi à mon commentaire.
    Effectivement, c’est à Camillo Sala que revenait la « corvée » … non, le PLAISIR… de faire nos paellas, voire nos gaspachos. Il faut reconnaître avec talent. Surtout qu’il utilisait l’huile de chez nous.
    A ce propos, Jadette, tu parles de l’huilerie SEROIN, je te mets au défi :
    Qui se souvient et pourrait me dire comment fonctionnait l’huilerie ?
    Si ma mémoire est fidèle, voici ce dont je souviens
    A la récolte, on portait les olives à l’huilerie dans des sacs en jute. Ils étaient pesés. Et
    pour 100 kg d’olives broyées, on avait droit de 12 à 15l d’huile.
    Je n’ai plus retrouvé une huile pareille. Spécialement pour l’Aïoli.
    J’attends vos commentaires.
    Amicalement.
    René

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