
« Coiffeur pour messieurs »
Notre passe-temps favori le dimanche est d’aller nous promener aux « PUCES ». Retrouver les traces du passés jetées en pâture à même le sol. Tel est le but de notre promenade dominicale.
C’est ainsi que nous avons eu le plaisir de voir traîner au milieu d’objets plus hétéroclites les uns que les autres, toute une « panoplie » de coiffeur :

Il y avait là tout le matériel dont se servait mon voisin Antoine PEREZ, coiffeur pour messieurs ! Tient ?? « coiffeur pour messieurs » ! L’expression m’est venue naturellement. En effet, de nos jours, nous pouvons lire sur la porte d’un salon :
« Salon coiffure homme ».
Inutile de nous attarder sur cette différence de langage.
Ceci dit, le salon dont je vous parle était tenu par mon voisin , Antonio PEREZ, le frère d’Anita, belle-sœur de Claudette, notre amie disparue.
Ce salon se trouvait sur le boulevard national à RIO SALADO, entre la librairie de Madame SANCHEZ , et le café de Monsieur RUIZ

Quelle a été ma joie, teintée d’ une pointe d’ émotion, je dois l’avouer, lorsque j’ai vu, gisant sur un vieux tapis, la « fin d’ une époque » : tous les outils utilisés dans un salon de coiffure pour messieurs, années 50 !
En un éclair, ma mémoire m’a « poussée », m’a « retranchée » dans le village de mon enfance.
Nous habitions en face, de l’autre côté du boulevard. Il m’ arrivait de passer d’agréables moments à regarder M. PEREZ exerçant son art. J’avais 8 ans !

Que ce salon était beau ! Le bois prédominait . Les fauteuils pivotaient à mon gré lorsque je les « essayais ». Venaient ensuite les glaces, la vitrine et tout le matériel posé sur les tablettes au-dessus des lavabos d’ un autre âge !
Antonio, en blouse blanche, tartinait copieusement les joues et le menton de son client d’ un geste cent fois répété.
J’étais surtout fascinée par la façon magistrale dont il aiguisait son rasoir. D’ une main ferme, il maintenait l’ affûtoir par le manche en bois, et de l’autre, il balançait la lame dans un va-et-vient quasi théâtral.
Alors il attaquait la barbe du client, lui laissant des joues lisses, un tantinet rougies, qu’ il couvrait d’une serviette blanche.
Coiffé de frais, le visage « propre », je revois le client qui s’observait avec attention et complaisance dans le miroir placé au-dessus du lavabo.
Muni d’ une brosse souple, Antoine époussetait les épaules faisant disparaître les derniers vestiges de la coupe. Enfin, venait alors le dernier acte, le clou de la séance : se saisissant d’un vaporisateur muni d’une poire, il tournoyait autour de son œuvre, l’aspergeant d’un nuage d’eau de Cologne, de « sent-bon » comme nous l’ appelions, nous les gosses. Nuage odorant qui enveloppait la star d’une heure, et qui signalait ainsi, à tout quidam, qu’ il sortait d’entre les mains de notre FIGARO en blouse blanche, petit peigne dans la pochette de son tablier!
En réfléchissant ….j’ aurais dû être… « coiffeur » !
Bonjour Jadette je me souviens aussi de RAMONICO le coiffeur qui venait à domicile, au fait comment se prenaient les RDV. Il n’y avait pas le téléphone dans toutes les maisons ?
Je le voyais chez mon grand-père PEREZ qui ne manquait de le taquiner « tac tac tu fais beaucoup de bruit avec tes ciseaux mais tu coupes peu de cheveux » et les informations circulaient dans le village
Je devais avoir 5 ou 6 ans
Après il a eu Monsieur JEAN
Merci Jadette pour tous ces bons souvenirs de notre village
Bises. Christiane
Il y en avait d’autres, Christiane! D’avantage de coiffeurs pour Messieurs et très peu pour Dames. A part M. JEAN, il y avait M. ARACIL, le mari de Lola, la sœur du coiffeur, Antoine PEREZ ,dont je viens de décrire le salon. Il recevait ses clientes dans la cours qui donnait sur les appartements de Mme GARAIT, la mère de Christian, de M. BENAMOU, l’ instituteur, l’épicerie de Mme TORRES. Peut-être il y en avait il d’autres. Mais M. JEAN était le « Maître » coiffeur pour Dames ,où Jeannine COLMAN et Claudine CHORRO ont fait leur début. Je n’ oublie pas NINIF, le caniche blanc frisé comme un bon chien de coiffeur, gardant l’entrée de la porte du salon. Ma hantise : sortir frisée comme NINIF!
Quand à RAMONICO, le coiffeur, il n’avait pas besoin de téléphone : les rendez-vous devaient se prendre devant les cafés, au marché ou peut-être en le hélant lorsqu’ il traversait le boulevard sur sa bicyclette. D’ailleurs Armand ROSELLO la lui avait empruntée, histoire de faire une petite balade …interdite!
Salon à côté de la pharmacie Roturier et salle de torture lorsque mon père m’y emmenait pour la coupe anti poux bien rase
Mais il me semble qu’il y avait un employé avec Mr Perez ?
Je peux l’avoir imaginé vu l’ancienneté de ces souvenirs avant 1950?
Jadette en a t’elle le souvenir???
Je n’ai pas connu ce salon de coiffure pour la seule raison que j’ai connu Rio Salado en 1955 et après mon mariage en 1958 avec Paulette Gonzalès, soeur de Louis Philippe…Je donne une information qui pourrait être bonne pour l’employé de Mr Perez…N’est-ce pas ce Saladéen, dont le nom m’échappe, qui a créé un salon de coiffure ici à Béziers après 1962 et a été mon coiffeur jusqu’à sa retraite…
tu m’ en demandes trop ,André , Les coiffeurs de RIO, je pourrais en parler, mais où se sont ils installés par la suite ? . Merci quand même pour cette information! Bonne soirée André!
Thierry, Je reconnais que ces souvenirs sont trop lointains, et qui plus est , tu étais bien jeune. Le salon de coiffure dont tu parles, situé près de la pharmacie RAUTURIER, était celui de M.. SEMPERÉ.
Ton tortionnaire était M. SEMPERÉ. Mais avoue c’était pour ton bien!
Celui de M. PEREZ était à côté de la librairie de Madame SANCHEZ.
Bonne soirée, Thierry!
Thierry, j’ai retrouvé le nom de l’ employé du salon de coiffure de M. SEMPÉRÉ:
Pierrot CANOVA.
Bonne soirée!
Merci Jadette
J’ai effectivement quitté mon coiffeur en 1952 après mon départ pour Oran et trouvé un coiffeur rue d’Arsew sous les arcades qui possédait un autoclave posé devant le miroir.
Le comble du modernisme!
Evidemment tous ces noms de coiffeurs me reviennent mais le mien c’était Mr Faure sur le bld national en face de la poste. Il avait toujours une cage avec des canaris. Mais je n’oublie pas Ramonico qui faisait sa tournée en bicyclette !
Merci Yvon, je me souvenais de ce salon de coiffure en face de chez Madame PORTE mais j’avais oublié son nom: M. FAURE.
Son salon se tenait après le café DAVOS, en direction d’ ORAN. Venaient ensuite le couloir de l’appartement où vivaient Michel et Danielle GATI, puis Madeleine, la brodeuse qui acceptait toutes jeunes filles en âge de se marier et les aidait à préparer ainsi leur trousseau. Puis, nous avions la maison de Michel CANDELA. Ma visite se termine à l’angle du boulevard national et de la rue PASTEUR. La rue Pasteur qui longeait le Jardin Public.
Pour RAMONICO, François CARREGA nous avait raconté une anecdote. Notre Oued master essaiera de nous la retrouver.
Bien sûr, parler de coiffeuses et de coiffeurs à Rio ne pouvait qu’aboutir à notre coiffeur… « ambulant » (à bicyclette de surcroit) RAMONICO. Une histoire touchante nous a été racontée il y a quelque temps. Vous la trouverez page 5 de la catégorie « anecdotes et autres souvenirs » sous le titre : « La fameuse coupe de cheveux dite de Ramonico« . Ça ne s’invente pas !!! Article élaboré par François CARREGA le 26 mai 2016 pour être plus précis. http://amicaleduriosalado.com/category/anectodes/page/5