EN DESCENDANT le BOULEVARD : 5ème balade.

La pause a été plus longue que prévue. Ne nous attardons pas davantage. Passons à côté, au salon de coiffure pour hommes d’ Antonio PEREZ. Antonio PEREZ est arrivé d’ ALMERIA, hidalgo « célibataire », qui trouva une place d’ouvrier-coiffeur chez M. FAUR. Quelques années plus tard , notre hidalgo-célibataire venu en « éclaireur », alla chercher son épouse et ses quatre enfants laissés en ESPAGNE: Antonio, Lola, Luis et Manuel. Il ouvrit son propre salon de coiffure. On pouvait lire, écrit en blanc sur la devanture:

SALON de COIFFURE PARISIEN

d’Antonio PEREZ

Oui! M’sieurs-dames! SALON PARISIEN! Date cuenta!!!!Salon de coiffure parisien!!!! Bref!passons! Plus tard un cinquième enfant vint au monde : Anita. C’est elle qui me le racontait avec une pointe d’ironie et beaucoup d’émotion. M. PEREZ n’est plus là, c’est son fils Antonio qui coupe les cheveux des Saladéens. Mme PEREZ et Anita ne sont pas loin, peut-être dans la cour commune en conversation avec les voisines. Qu’est-ce qu’il était beau ce salon!!!Avec ses glaces murales, reposant sur des coiffeuses-étagères en marbre blanc veiné de gris! Et tous ces ustensiles et récipients en métal argenté! Les tondeuses, une grande et une plus petite, le rasoir replié dans son manche, ce rasoir qui s’aiguisait sur une bande de cuir fixée à un cadre en bois! Et le bol à savon avec son blaireau! Le flacon d’eau de Cologne avec la poire que l’on pressait pour parfumer le client! Et j’oubliais! La brosse à poils longs et souples pour épousseter les derniers cheveux restés sur le col de la chemise!!! Ce que j’aimais ce salon! Et surtout, m’asseoir sur un des fauteuils que l’on faisait monter ou descendre en actionnant la pédale située à son pied. Je me suis souvent baladée dans ce salon tout simplement pour le plaisir! Laissons là, le salon de coiffure parisien d’ Antonio. Quelques pas et nous voilà devant la librairie-bureau de tabac de Mme Irène SANCHEZ, où nous allions nous procurer à la dernière minute, la gomme, le crayon qui nous manquaient. Juliette, Pierrette et Petit Pierre rôdent au milieu des magazines et des journaux de toutes sortes. J’allais acheter  » BONNES SOIRÉES » pour ma mère, mais je m’attardais devant « CONFIDENCES » et « NOUS DEUX » pas pour lire, détrompez-vous, simplement pour regarder les photos. Vous souvenez-vous de « L’ESPIÉGLE LILI »? « du journal de MICKEY? de TARZAN? De BIBI FRICOTIN? Les PIEDS NIKELÉS?….et autres bandes dessinées , qui, je dois vous l’avouer ne m’inspiraient pas du tout, mais alors pas du tout! La lecture à l’école me suffisait amplement! Si j’avais le privilège de rôder en toute impunité, chez ces commerçants-voisins, c’est qu’une franche camaraderie liait la plupart d’entre eux, et de plus lorsque je vins au monde, mon père étant mobilisé, ce fut mesdames PEREZ et SANCHEZ qui m’accueillirent: elles furent mes premières marraines. Dans les années 54 ou 55, la librairie devint librairie KSAS. Je l’ai peu connue, étant au collège.

Continuons notre promenade Boulevard National. La porte d’ entrée devant laquelle nous passons est celle des grands-parents BOUR , je crois, mais pas certaine du tout. J’espère que l’un des « promeneurs » qui nous suit dans notre balade pourra nous le confirmer. Avançons jusqu’au bout du trottoir, la rue perpendiculaire au boulevard est la rue Maréchal JOFFRE. A l’angle de ces deux rues, voici la QUINCAILLERIE-FERRONNERIE de Guy TISSINIÉ père et fils. Vous pouviez trouver de tout: depuis le ciment, le plâtre, les briques et les tuiles en passant par les ustensiles de cuisine. Vous aviez besoin de clous? d’une serrure? d’ un pot de peinture ASTRAL ou même d’un article de pêche? Vous alliez chez « TISSINIÉ ». Yves ANDRÉO, Jeannot PARADO et LOURMIL étaient à votre disposition.

Dédé TISSINIÉ établissait les commandes prises par son père, et Serge allait à ORAN approvisionner le magasin. Yves se chargeait des livraisons à domicile. Un chouette magasin! Yves avait raison: « Une vraie caverne d’ Ali Baba que cette quincaillerie!!! »

Au fait, vous ai-je dit que cette quincaillerie appartenait autrefois à la famille BOUR ?

Ne nous attardons pas, traversons le boulevard et allons en face, rendre visite à Gislène PARRES, dans le bar de son père: ‘Le BAR de l’ UNION ». M. PARRES!!! Qui peut avoir oublié le rire homérique de ce monsieur pendant les séances de cinéma au VOX? Impossible! Bon! ce n’est pas tout! continuons!

La famille PARRES est arrivée à RIO en 1945. Euh!!!Dois-je rappeler à René CARDONA que nous sommes au quatrième bar du village et que nous tenons encore le coup! Mais, je ne sais pas dans quel état nous serons lorsqu’on abordera le 13ème bar! Allons! soyons sérieux, madame PARRES nous a préparé des sardines en « escavetche » et une poignée de fèves tendres. Les escargots en sauce seront pour l’apéro de ce soir. Mais nous pouvons commander à SULTANA, installée sur le trottoir, à l’entrée du bar, un morceau de melsa grillée ou des brochettes de viande. Hum! Cette odeur! Joseph CUENCA l’époux de Gislène, me disait avoir l’eau à la bouche rien qu’en y pensant! Voyez où se cache le souvenir! MINGO puis KHADA ont succédé à SULTANA, régalant les clients du BAR de L’UNION. Madame PARRES est au comptoir, Paul, le petit frère de Gislène, est assis dans un coin. Il regarde les joueurs de BRISCA. Cela ne vous dit rien! attendez je vous explique brièvement: la brisca est un jeu de cartes rapportées d’ ESPAGNE par nos grands pères, ils se compose de quatre « couleurs » COPAS (coupes), ESPADAS (épées), BASTOS (bâtons), OROS (l’or). Le but du jeu est d’ atteindre un maximum de points en faisant des plis. Laissons tomber les explications. Je n’en sais pas plus d’ ailleurs. Voyez vos pères et grands pères pour un supplément d’ informations, et concentrez-vous sur les joueurs. Il y a, à la table de jeu, 4 personnes, deux personnes dont je ne connais pas le nom, puis le grand-père PALOMO et M. PARRES qui est occasionnellement le quatrième. Il devra abandonner la partie à l’heure de l’apéritif. Voyez le manège du grand-père PALOMO, je peux vous en parler : il y a prescription. On ne risque plus de s’ attirer des ennuis. Ce monsieur futé a un code spécial pour communiquer avec son équipier: sa casquette!.Une casquette comme en portent tous nos vieux de RIO. Rappelez-vous, César, le marseillais de M.PAGNOL avait sa réplique:« Tu me fends le cœur!» Grand père PALOMO a sa casquette. Je n’invente rien :c’est André, son petit fils qui, dans un éclat de rire, a vendu la mèche. Dès le début de la partie, l’aïeul tripote la visière de la fameuse casquette. Une mauvaise habitude? Non! Il passe un message! D’un geste machinal, il la tourne vers la droite: il a du jeu, à gauche: pas de jeu, la visière sur les yeux: le »coup » est bon! Un futé ce monsieur, je vous l’avais dit! Mais la partie n’est pas près de finir. Laissons-les se débrouiller avec les épées et les bâtons. Écoutons plutôt ce que Gislène nous raconte:

«Le bar était le rendez-vous des aficionados du football. Mon père affichait les résultats du dernier match sur un tableau noir ce qui entraînait des discussions sans fin et très animées qui finissaient toujours devant un verre d’ anisette.»

M. PARRES ouvrait les portes du bar à 4h du matin, les camions en partance pour le MAROC, avaient pris l’ habitude de faire une halte au BAR de L’UNION. Et Le lundi matin à 6h tapantes, mon père arrivait dans sa 203 Peugeot. Titou, Blondine et moi a moitié endormis étions déjà installés. Gislène venait nous rejoindre et nous allions chercher Nadia pour nous rendre au lycée et collège respectifs. Nous faisions du covoiturage en somme!

Retournons sur le trottoir devant le bar. Aujourd’hui c’est MINGO qui s’ installe. Quoi? Vous ne vous souvenez pas de MINGO? De ses beignets? De ses piroulis? Des tramoussos? Des toraïcos dans le cornet de papier? Ça ne vous dit rien? Ah! Vous m’avez fait peur! La mémoire vous revient! OUF! Donc aujourd’hui c’est MINGO qui installe sa table et son feu pour les brochettes du soir. Déjà la fumée envahit le trottoir.

La journée est bien avancée, nous devons nous dépêcher. Essayons de nous frayer un chemin au milieu de tous ces viticulteurs venus discuter le cours du vin devant le laboratoire d’œnologie de Gaston GARAIT. C’est Néné ( Thomas) RODRIGUEZ , le père de Renée et Danielle, qui s’occupe du laboratoire. Sa femme Yvonne est avec ses belles sœurs Cécile et Fifine. Justement, voilà Cécile. Elle donne un coup de main à Néné, quand celui-ci fait des analyses. Elle s’occupe du LAMPO d’ ESSENCE qui dépend du laboratoire. Pourquoi ces sourcils froncés? Qu’ai-je dit? Ah! Où se trouve le LAMPO d’essence? Mais là, devant vous,! Je vous parle de la pompe à essence ! Je vous avez dit que nous avions l’art de déformer les mots!  » LAMPO » est la marque « d’essence supérieure délivrée par la Société(Italo-Américaine (-pour le -Pétrole » voilà vous savez tout. Laissons Cécile remplir le réservoir de la « TRACTION-AVANT »de France ROSELLO, et allons feuilleter l’album photos. Nous reprendrons notre visite tout à l’heure.

Pendant que vous regardiez les photos, je faisais un brin de causette avec la boulangère. Venez nous rejoindre! Je lui disais que dans les années 35 et 36, cette boulangerie était celle de mes parents puis , M. et Mme ARACIL et leur fille Marie-Paule, ont pris la relève. Quand ils ont déménagé à ORAN, c’est Juanico et Lili SANCHEZ qui ont vendu pains et croissants. Dans les années 59-60, M. et Mme MEGRET, Henri, Marcelle et Christiane furent les derniers occupants de la boulangerie.

Mitoyen à la boulangerie, voici le « CAFÉ RALENTI » : le 5ème bar de Rio. »CAFÉ RALENTI! « . Encore une plaisanterie amicale mais que l’on doit au grand-père SERANO, patron du bar. Il avait écrit sur un grand panneau qui trônait bien en évidence au dessus de la porte d’entrée:

« Ici on boit au ralenti, mais on paie en vitesse!»

Joli! N’est-ce pas? Ce débit de boisson me faisait un peu peur. Il était tout en longueur, et n’avait pour tout éclairage, que la porte d’ entrée et celle très étroite donnant sur la cour où se trouvaient les toilettes communes. WC turcs bien entendu! Le comptoir s’étalait tout au fond de la salle. Cécile SERANO, la benjamine de la famille, arborait une magnifique chevelure blonde qui faisait tourner, sur son passage, plus d’ une tête dans Rio. Elle avait quelques années de plus que moi, c’était une grande! En haut du café, à l’étage, habitait la famille JOURDAN, cousins de René, Yvette et Christian GARAIT.Quand les JOURDAN quittèrent le village, ce fut M. BORDAS employé chez Camille RICO, et sa femme qui occupèrent l’appartement. Jeanine CORTES, sa belle-sœur, venait souvent les voir.

Sur le boulevard, les commerces se côtoyaient allègrement. Vous vous en rendez compte. Après le grand portail en bois, une épicerie, celle de Mme ESCUDERO. Nos souvenirs, et notre imagination nous permettent, à notre plus grande joie, de ne tenir aucun compte de la chronologie du temps passé. Nous sautons d’une année à une autre sans le moindre scrupule. Nos souvenirs se bousculent sans en tenir compte. C’est ainsi que nous voilà devant l’épicerie de M. ESCUDERO. Quelques années plus tôt, ce commerce se situait rue Agnel BERNARD puis, à cause de quelques tracas, et pour plus de possibilités, il fut transféré boulevard national.

C’est Mme ESCUDERO qui est au comptoir, M. ESCUDERO est maréchal-ferrant dans la cour de Pépé le « légumier ». Les enfants Annie, Claude et Marie-Claire sont à l’école communale. Un triste événement a endeuillé la famille. C’est Annie qui me l’a raconté: le 5 juillet 62, Emilio ESCUDERO, son père, s’en est allé à ORAN afin de ravitailler l’épicerie. Un voisin-ami, Juanico SOLER, le cordonnier de la rue Manuel ANDREU, l’accompagnait. Annie, Claude et Marie Claire n’ont jamais plus revu leur père ni l’ami SOLER. Une attente désespérée a commencé dans la maison. Emilio et Juanico ne sont jamais revenus, emportés par le « vent de l’ Histoire ».

Triste passage! Alors continuons notre promenade. Passons rapidement devant la porte d’ entrée de l’appartement du premier étage de M. et Madame ARACIL, et nous voici chez Cécile. Suivez-moi! Entrons! Cécile nous rendra notre bonne humeur en nous racontant une histoire un tantinet grivoise qui nous mettra en joie. Cécile est la première fille de Cécilio RODRIGUEZ après Néné, Fifine la plus jeune, épousa Pépico LOPEZ, Marie-Magdeleine et Josette complètent la famille. Je ne saurais vous parler de la famille RODRIGUEZ, Cécile me parlait peu de Cécilio son père. Je me souviens, cependant d’ une anecdote qu’elle me conta :

Cécilio était le coiffeur attitré des enfants du CENTRE GUYNEMER de RIO dont M. DUCHEMIN était le directeur. Je vous parlerai de ces enfants lorsque nous rendrons visite à M. et Mme DUCHEMIN. Aujourd’hui, je vous rappellerai que dans le but de mettre les enfants de la FRANCE occupée, à l’abri des tourments de la guerre, les responsables du Centre GUYNEMER les envoyèrent en 1941 en ALGERIE. Les enfants de la ville de NANTES furent dirigés vers RIO chez M. et Mme DUCHEMIN. Revenons à Cécilio RODRIGUEZ: sur ordre de M. DUCHEMIN, il dut, pour punir quelques « fortes têtes », leur raser le crâne. Pauvre Cécilio! Quel cauchemar! La situation de ces garçons était suffisamment pénible, pourquoi leur infliger un crâne rasé? Quelle misère ! Madre des DIOS! Il trouva une astuce: il leur fit une superbe coupe en brosse! Cécilio avait adoucie la punition. A la mort de Cécilio, Cécile transforma le salon de coiffure en un magasin où l’on trouvait des cigarettes, du fil des aiguilles, des cadeaux qui faisaient notre joie lors des fêtes des mères. Fifine et Yvonne venaient lui tenir compagnie. Lorsque les jours s’allongeaient, les commerces restaient plus longtemps ouverts alors nous nous retrouvions, nous les gosses: Renée, Marie-Madeleine, Josette, Danielle Blondine et moi assises sur la marche devant l’épicerie « à prendre le frais » avec les adultes.

Cette année là, une épidémie de rage sévit dans le village et les environs. Charlot DAVOS, notre garde champêtre, vint nous lire l’arrêté du maire, à grand renfort de roulements de tambour et de «Avis à la population». Charlot nous apprenait que les propriétaires de chiens devaient les faire vacciner et les tenir enfermer. Notre chien, de pure race bâtarde, mais fin limier, ne put résister à l’ appel de la nature. Mon père ne voulant pas l’attacher, il se sauva. La rage ne l’atteint pas. Une boulette de viande empoisonnée lui joua un mauvais tour. Il réussit à revenir à la maison, la gueule frangée de bave blanchâtre. Son chien avait été empoisonné! IMon père alla voir Joaquin POVEDA, maréchal-ferrant de son état, qui lui donna une potion à faire avaler à l’animal. Pendant deux jours, toutes les deux heures, mon père écartait les mâchoires à demi-raidies de Kiki et je lui versais la potion suivie d’un verre de lait. Quelle patience! Quelle acharnement! Kiki fut sauvé! Ils pourraient retourner ensemble, à la chasse. Plus un chien ne roda dans le village. Dans les années 54-55 mes parents vendirent leur fond de commerce à David et Salomon COHEN, et je quittais mon terrain de jeu.

Mais notre promenade n’est pas finie. Avançons vers la rue Manuel ANDREU. Vous avez là, la porte d’entrée de notre maison, la porte-fenêtre de la salle à manger et nous voici maintenant devant le café de M. et Mme REYNE. Mme REYNE est arrivée aux environs de l’année 1940 accompagnée de ses parents et de ses deux enfants Huguette et Titou. M. REYNE est encore mobilisé. Nous terminerons donc notre balade, au BAR des SPORTS. Hâtez-vous, il nous faut y être avant l’arrivée du car T.R.C.F.A, venant d’ ORAN. M. REYNE est le représentant dans le village. « L’homme à tout faire », JACKY, MILOUD de son vrai nom, va décharger « L’ECHO du SOIR » qu’il déposera dans le bar. Tous les autres colis, encombreront le trottoir. Il y aura une belle cohue! Entrons nous installer à l’intérieur. Les joueurs de belote ne sont pas encore arrivés. La table, devant l’ unique fenêtre, nous conviendra. Devant nous, deux grandes portes donnent sur le trottoir. Une seule est ouverte, l’autre est cachée par un grand rideau en bâche de chez VIDAL et MANEGAT. En face, le comptoir. De la sciure de bois recouvre le carrelage. A la base du comptoir un « repose-pieds » empêche les clients de piétiner les coques des cacahuètes, les noyaux d’ olives, les coquilles d’ escargots qu’ils jettent négligemment à leurs pieds pendant l’apéritif. A hauteur du comptoir, une second barre, permet de s’installer confortablement pour un « remeté » bien mérité. Ah! c’est vrai : qu’est ce que le « remeté »! En fait c’est « remettez » qu’ Etienne a transformé. Le « remeté » est une tournée de plus. Tiens! Voilà Mme REYNE qui revient de la boulangerie PINHIERO, avec un grand plat rempli de cacahuètes grillées toutes chaudes encore. Elle en met une poignée dans des petites assiettes en bakélite de couleur différentes, et nous les présente. Et avec ça? ……..Attention! Nous sommes ici au 6ème bar du village, l’ ami René nous inciterait à la prudence! Alors, grenadine-limonade ou demi-panaché? Réfléchissez!

Ne cherchez pas Huguette, elle est plongée comme d’ habitude dans un de ces livres, quelques part dans la maison. Titou a filé à la gare avec Paulo COVACHO récupérer le journal  » L’Équipe » -la bible des jeunes- qui arrive par le train de 5h. Les deux copains ont disparu, Ils sont allés éplucher tous les articles et les commentaires du journal. Puis, ils iront rejoindre le reste de la bande afin de débattre des résultats.

Terminez les dernières cacahuètes ! Nous devons partie avant l’arrivée des joueurs de belote. Ils ont leurs habitudes. Nous ne devons pas les contrarier: la belote c’est sérieux! La journée est bien avancée, Madame RICO installe déjà la table et le feu : c’est elle qui, aujourd’hui, prépare les brochettes .

je vous propose d’ arrêter là mes rêveries, et de revenir sur terre. Mais je vous attends ,si cela vous tente, pour une prochaine balade: nous irons rendre visite à Alejandro PALOMO, rue Manuel ANDREU.

13 réflexions sur « EN DESCENDANT le BOULEVARD : 5ème balade. »

  1. Que de souvenirs ! Nous habitions au-dessus de l’épicerie de M. Escudéro. Notre appartement donnait sur la cour du bar de M Serrano avec son poulailler, du magasin de Cécile Rodriguez et de l’épicerie des Escudero.
    Je jouais à la marelle avec Danièle Rodriguez et Josette Lopez. J’ai retrouvé une photo du retour de la messe le jour de Pâques où nous sommes toutes les 6 : Renée et Danièle Rodriguez, Marie-Madeleine et Josette Lopez et Marie-Isabelle et moi-même : Rosalie Rodriguez, fille de Séraphin et Marie Rodriguez. (Maman travaillait chez Camille RICO).

  2. Jadette!!!, tu es géniale. Bien que du village voisin, à travers ton récit, je revis ces moments
    intenses de notre vie là-bas. Rien ne manque: couleurs, langages, certains noms de famille
    qui me rappellent les amies de collège, de lycée… Merci Jadette , je t’embrasse.

    1. Merci Danielle! Mais Je suis sutout contente de savoir que notre promenade puisse te rappeller de bons souvenirs et de t’avoir dans notre groupe de « visiteurs ».

  3. je suis heureux de ces beaux souvenirs je suis le fils cadet de José Manas , mon frère qui est décède s’ appelait sylvain , Me Aracil étions cousin , je jouais avec sa fille et son fils en 62
    mon père a travailler chez Jacques Salva .
    j’ai hélas perdu toute trace de ma famille en venant en France
    merci Jadette pour ces bon moments a vous lire Robert Manas

    1. Bonjour Robert! Merci de vous joindre à nous. Jacques vous fait dire, qu’il garde un très bon souvenir de votre père, il s’occupait de la bonne marche de la ferme  » Le CLOS SAINTE MARIE », située route de TURGOT, votre père a été le gérant de la propriété pendant ces dernières années . Il vous adresse toutes ses amitiés.

  4. Jadette, je suis en train de remonter le Bd National avec ma maman Pierrette Sanchez que tu connais bien (;=)).
    Tu as évoqué la librairie-bureau de tabac de Mme Irène Sanchez. Ma grand-mère aurait rajouté : Dépot Hachette ! A ce propos, à son retour en métropole, elle s’est vu proposer de reprendre une librairie Hachette à Nîmes mais ses filles (surtout Pierrette !) s’étant mariées entre temps et elle-même remariée à Antoine Garcia, elle s’en est pas sentie le courage.
    Pierrette confirme que les grands-parents Bour habitaient bien là où tu dis, ils avaient les deux entrées qui encadraient la Quincaillerie Tissinié.
    Une anecdote en passant qui fait encore rougir Pierrette. Elle devait avoir 8 ou 9 ans et voulait acheter des sucres d’orge chez Madame Migo et en chemin elle se répétait sucre d’orge ou soutien-gorge ? Et bien sûr, quand la commerçante lui demande ce qu’elle veut, elle s’exclame : un soutien-gorge s’il-vous-plaît ! Et aussitôt celle-ci appelle son mari : « Migo! Migo! la chiquilla elle veut un soutien-gorge, et ils éclatent de rire devant une Pierrette très vexée !

    1. Tu vois Marie Dominique j’ignorais que la librairie était le depôt de la Maison HACHETTE » merci de me l’apprendre. Et, Donc je ne m’étais pas trompée c’est bien la grand- mère BOUR qui habitait au premier étage. Quand à l’anecdote que tu me racontes, j’imagine la tête de Mdme Mingo. Plus d’ une fois je les ai obsevées, elle et Anita, dans leur cour commune Quelle paire d’ amies! C’étaient des  » grandes »! Mes amitiés à Vous Deux!

      1. Je viens encore rectifier une erreur: J’ai écrit dans le texte ci-dessus que Titou et Paul COVACHO allaient chercher le journal  » l’Equipe ». Désolée! nous étions en plein TOUR de FRANCE , et l’ ECHO du SOIR éditait une ÉDITION SPÉCIALE TOUR DE FRANCE, qui arrivait dans les villages par le train de l’après-midi. Voilà ce que nos deux compères voulaient récupérer ! Merci au « promeneur » anonyme qui a corrigé mon erreur!

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