Promenade en mer. 2ème partie: escale à Turgot Plage.

Vue générale de la plage (archive de l’amicale du Rio Salado)
Entrée de la plage, les dunes, le pont.(archive de l’amicale du Rio Salado)

Nous voilà réunis à nouveau pour la deuxième partie de notre promenade en mer. Votre journée de détente à Turgot plage s’est bien passée, j’espère. Laissons Miguel et Boumédiene préparer le TRITON pour notre prochaine sortie. Je vous propose, en attendant d’aller nous asseoir sur la terrasse du CASINO, le bar-hôtel-restaurant de Grégoire et Amélie VALERO, mes parents. Nous voilà tous installés? « Perrier- menthe? café? c’est l’ AMICALE qui régale!

Le casino de G. VALERO. (archive de l’amicale du Rio Salado)

C’est une belle plage que nous avons là, n ‘est-ce pas? Et, vous savez, elle n’a pas beaucoup changé. Depuis la création du village, les cabanons en bois sont apparu au cours des ans, en bordure de mer. Alors, comme nous avons le temps, laissez-moi vous conduire dans le TURGOT-PLAGE de 1842, au temps ou RIO SALADO n’était encore qu’un poste de soldats. La plage s’étalait au soleil à l’embouchure de l’oued, entre les deux avancées rocheuses que vous avez devant vous, d’ ailleurs! Pour vous en parler, écoutez Maud ARNAUD, enfant du pays qui en préface de son livre: « La FLEUR de l’ ALOES » écrit:

« Les souvenirs de mon enfance se réveillent. Des écrits retrouvés, des traces dans la mémoire des autres vont donner vie peu à peu à tous ces disparus, gisant en terre d’ Afrique.»

Alors suivons son aïeule sur le chemin de la plage:

« …..après quatre heures de marche, le paysage changea brusquement. Leur faisant face, des dunes, vagues figées d’ une vingtaine de mètres, s’échelonnaient en bordure de plage. La baie s’ ouvrait largement. Vers la droite, une avancée de rochers noirs formait une presqu’île, un abri naturel utilisé depuis très longtemps pour la contrebande et le commerce des grains. Un vieux débarcadère l’attestait. Le bleu foncé de l’ eau, le scintillement des dunes au soleil, le foisonnement vert sombre des arbustes de lentisques et le ton mauve des tamaris en fleurs, ravissaient la jeune femme. Une brise légère se leva apportant l’odeur de la mer, atténuant la chaleur suffocante. .. »

Plage de Rio (!) en 1899. (archives de l’amicale du Rio Salado)

Voilà notre plage! Puis, peu à peu les nouveaux pionniers plantèrent le décor. La plage devint leur lieu de prédilection. Dans L’ECHO d’ ORAN de 1909 on peut lire:

: »15 Juillet 1909: L’exode de nos concitoyens vers TURGOT-TROUVILLE a commencé. Il est regrettable que le chemin conduisant du village à cette charmante plage, si fréquentée déjà, ne soit pas mieux entretenu.

Le 21 Juillet, le journaliste ajoute : Depuis quelques jours nous sommes accablés dans la journée par une température lourde et suffocante. Les nuits sont relativement tempérées. La belle plage de TURGOT PLAGE, si vaste et si commode est en ce moment, encombrée par la majeur partie des habitants de la région qui ont tout abandonné pour aller se reposer quelques semaines au bord de l’eau.

Le 25 juillet on apprend que la journée a été très chaude, un violent sirocco se faisait sentir. Le thermomètre marquait à 11h du matin 36° à l’ombre, et 42 au soleil. »

Ce cirocco quelle calamité! Imaginez le scénario0 :le souffle chaud de ce vent , la chaleur qui nous tombait comme une chape de plomb, ce soleil, qui, sur le coup de midi, prenait un malin plaisir à chauffer le sable à blanc, et pour clore le tableau, le torchon de cuisine accroché au bâton qui soulevait le panneau en bois, ouverture de tous nos cabanons, nous donnant l’ordre de rentrer dare-dare! Alors, il nous fallait traverser en courant l’étendue de sable nous séparant des lieux d’habitation, en évitant le plus possible tout contact prolongé avec la fournaise que nous avions sous les pieds. Un exploit renouvelé chaque jour! Même, nos espadrilles ne nous étaient d’aucun secours!

Plage 1920 Mme STARCK (archive de l’amicale du Rio Salado)
Plage 1920 Mme STARCK (archive de l’amicale du Rio Salado)
Cabanon en bois Anthelme SEROIN– (archive de l’amicale du Rio Salado)
Cabanons en bois en bordure de mer. (archive de l’amicale du Rio Salado)

Reprenons pied sur terre, ou sur le sable puisque nous sommes à la plage. Que de souvenirs! Les fêtes du 15 août! Cette jeunesse turbulente, tous âges confondus, de Rio et des environs se baignant dans les vagues. Les campeurs occasionnels installant leurs guitounes au bord de l’eau tout au fond de la plage, ou sous le cabanon en bois d’ un ami! Et la baie grouillant de bateaux et de barques à rames, pleines à chavirer, se dirigeant vers le lieu du concours de plongeons, vers la « boule » ce gros rocher rond perché sur la falaise, derrière le marabout, d’où nos meilleurs plongeurs vont s’affronter. Près de la rivière le concours de châteaux de sable pour les plus jeunes a commencé… Et les souvenirs d’affluer nous laissant du vague à l’âme.

La JOYEUSE ESCALE, le bar en bordure de l’oued, derrière le nôtre, prépare le bal. Vers midi, sur la plage, la plus belle fille de Turgot-Plage sera élue. La « crèmerie » de M. BERNABEU est ouverte. Dans la cuisine du CASINO, on s’ active autour des feux: on prépare la centaine de repas de midi,

« Peut-être faudra-t-il prévoir un second service? Alors ne vous attardez pas trop sur le sable les filles, il y a les tables à mettre  » nous prévient ma mère. Quelle journée! Et, là bas de l’autre côté de la rivière, la guinguette de TCHIOU bat son plein, au son de l’accordéon.

Remi BELTRAN, René REQUENA, Michel SANCHIS et leurs copains sillonnent la baie sur leur drôle d’engin: un radeau, pure invention de notre ami Rémi. Demain, le cinéma en plein air entouré de grandes bâches donnera une séance en soirée sous un ciel étoilé.

La joyeuse escale, le casino, la cremerie de M. BERNABEU (archive de l’amicale du Rio Salado)
Un 15 Août à la plage, les guitounes sont installées (archive de l’amicale du Rio Salado)
Concours de plongeons du haut de la boule. (archive de l’amicale du Rio Salado)
15 août à la plage. Concours de plongée les spectateurs (archive de l’amicale du Rio Salado)
15 août à la plage (archive de l’amicale du Rio Salado)
Le radeau de RemiRené REQUENA……(archive de l’amicale du Rio Salado)
Commentaire de Simone ROL BERNABEU

« Coucou! voilà les retardataires de cette fin d’été 1957, arrivant sur le  » 509  » supposé appartenir à Léon Gouault. Sur cette photo figurent : Alexis Rol, Simone et Lydie Bernabeu et Maguy Rol , soeur d’Alexis. Combien d’innombrables souvenirs de notre heureuse jeunesse, passée trop vite, remontent à ma mémoire« .

André, Lucien BERMUDES et les cousins. (archive de l’amicale du Rio Salado)
Concours de châteaux de sable (archive de l’amicale du Rio Salado)
Aimé MOURCET et Sylviane POVEDA (en maillot de bain) (archive de l’amicale du Rio Salado)

Dimanche, l’abbé PLENIER viendra dire la messe dans le garage d’ Achille KRAUS, sur la petite plage , en bordure de route, derrière la maisonnette du garde M. Victor. Cette petite plage de l’autre côté de l’oued, située plus exactement sur la commune d’ ER RAHEL, est accessible par un pont qui connut pas mal de déboires, les crues de l’oued l’envoyant par le fond plus d’une fois. Le second passage se faisant sur la plage par une passerelle, simple madrier d’ un équilibre précaire. Alors, allons tester cette passerelle pour visiter cette plage , cette presqu’île originale. En suivant le chemin à droite, vous aboutissez au quai JACOBIN ,où deux palans devant le garage servent à mettre à l’abri le bateau lorsque la mer est démontée. Au-dessus de ce garage, il y avait une guinguette appartenant à la famille ARACIL, avec une véranda qui avançait sur l’eau. Le chic, de l’époque me racontait Yvon LOZANO, était de plonger au pied du quai depuis la véranda, sachant qu’il n’y avait qu’un mètre d’eau. Risqué , n’est pas? Ah! Folle jeunesse! En continuant, nous arrivons au quai de SASSA et à ce rocher plat qui finissait la presqu’île.

L’embouchure de l’ oued Mellah (archive de l’amicale du Rio Salado)
Vue aérienne de la presqu’île (archive de l’amicale du Rio Salado)
Vue de la presqu’île.(archive de l’amicale du Rio Salado)
Marcelle et Annne Marie LOZANO sur le 1er pont (archive de l’amicale du Rio Salado)
Sur la passerelle d’occasion R CARDONA E BLASCO (archive de l’amicale du Rio Salado)
Une passerelle parmi tant d’ autres. Madame Mourcet (archive de l’amicale du Rio Salado)
A droite, la GINGUETTE de TCHIOU (archive de l’amicale du Rio Salado)
Les quais de la presqu’île. (archive de l’amicale du Rio Salado)

Il nous reste peu de temps, mais nous ne pouvons quitter TURGOT PLAGE sans passer voir « la dalle« . Retournons sur nos pas: voici à droite, les cabanons LOZANO, QUILES, à gauche celui d’ Emile CLAVERIE. Laissons les escaliers qui mènent chez les POVEDA, STARCK, MOURCET , au pigeonnier des LOZANO et au marabout. Empruntons la route bordée à droite par le cabanon en bois d’ Anthelme SEROIN, et l’autre plus récent, de Lucien SEROIN. Montons encore. Voilà! Celui de Joseph GOUAULT est en fin de course. Admirons le point de vue!… La plage de la GRAVIÈRE en face, à droite, au pied de la falaise qui longe la côte, où l’on trouve les cabanons les plus récents, un escalier en bois permet d’ accéder à cette crique rocheuse. À gauche, au pied du cabanon de M GRAS, devenu celui de Jean SEROIN, des escaliers descendent vers ce rocher plat à fleur d’eau où les vagues viennent mourir : la dalle !!! Que de baignades en ce lieu!

Chemin de la dalle. Cabanons LOZANO-QUILES SEROIN A-SEROIN L-CERNA- LLORENS MACIA KRAUS. (archive de l’amicale du Rio Salado)
Cabanon SEROIN et Escaliers qui mènent à la dalle. (archive de l’amicale du Rio Salado)
La dalle. (archive de l’amicale du Rio Salado)
Plage de la gravière. (archive de l’amicale du Rio Salado)

Mais le temps passe! Juste le temps d’aller voir les familles SALVA, FONT , FABRE et leurs amis volontaires pour tirer « le boliché« . Dans les archives de Juillet 2017, vous trouverez de plus amples explications et photos concernant cette pratique de pêche que nous affectionnions.

Le boliché vient d’ être tiré par les amis de Jayme SALVA devant le CASINO. (archive de l’amicale du Rio Salado)

Quand à l’oued paisible qui coule vers la mer, ne vous y trompez pas , il est dévastateur!.Allez donc dans les archives de Janvier 2018, vous apprendrez ce que cet oued est capable de faire das ses moments de « folie!

Les ravages de l’oued et de la mer. Le pont a disparu et ce qui reste du Casino (archive de l’amicale du Rio Salado)

Puisque notre escale prend fin, et que vous fouillez dans les archives, je vous conseille de pousser plus loin vos investigations et de cliquer sur: archives Avril 2017 et Septembre 2018. Vous aurez un aperçu nostalgique de nos journées à la plage , un 15 août compris.

Et maintenant en route, avant que le « LÉVANTÉ » ne commence à souffler. Miguel et Boumédiene nous attendent sur le Triton pour continuer la découverte de notre côte méditerranéenne jusqu’ à SASSEL, notre prochaine escale. « En bateau!!! Bonne promenade! »

M. ARACIL grand père et Adélaïde ,la tante de Jeanine et Francine CANDELA(archive de l’amicale du Rio Salado)

11 réflexions sur « Promenade en mer. 2ème partie: escale à Turgot Plage. »

  1. Jadette !!
    Quelle merveilleuse promenade à Turgot plage !
    Il était chaud ce sable quand il fallait revenir en sortant de l’eau !
    En attendant la suite, je te remercie encore pour tout ce travail que tu fais pour notre mémoire…bisous

    1. Que de bons souvenirs ,n’est-ce pas Denise! Je ne crois pas avoir retrouvé un sable aussi brûlant!
      Sur le coup de midi, il y avait une vapeur qui semblait s’élever du sable, tant il faisait chaud!
      Et c’ est là qu’il fallait prendre les jambes à son cou pour traverser la plage, ou faire une halte sous un parasol ami. A+ Denise.

  2. On a envie de pleurer à entendre tous ces noms et je me revois à partir avec mon père sur L’HIRONDELLE à la traîne et de bonne heure!!! Et plus tard, le fusil Harpon !!!!
    Le voilier d’Yvon LOZANO était HISPAÑOLA.
    Le glisseur de Léon GOUAULT : ALI BABA.
    La barque rouge et blanche de Raymond LOZANO : LA COQUILLE.
    Et L’ île du Chacal!!!!!!!!! Et les plongeons du « P’tit Quai » et de la « Chaise » et plus haut de la Boule !
    Merci Jadette !!!

    1. Et vous en avez fait des promenades, Vous les LOZANO! Vous avez sillonné la côte dans les deux sens. Mais n’oublie pas Camille que tout ce que je rapporte là, sont pour la plus part des souvenirs de ton oncle YVON. C’est lui qui m’avait fait « revivre » ses sorties en mer, dans le salon du « MAILS » à MONTPELLIER,lorsque Tata Simone nous préparait le café. Nous avons passé de merveilleux moments, Jacques, Chantal, Jean-Louis et moi à l’écouter nous parler de Là-Bas!

  3. Félicitations Jadette pour la qualité de tes narrations qui sont époustouflantes de réalisme ! Encore merci pour tout ce que tu fais si bien. Bisous. Marcel

      1. Bravo Jadette, Superbe! Que de souvenirs! C’est loin tout ça mais ça fait du bien d’en parler et d’y penser.
        Pour les connaisseurs, « Vichy l’Agua » est après Sassel, juste avant les « Iles du chacal« . Après Oued Hallouf, c’est « Punta Cavallo« , « la Citerne » (où il y avait une source), « les plaïcas » , « Punta morena« , « dos de chameau« , etc… Fais-nous plaisir: continue de nous parler de notre jeunesse.
        Je t’embrasse.

        1. C’est sympa André, d’intervenir dans mon article, d’autant plus que les auteurs de ces noms de criques ne sont plus là pour nous en parler. Les noms que tu avances: Punta Cavallo, la Citerne, le Dos de Chameau, me sont inconnus, et Yvon Lozano les ignorait aussi. Je crois, qu’ une fois encore la « rivalité amicale »entre nos deux villages jouait: chacun avait sa propre façon de les désigner, à part quelques points cruciaux : punta Morena, l’ Île du Chacal et le noms des plages, tout le reste dépendait du bon vouloir d’un pêcheur observateur et imaginatif. Il est fort possible que la même crique soit: les Canaretes pour les uns, la Citerne pour les autres. Regarde Sidi Kacem , le sommet ressemble au dos d’un chameau! Pourquoi pas!Qui peut nous le dire maintenant? Mais , qu’ à cela ne tienne André, ce dont je suis sûre, c’est que les BERMUDES même de Turgot resteront malgré tout mes cousins!!! À un de ces jours Primo!

  4. Bonsoir Jadette.
    Tu as si bien décrit tous ces sites qui nous étaient familiers que je n’ai pas grand chose à ajouter. Tu as même dit pourquoi, à cause du Levanté, nous allions plus souvent du côté de Sassel et du Chacal alors que nous limitions nos sorties de l’autre côté, à « Punta Morena« , aux « seccas« , « Hija Puta » et « Japon » très profondes: 80 m, de mémoire
    Par contre, tu parles de Miguel et évidemment des tas de souvenirs resurgissent.
    Il faisait partie de notre quotidien. On ne pouvait pas aller à la Plage sans le croiser.
    Il avait choisi son mode de vie. Pourquoi? Il était très discret à ce sujet. Par contre, contrairement aux apparences, il avait une certaine culture, de la dérision et de l’humour!
    C’est pourquoi, quand, au printemps, nous allions à la plage passer (j’allais dire le W E ?) le samedi et le dimanche avec J.Jacques,Louis,Paul,Robert et les autres, nous nous faisions une joie de l’inviter à se joindre à nous
    Un régal, Ces soirées animées et conviviales, avec les histoires de Miguel, ses expressions…
    Je vous en livre quelques unes qui ont survécu au temps et à l’oubli.
    Par exemple:
    Que hay Miguel ?
    J’ai la tête plein de « pensements » .
    Ou
    Demain, on va pêcher à la « ronsa »…. (lire à la dérive).
    Si tu accroches un hameçon de palangre au rocher, mets une « bolda » pour décrocher.
    Ou encore:
    -Demain, « la mar chafa……plate calmaso.
    Et enfin, cette expression pour annoncer mauvaise mer ou au contraire mer calme:
    Cuando el Cabo gordo pone su goro….
    J’ai oublié la suite.

    Voilà mes souvenirs de Miguel.
    Je ne peux pas conclure sans rappeler sa triste fin que Jean-Louis m’a rapportée .
    Miguel est décédé après l’exode à Mèze (34) pratiquement SDF. Dans sa poche, il y avait l’adresse d’André LOZANO.
    C’est aussi notre histoire, celle de notre village.

    1. Merci René! Tu complètes les promenades en mer, J’ai parlé de Miguel sans le présenter à nos amis.
      Merci de l’avoir fait. Miguel était vraiment une « figure » de Turgot -Plage. La plage lui appartenait, on le voyait circuler d’une plage à l’autre, la casquette vissée sur sa tête, et les cheveux en bataille.
      IL n’avait pas d’ âge, ni de patronyme, il était Miguel de Turgot-Plage.

  5. Quel plaisir Jadette et René de vous lire avec tous les détails et expressions typiques de Rio Salado…..
    Merci d’évoquer tous ces souvenirs. Un vrai bonheur….

    Marie-Paule

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