S.OS 2ème partie (suite)

En Continuant  mes  investigations du côté des vestiaires du stade, en  écoutant  les confidences, les anecdotes des uns et des autres, voilà ce que j’ai appris.                                                                                                                            Savez-vous que, durant les premières années du S.O.S, l’arbitre était nommé par le village qui « recevait ». Bien entendu, ce monsieur était choisi parce qu’il soutenait le club. Rien d’ illégal! C’était la coutume et à charge de revanche!!!! Comme disent les jouteurs sétois. Méméto VIRUEGA m’avait confié que, même si le match se déroulait dans la plus stricte impartialité, lorsque le village invité perdait, il y avait eu forcement « tricherie » de la part de l’ arbitre. Cela va de soit, voyons! Alors les supporters de la dite équipe envahissaient le terrain qui devenait un immense champ de bataille où chacun s’affrontait à coups de poings et jets de pierres. Il parait même que, lors d’un affrontement un peu trop agressif, un des joueurs eut…le nez cassé. Que voulez-vous on ne plaisante pas avec l’honneur du village! Par la suite, le jeu devint plus sérieux. Cependant, on m’a chuchoté que, dans certains clubs, il n’était pas rare, à la mi-temps, d’entendre tambouriner aux panneaux des vestiaires, et une voix de mécène connu, annoncer: « 300frs à chacun de vous si vous nous menez à la victoire». Pas besoin de « dope »: les joueurs peu payés retournaient sur le terrain la « gnac » aux tripes comme dit mon petit fils.

Archive de l’amicale du Rio Salado.

Année 1947: équipe de réserve: TORRES- Claude ESCUDERO- ? – SOLER- ? – ? – TORRES- PASTOR- MAESO- Lolo DAVOS-

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S.O.S les années Sassa ROSELLO. 3ème partie.

Dans les années 50, Sassa ROSELLO, un viticulteur de Rio Salado, prit la présidence du S.O.S.  Plus qu’un président, il fut avant tout un mécène pour le club. Il fit venir dans l’équipe Jean GONZALES du S.C.BEL ABBES. Hubert ZAKINE dans son livre: « La mémoire du football » écrit: « titré au plus haut niveau, Jean GONZALES répond aux sollicitations de Rio Salado. Son Président, M. ROSELLO, fait de lui l’entraîneur  du S.O.Saladéen. Jean GONZALES réalise alors un coup d’éclat unique dans les annales du football oranais: terminer invaincu   en 22 rencontres, (3 nuls, 19 victoires) et accéder en PROMOTION d’ HONNEUR». Ce furent les heures de gloire du club. Je vous communique un entre-filet intéressant venant d’un journal sportif:  «Une hirondelle ne fait pas le printemps mais GONZALES fait les beaux jours du Rio Salado. Parions qu’avant peu, certains regretteront d’avoir laisser partir cet excellent joueur!». Ces joueurs venant de clubs « étrangers » percevaient une mensualité, avaient les frais payés, et, comme les joueurs de l’équipe, recevaient une prime si le Club gagnait le match. Ces primes venaient des mécènes qui suivaient le Club. Je vous donne à lire l’article concernant Jean GONZALES , écrit par Joseph VERDU. (voir l’album ci-dessous)

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SOS : 2ème partie.

2ème partie 1940- 1945 : «  Le match pala   »

Alors que mon petit fils regardait, sans trop d’émotion le match contre je ne sais quel pays (Ah! On me souffle: la FRANCE  contre le DANEMARK), je le trouvais déçu, ennuyé.                                                                                                              -Qu’est ce qu’il t’arrive?                                                                                                            -Bof! Aucun intérêt ce match!»                                                                                              -Ah! c’est peut-être un match pala?                                                                                  -Un match pala? Qu’est ce que ça veut dire?                                                                  -Ecoute! J’ai retrouvé une anecdote assez plaisante qui te l’expliquera. Elle me fut racontée par Eugène SALAS, un bélabésien ayant eu le bon goût d’épouser une saladéenne, Andrée POVEDA. Cette anecdote nous dévoile certaines »pratiques »de ce sport. Eugène faisait partie de l’ équipe de foot de SIDI BEL ABBES  (le S.C.B.A). Cette équipe comptait des joueurs bélabésiens, plus un corse et un instituteur breton! tous deux récemment arrivés de la Métropole. Le S.C.B.A était assuré d’être champion d’ORANIE. Ce jour là, il disputait un match contre une petite équipe qui attendait fébrilement la victoire pour ne pas avoir l’affront d’être rétrogradée. Pendant que les joueurs du S.C.B.A se préparaient, un mot d’ordre circula dans le vestiaire: «-Aujourd’hui, on fait PALA». Bien sûr les joueurs bélabésiens savaient d’emblée ce que « PALA » voulait dire. Les dirigeants des deux clubs s’étaient mis d’accord: on laisserait la jeune équipe gagner. Ce qui lui permettait de conserver sa place en 2ème Division.  Mais Voilà! Ils avaient oublié nos deux jeunes recrues fraîchement débarquées! La consignes circulait, on la chuchotait de bouche à oreille: «-On fait pala! on fait pala!». On se regardait d’un air entendu. Le match débuta très calmement. Seuls nos deux joueurs s’en donnaient à cœur joie. Fous de joie, ils marquèrent 2 buts. Mais enfin! C’est un match PALA!!!! A la mi-temps, on leur répéta un peu vertement : « Hé! C’est un match Pala! Qu’est ce que vous faites?».  «Attendez ! Ça veut dire quoi un MATCH PALA???».  Alors, plus posément, on leur expliqua: «-C’est un match combine!».  La seconde partie du jeu se passa dans les normes. La jeune équipe gagna le match par 3 buts à 2. Eugène m’avoua que ce fut un des rares matchs où il transpira si peu: Hé! oui! c’était un match PALA!!!  J’ai essayé de savoir auprès des experts en la matière ce que ce mot voulait dire, je n’ai obtenu que des réponses assez évasives: «On disait comme ça!», «C’est un match combine». Ou encore : «L’origine du mot doit encore venir de nos grands parents espagnols».  Bref! la définition ne me satisfaisant pas, j’allais rechercher dans notre vieux « diccionnario DELGADO de 1948 » ce que PALA signifie. PALA veut dire PELLE, mais au sens figuré, employé famillièrement , voilà ce que j’ai lu:   «Meter la pala: tromper astucieusement » ou « Meter  média pala: donner un coup de main». Donc, nos grands-parents employaient l’expression à bon escient. Et voilà, mon grand, ce que  match pala veut dire. Donner un coup de main …».            Ah! une petite mise au point le match France-Danemark n’était pas un match pala , c’était tout simplement …et bien je n’en sais rien. Faudrait demander aux experts pourquoi ce match fut si ennuyeux!

Maillots du SOS à travers les âges.

(archive de l’amicale du Rio Salado).
(archive de l’amicale du Rio Salado).
(archive de l’amicale du Rio Salado).
(archive de l’amicale du Rio Salado).
(archive de l’amicale du Rio Salado).

 

 

Le foot à Rio : le S.O.S . 1ère partie 1934-1940.

 

Archive de l’amicale du Rio Salado.

Comme la terre entière ne parle que de FOOT, pourquoi ne pas faire un « petit » tour du côté de notre « petit » village, pour voir ou revoir nos « petits » matchs de foot. Cela  nous rajeunira de quelques années peut-être. Que dis-je? De plusieurs années même, il me semble! Mais qu’importe! Le but de mes recherches n’est pas là. Il est  dans le plaisir de revoir  RIO SALADO vivant au rythme de nos matchs. N’oubliez pas que « le football fut le sport-roi chez nous! ». J’ai donc « plongé » dans nos archives, très fournies par ailleurs, et j’ai retrouvé anecdotes, photos, commentaires, articles de journaux qui, je l’espère, vous transporteront le temps d’une lecture vers notre village d ALGERIE.

Le premier article est de Gislène PARRES-CUENCA. Elle nous parle de son oncle, Robert PUYGDONGOLAS. « PITINGOLA » comme l’appelait notre amie à nous tous, fervente supporter du S.O.S : Cécile RODRIGUEZ.                         «Robert PUYGDONGOLAS est né le 8 août 1917 à RIO SALADO. En 1937, à 20 ans, avec quelques copains, ils créèrent le CLUB de FOOT du village. La municipalité d’alors, dont l’adjoint au maire était M. SEMPÉRÉ, leur attribua un terrain vague près du cimetière. Tonton Robert paya 4 ouvriers pour défricher et nettoyer ce qui allait devenir le STADE de FOOT de RIO SALADO. Joseph ARACIL, du quartier de la « HIGUERA »,  construisit et monta les cages des buts. Félipé CONTRERAS, « Pépé » pour les amis, et son frère Sébastino l’aidèrent à tracer les limites du terrain. Le sigle « S.O.S, SPORT OLYMPIQUE SALADÉEN » fut proposé par mon oncle Robert en référence au club de MONTPELLIER de l’époque le S.O.M. Et, pour mémoriser le nom de leur nouveau club, ils criaient: «Sauvez-nous! Ô secours! Sauvez-nous!». Le premier Président du club fut: Venturica ESCUDERO, le second Louis AMAT (électricien de son état). Le tout premier match s’est déroulé à Oran dans le quartier de Gambetta. Le S.O.S a gagné par 2 buts à 1. A partir de ce moment, le S.O.S a remporté 19 matchs d’affilée. Ils étaient « CHAMPIONS de DISTRICT. » Le niveau suivant étant : « PROMOTION d’HONNEUR ». Les joueurs d’alors, se nommaient:

Archive de l’amicale du Rio Salado

GIL, BOUZIANE, CHIR, Alfred CLÉMENT, Jean DESOLA, L. SAHEL, L. ARACIL, BELTRAN, SAÏD, MADANI, GARCIA, M. CANDELA, Néné RODRIGUEZ,CHOURAC,  Robert PUYGDONGOLAS.

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Un enfant du village: Louis CARBONEL

Archive de l’amicale du Rio salado.

L’article que je vous présente vient des archives de l’AMICALE. Rien à voir avec le GIRO, je vous l’accorde, cet article concerne tout simplement le CHAMPIONNAT de COUREURS CYCLISTES AMATEURS de FRANCE-TOULOUSE de 1950. C’est un nommé CARBONEL qui est à l’ honneur. Ce nom ne vous dit probablement rien, vous n’êtes pas de sa génération. Pourtant Louis CARBONEL est un enfant de Rio. Il est né en 1929, a fréquenté l’école communale en compagnie de Louis DETORRES, Roger CONTRERAS, Robert SEROIN, Paul QUILES, Henri LAMBERT et bien d’ autres.

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ESCALE à QUAI 2018

Photo Jadette SALVA.

Notre « ouedmaster » a présenté « ESCALE en MER », mais l’animation n’était pas que sur l’eau. Les quais étaient très animés. Vous pouviez voir « ESCALE en SCÈNE », « ESCALE MUSIQUE » et même « ESCALE ASSIETTE » comme nous le proposaient les différents programmes de MIDI LIBRE ou de la GAZETTE de SETE. Moi, je vous invite à faire une autre visite:

« L’ ESCALE à QUAI  « 

Photo Jadette SALVA.

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Mme Odette BOUR : une vie au service des autres.

Puisque le  8 mars 2018,  nous avons fêté « La FEMME« , j’ai voulu « aller dans notre village » voir de plus près quel était le rôle des femmes chez nous.  Pas la peine de se creuser la cervelle, nos mères et nos grands-mères n’avaient qu’un seul objectif: la famille. Elles étaient dévouées et formidables, vivant dans l’ombre du mari, leur donnant un coup de main, parfois même un sérieux coup de main… Je dis des bêtises? Peut-être, mais je vous parle des femmes des années 50! Cependant j’avais un doute. Un village vit avec l’aide de tous et de toutes. Dans les années 59-60,  la femme a certainement évolué. Alors j’ai continué mes recherches dans les archives de l’AMICALE, essayant de voir qui sortait de « l’ombre » et j’ai trouvé le nom d’une DAME qui revenait souvent. Une DAME ayant laissé son empreinte dans le village: Odette BOUR.

Archive de l’amicale du Rio Salado.

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Jules Herménégilde SEROIN

Jules Herménégilde SEROIN. (archive famille SEROIN)

Lors d’une conversation avec Jean Pierre SEROIN au sujet du cimetière de RIO SALADO, je lui demandai qui était Jules Herménégilde SEROIN, né le 21 décembre 1879, dont j’avais vu le nom sur le caveau familial. Jean Pierre me raconta que Jules était le plus jeune d’une fratrie de 4 enfants : Anthelme (grand-père de Jean-Pierre), Francisque et Maria (voir album ci-dessous) et qu’il avait eu une vie peu ordinaire. Alors que Jules poursuivait ses études,  Anthelme fut désigné par le sort pour accomplir son service militaire en ALGÉRIE. Durant sa période militaire, Anthelme renoua avec une de ses tantes Henriette GARNIER installée à  RIO SALADO. Son service accompli, le jeune garçon renonça à retourner à AMBERIEU en BUGEY, préférant se « poser » à son tour dans ce village en formation. En France, son jeune frère Jules passait brillamment ses examens.

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Carnaval à Rio.

CARNAVAL est là, il sera célébré un peu partout dans le monde, alors je vous emmène au CARNAVAL de RIO. Ne vous affolez pas, c’est de notre carnaval dont il s’agit, un simple retour-arrière, histoire de vous faire connaître ou faire redécouvrir le carnaval à RIO SALADO.

Savez-vous que le premier bal de carnaval  fut donné le 22 février 1881? Le village était encore très « jeune ». Il fallut donc lancer une souscription pour organiser un VÉGLIONE, un bal costumé. Une parenthèse dans la vie si rude que menaient nos ancêtres. Un document trouvé dans les archives de l’Amicale, le confirme.

Souscription du 19 février 1881 Archive de l’amicale du Rio Salado.
Souscription du 19 février 1881 Archive de l’amicale du Rio Salado.

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