Et si oubliant tous nos soucis, nous repartions faire l’école buissonnière? Ce serait une bonne idée, n’est-pas? Nous en avons besoin! Allez! Au diable nos ennuis. Retrouvons notre âme d’ enfant! Préparez-vous, je vous emmène vous replonger, pour quelques instants, dans les années insouciantes de notre jeunesse. Suivez-moi, nous allons explorer une autre partie de notre boulevard.
Chers Amis Quelle surprise ce matin!! Sur le mur de clôture du jardin, je vois un animal qui se promène tranquillement. En m’approchant, je reconnais un petit pangolin. Si en brousse j’en ai vu souvent, ici en ville, c’est la première fois . Il n’a pas l’air farouche. Au lieu de fuir, il descend le long d’un bougainvillier et, sans tenir compte de ma présence, il traverse la pelouse pour se diriger dans une haie sous des bananiers. Je vous le fais découvrir. Certains de mes amis Ivoiriens le mangent bien que ce soit une espèce protégée. Je me demande si dans nos gaspachos, il pourrait relever le goût avec nos viandes traditionnelles. Je peux le rapporter pour les prochains. Bien amicalement René Abidjan
Le pangolin, fourmilier d’Afrique et d’Asie du Sud-Est est proche du tatou. Ses écailles font l’objet d’un intense trafic. C’est un animal insectivore qui se nourrit de termites et de fourmis qui restent collées à sa langue. Sa vue est minable, mais son odorat est très développé. Le pangolin est un solitaire qui ne rencontre la femelle que pour la reproduction. Après l’accouplement, la femelle ne donne naissance qu’à un seul petit qui s’accroche sur le dos de sa mère. Les écailles des petits n’apparaîtront que quelques jours après la naissance.
Pour la première fois cette année, nous avons eu l’occasion de nous retrouver au Village de vacances Azureva au CAP d’Agde, les 13 et 14 octobre 2018 avec l’Amicale des Témouchentois. Etant moi-même organisatrice de ce week-end avec Bernard LIVERATO, j’ai proposé cette rencontre, cette année, compte tenu qu’il n’y avait pas de rassemblement pour Rio et c’était pour nous tous l’occasion de partager des moments d’amitié.
L’arrivée des participants. S. et R. GRAS, R. MIRALLES (Photo A. Gonzales)
Samedi, après le repas, le petit train nous a conduits au port du Cap d’Agde pour une promenade nautique avec une visite commentée du port du Cap d’Agde.
Départ du petit train pour le port du Cap d’Agde (Photo R. Miralles)
J. SALVA S. et R. GRAS, A. PALOMO et son épouse
(Photo R. Miralles)
Malgré une météo menaçante, en bateau avec « les coches d’eau », nous avons eu le privilège de découvrir l’historique du Port du Cap d’Agde. Ce port (4 000 bateaux), créé sous Pompidou, a été creusé dans le sable par pompage à une profondeur de 5 m. On a pu longer la presqu’île des marinas, l’île des loisirs avec le luna park, le centre nautique, l’île des Pêcheurs, laCapitainerie et la presqu’île St. Martin
La balade nautique R. GRAS, J. SALVA et V. MONTERO (Photo A. Gonzales) Le port du Cap d’Agde (Photo A. Gonzales) V. MONTERO A. CLEMENT (Photo A. Gonzales) Mme et M. G. CANOVAS (Photo A. Gonzales)
Ensuite tout le monde s’est retrouvé à l’apéritif, dans une ambiance toujours très conviviale.
Ch. et J.L. LOZANO D. CATALAN, M. BAETSCHER, Ch. LOZANO
(Photo R. Miralles)
A. PALOMO – Y. ANDREO – J. SALVA (Photo R. Miralles)
Puis le dîner dansant , animé par un excellent orchestre, nous a permis de passer une très belle soirée festive, particulièrement réussie, où même nos aînés, infatigables, étaient encore sur la piste les derniers…
La soirée dansante. V. MONTERO – D. CATALAN – MP MIRALLES (Photo A. (Photo A. Gonzales)
Enfin pour terminer, le dimanche au déjeuner, nous étions encore nombreux, dans la bonne humeur. Le week-end s’est achevé dans l’après-midi, tous ravis d’avoir pu vivre des moments agréables entre amis de « là-bas ». Rendez-vous est pris pour l’an prochain…
Une belle tablée le dimanche (Photo A. Gonzales)Rencontre de deux présidents : Bernard LIVERATO et Ernest REYNE (photo A. Gonzales=
Salut! Vous tous! Prêts pour un bain de jouvence ? Prêts à reprendre notre promenade boulevard national? Nous descendrons cette fois-ci jusqu’àla villa JOUVE-CARREGA.Labalade promet d’être longue et riche en événements. Suivez-moi pour cette troisième remontée dans le temps. Laissez-vous porter par mes souvenirs, mes trouvailles, les anecdotesrécoltées un peu partout et n’hésitez pas à y ajouter votre grain de sel. Il ne fera qu’agrémenternotre promenade et notre village s’en portera mieux.
Nous nous étions arrêtés, lors de notre précédente balade, devant le Crédit Foncier. En face, del’autre côté du boulevard, la rue ombragée, dont le nom m’échappe, nous mène tout droitchez Jean LLORENS. Saviez-vous que dans cette petite rue se trouvait un lavoir-abreuvoir ? Les mules au retour des labours et les troupeaux revenant des pâturages s’y abreuvaient. C’est notre mémoire saladéenne Yvon LOZANO qui m’a rapporté les faits. Mais revenons rue du cimetière, à l’angle de la banque. Tournons à gauche. Je vous propose de faire une petite virée jusqu’au jardin JACOBIN, un jardin à ne manquer sous aucun prétexte. Le trajet est un peu long, mais vous verrez, il est très agréable à faire. Allez! Nous y allons! Vous êtes ici, devant la maison de la famille MIRALLES arrivée à RIO en 1945, quand monsieur MIRALLES fut nommé au syndicat agricole. Dès lors, Jean-Claude, René et Marie Paule rejoignirent les rangs de l’école communale. Le hangar de la cour servait d’ entrepôt pour les sacs d’ engrais du syndicat, mais surtout de terrain de jeu pour les parties de cache-cache de Marie-Paule et de ses amis : André BLASCO et Bernard COSTAGLIOLA. En face de la maison MIRALLES, la grande cour de la maison de Charles et Malvina CARREGA, les parents de François et Michel. Le jardin qui longeait le trottoir avait un magnifique rosier qui croulait sous les roses blanches se déversant sur le trottoir, trop tentantes pour le quidam qui passait par là! Dans cette grande cour, il y avait des appartements: celui de Pascal AUSNER qui devint ensuite celui de monsieur BLASCO, un des comptables de la famille CARREGA, puis l’atelier et le domicile d’AntoineCUCUFA le plombier du village. Dans cette cour, François et Michel passeront leurs jeudis à jouer avec Louis, le fils de M. BLASCO, sous l’œil attentif de Paulette CUCUFA, la sœur d’Antoine. Et mes souvenirs affluent, et ma
Pour terminer notre périple dans l’histoire des raisins de Rio, et les repas cordiaux de fin de vendanges. J’ai trouvé dans les archives de l’amicale, « la grande aventure de la vigne…. »de Robert WARNERY. Il nous entraîne sur les traces de FISTON, son père, pour nous faire remonter le temps en nous parlant de ces vendanges qui ont tant compté dans le village.
«La GRANDE AVENTURE de la VIGNE……..» Robert WARNERY Ce métier de la vigne, ne se fait pas sans une immense passion de la terre et une résistance à l’échec à toute épreuve. Le temps, le soleil et les soucis du lendemain incertain, burinèrent le visage de nos pères et tannèrent leurs peaux, rude écorce peu sensible aux éléments. Ils avaient la vie chevillée à l’âme par ce combat de tous les jours pour une existence qui n’ avait pas toujours été tendre avec eux. Mon père était de cette trempe. Les techniques d’exploitation plus aisées que par le passé, n’enlevaient rien à l’ardeur et à la ténacité qu’il employait pour continuer l’œuvre d’Eugène WARNERY, mon grand père, cet ingénieur diplômé de l’ école d’ agriculture de Montpellier. Les pépinières RITCHER approvisionnaient mon père en jeunes plants plus résistants qui lui permettaient de renouveler certaines parcelles. «La culture de la vigne, me disait FISTON, est un travail de tous les jours. Les jeunes plants demandent une surveillance de presque tous les instants, afin de mener à bien sa maturité.»
Et là, arrivait le cortège de traitements des maladies habituelles qui s’égrenaient tout au long de l’ année : l’OÏDIUM, le MILDIOU, les ALTISES…. Plus d’une fois, je le vis consulter le sacro-saint et mythique calendrier » le ZARAGOZANO » qui lui donnait la météo sur un an! (enfoncés les prévisionnistes les plus performants de Météo-France sur une semaine !!) Puis arrivaient les vendanges, et il disparaissait, perdu dans l’organisation de la composition de coupeurs et porteurs. Les camions récupérés sur les stocks laissés par l’armée américaine, faisait son affaire. Il y avait là, des véhicules pouvant circuler sur tous les terrains et par tous les temps.
Et les vendanges commençaient fiévreusement dans des odeurs de grappes mûres qui embaumaient l’atmosphère des vendanges. Mon père se passionnait dans la recherche des techniques de fabrication d’un vin qu’il appelait « vin médecin ». Ce vin médecin apportait un complément à certains vins dépourvus de » corps ». J’aimais par dessus tout déambuler dans la cave, assourdi par le bruit des pressoirs entraînés par l’enchevêtrement des courroies qui, toute la journée, sans interruption tournaient, tournaient….. Et au-dessus de ce charivari, je m’imprégnais de l’odeur des grappes pesées, et des marcs qui parfumaient la cave.
Et 1963 est arrivé…..
Le colon contemple pour la dernière fois le domaine viticole qui préserve au plus profond de ses ceps de vigne, ses meilleurs souvenirs d’hommes heureux, de luttes contre les fatalités de la maladie et autres formes de fléaux contre lesquels il n’avait jamais baissé les bras afin de préserver son patrimoine. Le soleil se lève doucement pour faire encore une fois de cet endroit où il est né : « un des endroits des plus beaux matins du monde». Il va sur ses 50 ans d’une vie laborieuse vouée à sa terre, à sa famille, à ses parents, à ses amis, à la vie associative de son village…….il laisse derrière lui le cimetière où reposaient trois générations de ses pères. Il ne reste dans les rues de son village que quelques vieux pour se rappeler encore son nom. Le vent qui se lève ne mettra pas longtemps à effacer sa trace dans le sable des dunes proches.
« IL EST LÀ POUR QUELQUES INSTANTS ENCORE, ET BIENTÔT POUR PLUS JAMAIS! » Robert WARNERY