Le marché de San Josep à Barcelone.

Au cours d’un périple court mais intense en pays catalan, un groupe de visiteurs consommateurs (donc connaisseurs) de notre amicale explore la capitale. Le marché de San Josep attire naturellement son attention.

Le reportage photographique de Jadette SALVA et Henriette ARACI ci-dessous montre bien combien ce lieu est … appétissant.

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Le glisseur de M. ROBERT

Jean-Paul AMAT nous releta un souvenir émouvant :

« Pour petite anecdocte !!
Il y a quelques petites années, habitué à passer l’été dans un lieu de villégiature espagnol en l’occurence : Llansa !! mon plaisir , outre la chasse sous marine (virus attrapé à Turgot plage , en jalousant lesquelques chasseurs arborant leurs méros à l’heure du bain) était de rencontrer quelques rio saladéens, dont notre instit. monsieur ROBERT !!
Très fier de pouvoir me faire reconnaître, et lui témoigner une immense gratitude car , instit peut être , mais surtout véritable maitre !! je me permis de lui faire une petite remarque sur son glisseur (comme on disait là-bas) ou plutôt sur son moteur hors-bord Evinrude, véritable pièce de musée, devant être très gourmand en essence !!
La repartie fut gentille mais cinglante :
– Ce moteur vient de Turgot et il me suivra jusqu’au bout !!!
Oui, monsieur Robert , votre nostalgie était intacte !!

De grands messieurs et dames nos enseignants!!!
Bien à tous. »

La fameuse coupe de cheveux dite de « Ramonico « 

François CARREGA se souvient :
…. la fameuse coupe de cheveux dite de « Ramonico « …

Rio_Carrega_coupe
Photo F. CARREGA

photo datant de 1957 , François CARREGA et son frère Michel
dans la grande cour Carrega , rue du cimetiere ou albert 1er ,
en arriere plan la maison de mon copain Louis Blasco …
« Et voilà pourquoi Ramonico le coiffeur était la terreur des enfants de Rio quand il arrivait tout à coup dans une maison avec sa mallette et qu’il commencait , aprés nous avoir installés sur une chaise rehaussée , à danser autour de nous en faisant « clic clic clic » avec ses ciseaux et que la nuque nous piquait ensuite à cause du feu du rasoir , rasoir avec lequel Ramonico nous impressionnait quand il l’affutait en le frottant sur le cuir avant de s’en servir … »

Beurré des 2 côtés

Amar Chourac raconte :une ch’tite de chez nous
Après avoir fait la tournée des bistrots du boulevard aller et retour en passant par Mico, Macia et Vargas, Boratcho rentre au bar chez Davos .- Emile, sers moi une anisette ! !
– Ecoute ,tu es deja « beurré des 2 côtés », je te sers une dernière.
– J’ suis pas beurré !
– Ah non! T’arrives même pas à choper le verre …T’en vois deux.
– Non ! J’en vois pas deux…Tiens, regarde le chat qui rentre par la porte, je lui vois deux yeux…pas plus.
– Ah! oui? répond Emile…seulement le chat, il ne rentre pas…il sort ! ! !

Vous venez de quel coin ?

Jean-Louis LOZANO raconte :
Histoire vécue le 04/07/2008 par Y Andréo, JL Lozano, et J Salva.
Mur des Disparus : Rio Salado ….. « Très grande Ville »
Préambule
Comme cela a été relaté, sur notre site, à la rubrique Carnet du jour par notre dévoué et ambitieux responsable du site Inter net, Joseph Plaza, nous nous sommes rendus avec Y Andréo et Jacques Salva à Perpignan le 04/07/20008/ au premier dépôt de gerbe. Je ne reviendrai pas sur le déroulement de cette magnifique commémoration anniversaire si ce n’est pour :
*Dire à nouveau la profonde émotion que nous avons ressentie, au cours de cette belle manifestation empreinte d’une ferveur exceptionnelle, et au cours de laquelle nous avons eu droit à des discours qui ont réchauffé nos cœurs.
* rappeler l’obligation pour tout pied noir, descendant ou sympathisant de s’arrêter quelques instants quand il traversera Perpignan, pour honorer la mémoire de nos disparus, et témoigner notre gratitude aux initiateurs de cette œuvre exceptionnelle qui marquera à jamais les temps futurs.. 
Sur place nous y avons retrouvé Marie Christine Escudéro (née Amat).

Histoire vécue.
Arrivés en voiture vers 8 h 30 je me gare au parking proche du tribunal de grande instance et nous voila partis en direction du « mur ». En cours de route, alors que nous remontions une ruelle très commerçante, occupée essentiellement par les nombreux boutiquiers préparant leur ouverture matinale, je souhaite demander confirmation de notre itinéraire.
Il y a bien une vingtaine de commerçants dans la rue. Je ne sais pas pourquoi je m’adresse finalement à un homme assis devant son établissement lisant son journal.
Jll : Pardon Mr , la rue «  Deroja » est- ce bien dans cette direction ?
X : Ah !C’est pour la manifestation des rapatriés et bien oui, continuez tout doit et 1ère à gauche !
Jll : Merci monsieur. 
Puis, j’accélère le pas pour rattraper mes 2 artistes qui s’étaient avancés. 
Aussitôt j’entends, dans mon dos quelqu’un qui hèle une personne mais je n’y prête aucune attention . Mais la voix s’élève :
« Hé! Monsieur, vous venez de quel coin ? »
Je me retourne et constate que l’interlocuteur s’adresse à moi et donc je reviens vers lui .
JLL : Excusez-moi, je ne savais pas que vous me parliez !
X : D’ou venez-vous?
JLL : de l’Oranie.
X : Oui mais d’où ?
JLL : D’un petit village !
X : Oui mais d’où plus précisémént ?
JLL : D’un petit Village situé à 60km d’Oran
X : Oui mais lequel
?
JLL : Rio Salado.
X : Mais vous êtes fous ? Rio salado, un petit village ? Vous n’y connaissez rien !,Rio est une grande ville !
JLL stupéfait : Vous connaissez l’Oranie ? Vous n’avez pas l’air d’être Pied Noir!
X : Effectivement, je suis breton mais je connais RIO !
JLL : Vous plaisantez ? Avez-vous fait vote service militaire dans la région ?
X : Non pas du tout.
JLL : Expliquez vous ,je ne vous suis plus.
X : Mais Monsieur, je suis « allié » à un ancien maire de Rio -Salado.
JLL : Quel est ce maire ( sous entendu « petit plaisantin »).
X : Le maire en question est Mr Gontrand Poutingon !
Devant mon étonnement, il m’explique qu’il est marié à la fille de Rose Blanche Poutingon.

X : Est-ce que vous la connaissez ?
JL : L Bien sur, Rose Blanche, la soeur de notre regretté LEON.
Nous avons discuté 5 minutes puis nous sommes repartis aussitôt pour participer à notre manifestation.

Au retour nous nous sommes arrêtés chez notre concitoyen d’honneur, qui s’appelle Patrice BUREL, un vrai « patos » de Bretagne, fort sympathique et nous avons acheté du café en sachet

NB : Avis à ceux qui iront se recueillir sur notre monument : Patrice BUREL est un torréfacteur de grande qualité installé au 22/24 rue des Augustins soit à quelque 200 mètres du Mur des disparus.