CARNAVAL est là, il sera célébré un peu partout dans le monde, alors je vous emmène au CARNAVAL de RIO. Ne vous affolez pas, c’est de notre carnaval dont il s’agit, un simple retour-arrière, histoire de vous faire connaître ou faire redécouvrir le carnaval à RIO SALADO.
Savez-vous que le premier bal de carnaval fut donné le 22 février 1881? Le village était encore très « jeune ». Il fallut donc lancer une souscription pour organiser un VÉGLIONE, un bal costumé. Une parenthèse dans la vie si rude que menaient nos ancêtres. Un document trouvé dans les archives de l’Amicale, le confirme.
Souscription du 19 février 1881 Archive de l’amicale du Rio Salado.Souscription du 19 février 1881 Archive de l’amicale du Rio Salado.
Les fêtes de fin d’année approchent à grandes enjambées. Notre ville de SETE se pare de guirlandes. Les devantures des magasins brillent de mille feux. De toutes parts, on s’agite, on s’anime, on se prépare à cette fête familiale qui réunira grands et petits autour des mamies, papys, oncles et tante…Et, voilà! c’est à notre tour maintenant d’être….. « en bout de table ».
Où sont nos Noëls d’antan!!! Nostalgie? Non, simple retour arrière. Un genre de pèlerinage dans ce monde qui fut le nôtre quand nous avions l’âge de nos petits enfants.
Alors, je retourne à nos archives, essayant de glaner ça et là, anecdotes, photos, articles qui remettront en mémoire nos Noëls d’autrefois donnant vie pendant ce laps de temps, à toutes ces fêtes qui firent vibrer notre village.
La « pêche » fut bonne! Me voilà dans les années 45 ou 46, lorsque le CASINO , le cinéma de Mr. ROCHER, se transformait en salle de fêtes. Les écoles, sous la houlette de nos enseignants, donnaient un spectacle en cette fin d’année. Madame CRESPO, institutrice du CE1 ou CE2 présentait les Contes de Perrault qui réunissaient des élèves de toutes les classes : sur scène :
Nicole CARDONA, Danielle BENHAMOU, Clémence POUYAU, Renée QUILES, Josette SEMPERÉ, Jadette VALERO, Jean LOUIS LOZANO, Louis CHORRO.
Archive de l’amicale du Rio Salado.Archive de l’amicale du Rio Salado.
Pendant de longues années, le cimetière de Rio Salado a été épargné, mais plus récemment, suite à l’effondrement du mur d’enceinte et en l’absence de gardien, il a été en grande partie vandalisé.
Le C.S.C.O (Collectif de Sauvegarde des Cimetières d’Oranie », présidé par le docteur Jean-Jacques LION et partiellement subventionné par le Conseil Régional de PACA, a pris en charge la remise en état et la préservation des cimetières d’Oranie les plus dégradés, dont celui de Rio Salado.
De nombreuses rencontres et discussions avec les autorités locales ont été nécessaires pour aboutir à un consensus sur les besoins les plus urgents.
Alertée par notre amie Michelle CHORRO, vice-présidente du CSCO, notre amicale a lancé, auprès de ses adhérents saladéens, une souscription visant à soutenir financièrement l’action du CSCO. Les sommes ainsi recueillies par notre trésorier ont été retenues sur un compte spécial jusqu’à la certitude que les travaux nécessaires, à commencer par la réfection du mur d’enceinte, seraient effectivement engagés.
Après l’ « appel du pied » de certains d’entre nous, le site décide d’ouvrir une nouvelle « rubrique-catégorie » qu’on retrouve en bas et à droite de cette page. Il suffit de cliquer dessus pour revoir tous les articles qui concernent ce sujet.
Ce jour, c’est Daniel LONG qui s’ « y colle » :
« Bonjour à tous, Je viens faire appel à la mémoire collective des Saladéens. La vôtre et celle de vos ancêtres grâce aux récits qu’ils ont dû vous transmettre et que vous avez sûrement conservés minutieusement. Je m’appelle Danielle Rodriguez, fille de Thomas dit « Néné », nièce de Cécile Rodriguez. Passionnée de généalogie depuis des décennies, j’essaie d’ « habiller » mes ancêtres. Je recherche des renseignements sur mon arrière -arrière-grand-père TIRADO Francisco. Pourquoi une rue du village a-t-elle porté son nom? Pour quelles familles a-t-i l travaillé? Et suprême cadeau, c’est bientôt Noël, on peut rêver, quelqu’un aurait-t-il une photographie de cet homme que je n’ai pas connu mais pour qui j’ai une tendresse toute particulière? Merci d’avoir pris le temps de lire mon message.
Le 11 novembre est une date anniversaire que nous avons célébrée de nombreuses fois dans nos trois villages, RIO, TURGOT, ER RAHEL .
Monument aux Morts de Rio Salado.
En 1925, le maire Joseph MILHE POUTINGON fit cette allocution:
« Sur l’une de ses places, en face de la mairie, se dresse le MONUMENT aux MORTS, élevé à la mémoire des enfants de RIO SALADO morts pour la PATRIE. Ce monument glorifie magnifiquement en lettres d’or nos Grands Morts. Les noms sont inscrits au hasard, sans distinction de grade ni de race, ni de religion, tous unis dans la même gloire. L’inauguration de ce monument, a eu lieu le 9 DECEMBRE 1923 , sous la présidence de M. le Préfet d’ ORAN et de M. le Général Commandant de Division. Elle s’est déroulée dans une manifestation à la fois simple et grandiose, dont les Saladéens conserveront longtemps le souvenir. Rio Salado. 1925 ».
Dans la Rubrique « QUI POURRAIT ME DIRE? ».
A quelle date et comment la population et la municipalité du village ont accueilli L’EAU DE BENI BADEL?
J’en ai quelques souvenirs assez flous que je ne livrerai pas dans l’immédiat de crainte que Jadette « dégaine » de ses archives des preuves écrites qui me feraient penser que je perds la mémoire.
Je vous rappelle que l’usine qui fabriquait les tuyaux (avec du sable de la plage) était à Laferrière.
René Cardona.
En ce mois, où depuis quelques temps, le cimetière de RIO est de toutes les conversations dans notre milieu « Amicalien », j’ai recherché dans les archives de l’ Amicale qui pouvait nous parler de notre cimetière. Et j’ ai retrouvé le bulletin paroissial de l’ Abbé PLENIER » Le SEL » de novembre 1956.En voici un extrait:
«Dans nos cimetières chrétiens d’ ALGERIE, le soir de la TOUSSAINT on pourrait placarder l’invitation suivante:
«LES MORTS AUJOURD’HUI REÇOIVENT LES VIVANTS»
Réception qui n’ est pas sans apparat, sans grandeur. Dans notre petit cimetière de RIO SALADO, toujours soigné avec amour, fignolé, beau, c’est une profusion de chrysanthèmes. Les tombes les plus abandonnées d’ordinaire ont pris un air de fête, et les saladéens en foule viennent honorer leurs morts, aujourd’hui leurs hôtes.
Les honorer? Leur faire honneur? il faudrait s’entendre!
Pour la tombe de RACINE, on avait demandé à BOILEAU de composer l’épitaphe:
« Quelque grande idée que nous puissions avoir sur sa réputation, passant, souviens-toi qu’il te demande non des éloges, mais des prières et des sacrifices. »
Votre curé J. PLENIER
Document Henriette JACOBIN. Archive de l’amicale du Rio Salado.
Mais pas n’importe lequel, celui du cimetière de RIO SALADO.
La demande de construction du cimetière date de 1859. Le 6 février 1898, le conseil municipal de la commune de RIO SALADO se réunit dans la salle de la mairie en présence du maire Henri LAGNEAU. objet de la déliberation : construction du mur du cimetière.
Situation du cimetière sur le plan de Rio Salado. Archive de l’amicale.
Mon mari et moi-même rentrons d’une semaine en Algérie au cours de laquelle nous avons passé une journée à El Malah sur les traces de ma famille maternelle (pour mémoire, ma grand-mère, Madame Irène Sanchez, tenait un bureau de tabac-librairie-papeterie sur le Boulevard National).
Grâce à Jadette Valéro-Salva, directrice d’école à El Malah après l’Indépendance, nous avons été mis en contact avec Fatima Benaoumer, une de ses anciennes élèves. Celle-ci m’ayant conseillé de m’adresser à l’APC (mairie) afin de pouvoir visiter le cimetière, c’est ce que nous avons fait sitôt arrivés.
La chance a voulu que je tombe sur la « bonne personne », Monsieur Benamar à l’accueil de la mairie qui m’a demandé de le rappeler dans l’après-midi le temps de préparer notre visite. Après un excellent déjeuner chez Fatima et son fils Yacine, professeur d’EPS à Er Rahel, nous avons retrouvé Monsieur Benamar qui nous a conduits au siège de la sûreté du Daira (commissariat de police, ex Villa Lozano ? – à vérifier).
Là, on nous a pris nos passeports, dûment recopiés, et posé des questions sur nos ascendants. Ensuite, Monsieur Benamar nous a conduits chez le gardien du cimetière, M. Ahmed Bouamra, détenteur de la clé. En arrivant sur place, ce dernier m’a expliqué qu’un chantier de réhabilitation avait été initié en 2015 dont sa fille Amina était responsable.
De droite à gauche Mme Benaoumer, M. Benamar, M. Bouamra et moi
Les vacances à la plage étaient belles et bien finies. Les cabanons fermés, il fallait maintenant mettre les bateaux au sec, les rentrer pour l’hiver. Quelques uns restaient dans un garage à la plage, les autres étaient transportés au village, sur le plateau d’un camion de vendanges, et remisés dans un coin d’une cave ou au fond d’ un hangar.
Mais pour l’heure, ils étaient là, se balançant dans la baie attendant le bon vouloir de leur propriétaire.
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